Braillards, ces Français


16 commentaires sur cet article.

Rédigé par Olivier M. le 10-11-2010

Un article intéressant sur le sujet des manifs en France duquel ressort des points auxquels vous n'avez sûrement pas pensé en écrivant votre billet. Il faut, je crois, sortir de votre logique « nord-américaine » et « néolibérale » pour comprendre un peu ce qui se passe ailleurs qu'ici : http://www.courrierinternational.com/article/2010/10/22/herauts-de-tous-les-travailleurs-d-europe

Rédigé par Olivier M. le 18-09-2010

Comme Alai Dubuc dans la presse qui qualifiait la grève de maladie française, monsieur Vézina ne semble pas bien connaître la france. Sait-il que le nombre de syndiqués a du mal à dépasser les 10 % dans le secteur privé et que si les grèves du secteur public sont impressionnantes et pénalisantes pour la population, elles sont moins nombreuses que dans des pays même comme le canada ? A propos du débat sur la retraite en France, je vous invite à lire ce texte qui dépasse les idées reçues : http://www.lemonde.fr/idees/article/2010/09/17/quelques-evidences-contestables-sur-les-retraites_1412647_3232.html.

Rédigé par Vanessa Gaertner le 17-09-2010

Cher Monsieur Vézina, je n’ai jamais eu la prétention de mettre en parallèle les systèmes de retraites français et québécois, et si vous aviez vraiment lu mon « interminable commentaire », vous l’auriez su. J’y fait plutôt mention du préjugé quasi spontané dès que l’on parle des Français concernant leur solidarité, leurs manifestations et leur « sacro-saint confort » de leurs politiques sociales. J’y parle également des véritables causes de ces manifestations en masse et non de cette satanée retraite à 62 ans qui devient l’argument préféré des bien-pensants pour attaquer davantage ceux qui n’ont pas le droit au respect d’être écoutés. Mais je vois que vous êtes bon politicien… car si je « pèche par ignorance », vous péchez par orgueil de penser que « les gens moins fortunés, eux, pourront compter sur le soutien de l’État ».

Rédigé par vezinar le 17-09-2010

Chère Madame Vanessa Vous pêchez par ignorance, mais consolez-vous, vous n'êtes pas la seule. Votre interminable commentaire montre que vous ne savez pas de quoi vous parlez. Les systèmes français et québéois de retraite sont radicalement différents. En France, ce sont les travailleurs actifs qui paient pour les retraités. Comme il y aura de plus en plus de retraités pour de moins en moins de travailleurs actifs, ceux-ci vont avoir une énorme pression sur les bras. Au Québec, les régimes sont capitalisés : chaque travailleur met de côté des sommes pour sa retraite, par la Régie des rentes. Il ne dépend pas des autres. Ce pécule ne sera pas suffisant, de là l'importance de le compléter avec d'autres régimes. Les gens moins fortunés., eux, pourront compter sur le soutien de l'État. La différence est fondamentale. Avant de faire des sermons, vous devriez au moins vous imformer.

