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Avertissement : le Canada menacé par le poids de sa dette

René Vézina . 02-10-2011 (modifié le 02-10-2011 à 11:36)

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Nous avons encore de bonnes chances de mieux nous en tirer que d’autres avec ce nouveau ralentissement de l’économie mondiale, mais à terme, les dettes de nos gouvernements, fédéral et provinciaux, vont finir par nous terrasser.


Celui qui le dit n’a pas l’habitude de lancer des propos alarmants pour le plaisir : il s’agit de Kevin Page, le directeur parlementaire du budget.


Jeudi dernier, il s’est prononcé clairement sur la question : la progression de la dette publique est insoutenable sur une longue période, et les gouvernements n’auront pas le choix : réduire leurs dépenses, hausser les taxes et impôts, ou probablement agir sur les deux fronts.


Le raisonnement est simple : la dette ne peut pas croître plus vite que l’économie. Or, cette économie ne bondira pas autant qu’on pourrait le souhaiter, et le vieillissement de la population va entraîner des déboursés supplémentaires. Que le pays vieillisse n’est pas, en soi, la catastrophe que certains redoutent, les personnes âgées sont en meilleure forme qu’autrefois, mais on ne pourra y échapper : il va falloir payer davantage. D’autant plus que ces retraités ne compteront plus parmi la force de travail, dont l’effectif est appelé à diminuer dangereusement.


Autrement dit, nous pouvons encore nous débrouiller pas trop mal dans le contexte actuel. Mais le mal est davantage structurel que conjoncturel. C’est la structure même de notre société qui est en cause, pas les événements passagers qui secouent la planète. En passant, il ne faudra surtout pas rater les chances que nous avons de créer davantage de richesse, avec toutes les ressources dont nous disposons et que les autres nous envient.


Pas moyen d’y couper, dit Kevin Page. Il va nous falloir nous aussi considérer froidement la situation et décider quoi faire pour maintenir notre qualité de vie, quitte à adopter des mesures déplaisantes au premier abord. Il serait embêtant qu’un jour, nous finissions nous aussi pour tomber à la merci de créanciers étrangers qui imposeront alors leurs diktats.


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