Rédigé par Vanessa Gaertner le 17-09-2010

Bonjour, En lisant les quelques extraits édités dans ce blog et dans la section De mon blog du journal Les Affaires de la semaine du 18 au 24 septembre dernier concernant les problèmes de retraites en France, je m’étonne de la piètre qualité de ces avis. En effet, la part belle est laissée à des personnes visiblement très mal informées – ou qui ne se soucient guère de savoir – et qui profitent de cet espace pour faire justement ce qu’elles critiquent chez « ces Français » : râler ! Si les anonymes n’ayant pas le courage de leurs opinions (« Braillards, ces Français »), si « Amsterixtre » et « alexisbeauchamp » avaient pris la peine de se renseigner davantage, ils auraient alors compris que le véritable enjeu de la retraite en France n’est pas de la repousser à 62 ans (bien qu’un élément important de la réforme, le report de la retraite à 62 ans n’est pas l’élément essentiel et ce sont nos médias, ici, au Québec, qui ont mis ce fait en exergue). Ils auraient su également que la colère du peuple de l’Hexagone n’est pas motivée par un manque de solidarité, mais bien par son contraire. Que cela ne vous en déplaise, c’est la réforme sarkozienne des retraites qui est fondée sur l’individualisme et l’opportunisme. Sachez, messieursjesaistoutsansriensavoirenfait, que toutes les classes sociales se sont retrouvées solidaires pour dénoncer une mesure injuste et hypocrite. Si vous aviez réellement eu le souci de connaissance, vous auriez lu d’innombrables témoignages de Français reconnaissant et, mieux, exigeant une réforme des retraites … mais une réforme qui fasse cas des plus démunis (dont bon nombre sont représentés par des femmes [nous parlons tout de même d’un revenu de retraite inférieur d’environ 38 % par rapport à celui des hommes ! ], par des jeunes et par ceux qui exercent des métiers pénibles et précaires); autrement dit, une grande majorité des salariés. Donc une réforme, certes difficile, nous en sommes tous là, mais plus humaine. Et que les Québécois n’exultent pas trop, car ce problème structurel de société frappe de plus en plus fort à la porte du Québec et nous verrons bien, « Anonyme », « Amsterixtre » et « alexisbeauchamp », si vous accepterez des mesures aussi peu « solidaires » quand celles-ci vous toucheront personnellement. Ce seront les Français qui riront… Vanessa

Rédigé par mlalonde1977 le 08-09-2010

Tout ce qui nous saute au visage depuis 2-3 ans résulte en fait oui de la crise, mais elle résulte aussi du fait que la mondialisation s'étatise de plus en plus et les salaires tendent à vouloir aussi se recouper de façon à ce que ce soit plus égal partout... On est encore très très loin de cela, mais on peut quand même tirer une grande ligne depuis au moins 10 ans, c'est que notre niveau de vie diminue, pendant que certains autres pays et continent ont des taux de croissance de 10-15%... Le rattrapage se fait petit à petit... Lorsqu'on fait partie des pays où les salaires, les bénéfices sociaux et le filet de sécurité social est des plus élevé dans le monde, c'est difficile d'aller toujours plus haut... Et bien entendu c'est normal de voir tout le monde crier au scandale car personne ne veut voir son salaire diminuer, geler ou bien augmenter d'un maigre 1% ou 2% par année...

Rédigé par Olivier M. le 08-09-2010

La dimension sociale se retrouve dans ce sujet de la retraite car ils se questionnent sur de nouvelles sources de financement, sur la pénibilité au travail, etc. On est ici à des années lumières de ce type de débat. A propos de la retraite par capitalisation que vous mentionnez monsieur Vézina, pouvez-vous me rappeler combien de canadiens cotisent à un REER ? Cela pourrait nous éclairer également sur le devenir de nos retraites. Monsieur Ybertrand mentionnait que les jeunes n'auraient pas la retraite dont il a pu bénéficier. Tout est dit.

Rédigé par Olivier M. le 08-09-2010

Les Français (la classe moyenne) n'ont également pas digéré l'effort qu'on leur demande en matière d'austérité alors que dans le même temps, Sarkozy avait donné des cadeaux fiscaux aux plus riches (le fameux bouclier fiscal). Je crois réellement qu'en Europe, la crise économique que nous vivons a pris une dimension plus sociale qu'ici.

Rédigé par Olivier M. le 08-09-2010

Les Français prenaient leur retraite à 65 ans. C'est Mitterrand qui a décidé de la passer à 60 ans. Beaucoup ont maintenu que c'était une erreur et on voit bien qu'avec l'allongement de la durée de vie, c'en est une aujourd'hui. Cependant, les Français aiment défendre leurs acquis. Et comme je le disais, c'est aussi l'histoire que se serrer la ceinture, c'est plus difficile à faire quand on voit le gâchis provoqué par les banques avec cette crise financière. C'est sans parler que l'écart de richesse dans tous les pays industrialisés augmente. Et cela depuis les politiques néo-libérales.

Rédigé par Olivier M. le 08-09-2010

Si on prend le cas des fonctionnaires, en France, dont les conditions sont souvent largement décriés par l'opinion publique et notamment par les employés du secteur privé, il faut savoir qu'ils doivent travailler 40 ans. Ici au Québec, je connais nombre de fonctionnnaires qui prennent leur retraite à 55 ans et qui n'ont parfois travailler que 30 ans !!! Et avec de belles retraites, bien meilleures que celles que peuvent toucher les fonctionnanires français car là-bas, un commis n'est pas payé 40 000 $ par an.

Rédigé par Olivier M. le 08-09-2010

Je me demande si ces manifestations contre les réformes de retraite ne sont pas non plus des manifestations contre les politiques d'austérité promises par le gouvernements pour lutter contre les déficits. Les grands perdants de la crise que nous connaissons sont les gens de la classe moyenne qui vont devoir payer les pots cassés par les banques et tout le système financier, qui vont devoir passer à la caisse à cause de tous les renflouements de ces banques (regardez nos amis américains) et qui voient leur pouvoir d'achat diminuer depuis 30 ans malgré une hausse de la richesse et de la productivité. Je pense que les Français ne sont pas plus naïfs en ce qui concerne l'âge de la retraite. Ils savent qu'avec l'espérance de vie qui s'allonge et l'argent public qui diminue, ils vont devoir travailler plus longtemps. Par contre, ils n'acceptent sans doute pas que ce soient toujours les mêmes qui contribuent. Vous aprlez aussi de la différence des deux systèmes de retraite (répartition et capitalisation). Si on regarde ce dernier, il n'est pas en meilleure forme. Quand vous voyez les Américains qui comptaient sur l'immobilier comme actif pour leur retraite ou lorsque l'on voit des cas comme Enron, on ne peut également que s'inquiéter de cette forme d'épargne très « financiarisée »... et de plus en plus volatile. Actuellement, des Américains sont obligés de se remettre à travailler à 70 ou 80 ans et pas par choix. Ce n'est pas le cas des Français qui ont une qualité de vie pas si mal et meilleure qu'ils le disent.

Rédigé par nanana le 08-09-2010

Bonjour. @messieurs alexisbeauchamp et amsterixtre. J'ai décidé de quitter le travail alors que j'avais 57 ans parce que je voulais enfin profiter de la vie après avoir passé plus de 6 ans en Afrique et 11 ans en haute arctique lorsqu'il n'y avait absolument rien pour nous distraire, lorsque je suis arrivé, il n'y avait même pas de télé. J'ai travaillé presque toute ma vie à 60 heures et beaucoup plus par semaine et était usé jusqu'à la corde. La différence avec aujoud'hui c'est qu'il y a un nombre infime d'entreprises qui offrent une pension (privée) et les pensions offertes sont en effet maigre, les plus jeunes auront donc beaucoup plus de difficulté lorsqu'ils seront à l'âge de la retraite, alors qu'à cette époque (60-80) le portrait était diamétralement opposé. Grosses pensions, plus le RRQ, plus la pension fédérale. J'occupais une position de direction pendant plus de 15 années ce qui a résulté par une pension à la hauteur de ma rémunération. Je paye presque autant d'impôts que lorsque je travaillais, et dans 2 ans on y ajoutera la pension fédérale qui retournera au gouv. sous formes d'impôts. Chaque cas en est un d'espèce, les décennies se suivent mais ne se ressemblent pas. Si j'ai décidé d'arrêter de travailler pour une rémunétation je n'ai pas cesser de travailler puisque je fais du bénévolat parce que le système hospitalier manque de professionnels. Vous direz que j'enlève un travail, c'est faux, il y a un manque de psychologues depuis fort longtemps et la clientèle est de plus en plus lourde. C'est ma façon de contribuer, si peu qu'il en soit, au bien commun en faisant économiser les contribuables de la façon que je peux, plusieurs dans la même situation préfèrent se dorer au soleil, ce n'est pas mon cas. Je donne aussi des cours en économie familiale (gratuitement) et aide quelques étudiants en psycho à paufiner leur recherches. Vous penserez que je suis une très rare exemple, mais il en est rien, combien de métiers et professions exigent beaucoup de sacrifices. Le personnel des projets éloignés, les cammionneurs (CDA-UDA) le personnel volant des compagnies d'aviation etc... la liste est très longue. Le train d'enfer sous lequel nous avons vécu fait que lorsque vous arrêtez à 65 ans, vous êtes au bout du rouleau, hors si vous êtes un professionnel ou à la direction d'une entreprise vous en avez plein le dos à partir de 50. C'est la même chose pour les gens qui travaillent à l'extérieur toute leur vie sous les intempéries, veuillez me croire que ça gruge une personne. Pour ce qui est de l'Europe, les entreprises exigent beaucoup plus de leurs employés qu'en amérique du nord. Les comparaisons d'un continent à un autre est toujours extrêmement risquées et périlleuses. Merci et bonne journée.

Rédigé par amsterixtre le 08-09-2010

Cher jpbelleau, Merci pour votre commentaire vide de sens. Je dis dans mon commentaire que le capitalisme est un bon système qui doit être amélioré, je ne dis pas du tout de revenir à une dictature communiste. Vous êtes de mauvaise foi tout simplement en me prêtant ces intentions. Mais ça c'est une tactique bien connu que j'ai souvent vu des néo-libéraux.

Rédigé par jpbelleau le 08-09-2010

@amsterixtre je vous suggère d'aller vivre au Vénézuela ou encore a Cuba. Le socialisme ou le communisme qu'on y trouve là-bas ferait de vous un homme heureux. Si ça ne vous dérange pas de diminuer votre niveau de vie et de revenir en arrière de 50 ans, ça serait un paradis pour vous. Les banques sont nationalisées, les seuls riches sont les dictateurs et leurs proches. Donc, si vous trouvez qu'ils sont trop riches, vous allez les voir et vous leur dites que ça ne fait pas votre affaire. Vous risquez alors la prison ou un banal accident pourrait écourter votre vie. À vous de décider. Si vous préférez le confort douillet du Canada ou d'un autre pays occidental civilisé, cessez de vous plaindre du capitalisme et visez plutôt la législation.

Rédigé par amsterixtre le 08-09-2010

Les lois régissant les retraites en France ou ici sont des acquis qui ont pris des décennies sinon des siècles à obtenir, souvent dans le sang, de nos riches et bienpensants "dirigeants". Moi ma solution est que si nous voulons maintenir des régimes de retraite honorable, et bien qu'on aille piger dans le magot des riches ce qui revient de droit au peuple. Il est là le vrai problème : le pillage par une minorité de la richesse d'un pays, comme ce qui se passe avec les banques en ce moment. Nous le peuple et surtout la classe moyenne allons devoir payer pour la cupidité et le comportement frauduleux des banques et c'est la raison pourquoi nos gouvernements vont devoir couper dans les services qu'ils offrent aux citoyens, comme la retraite. Je ne sais pas pourquoi vous n'en parlez pas, pourtant je ne suis pas le seul à le dire. Beaucoup de journalistes décrivent la période que l'on vit comme Le Grand Pillage de l'histoire. Et on nous demandes à nous de sauver ce système injuste et que nous n'avons vraiment pas choisis, le néo-libéralisme. PFFF! C'est une réforme en profondeur du capitalisme dont nous avons besoin et c'est urgent! Le capitalisme est un bon système qui doit seulement être amélioré avec des mesures de justices sociales beaucoup plus avancées et audacieuses. Jouer avec l'âge des retraites est un faux débat.

Rédigé par alexisbeauchamp le 08-09-2010

Bien dit. Ma conjointe et moi avons eu la même réaction... Toute cette mobilisation pour faire passer l'âge de la retraite de 60 à 62 ans, d'ici 2018 en plus! des fois on dirait que les Français vivent sur une autre planète... Par ailleurs, j'ai de plus en plus de conversations portant sur le même sujet ici au Québec, souvent avec des gens qui prendront bientôt leur retraite... pas à 60-65 ans, mais parfois à 55 ans ou avant même. Ces gens considèrent ça comme un droit (ils ont travaillé X années, bon!) mais en tant que société on doit se poser la question sur un système qui encourage, tacitement ou explicitement, des adultes au sommet de leur forme professionnelle, à prendre une retraite hâtive...

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