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Alerte hypothécaire USA (bis) : pire encore

René Vézina . 25-11-2009

Blogue. La semaine dernière. en écrivant le blogue « Alerte hypothécaire aux États-Unis », je pensais bien avoir signalé la plus méchante statistique qu'il m'ait été donné de voir : 1 propriétaire de résidence sur 7 se retrouvait en retard ou en défaut de paiement.


Le plus récent chiffre est encore pire.


Le prix des résidences a tellement baissé depuis deux ans que près du quart d'entre elles valaient moins cher que leur hypothèque en septembre, selon le dernier relevé. En tout, on comptait 10 700 000 propriétaires dont l'équité résidentielle était dorénavant déficitaire.


Au Nevada, la proportion atteint 65 % ! En Arizona 48 %, en Floride 45 %. etc. Le mal ne fait pas de différence entre les états de la nouvelle ou de l'ancienne économie : la Californie est durement touchée, à 35 %, presqu'autant que le Michigan, à 37 %.


Si vous devez plus que la valeur de votre maison, votre créance risque de basculer : dans bien des cas, aux États-Unis, les taux sont réajustés à la hausse -pour réfléter le risque accrû-, ce qui augmente les paiements et déstabilise davantage les propriétaires. Davantage vont se retrouver en retard. C'est pourquoi on craint fort que ce dernier relevé ne préfigure une hausse prochaine des saisies immobilières.


Au moins, demain, il n'y aura pas d'autres statistiques dévastatrices. C'est la Thanksgiving et les Américains vont faire une longue pause. Ils en ont bien besoin.

11 commentaires

Mortderire le 27-11-2009

@ jean... Mon propos, en toute logique, ne s'adressait évidemment pas à votre génération, pour qui je reconnais que cette situation est bien plate. Par contre, votre génération n'a pas eu à subir ce que la mienne a subi, c'est-à-dire un marché du travail bouché mur à mur par les boomers. Travail précaire, clauses orphelins, petits contrats pas payants, aucun fonds de pension, zéro REER, voilà ce qu'un très grand nombre de X ont dû endurer pendant un bon 10 ans tout en accumulant des montagnes de diplômes inutiles. Pour eux, la hausse immobilière est un prix de consolation. Ce que je conseillerais aux 20-30 ans, c'est de commencer avec un duplex ou un triplex dans un quartier abordable en voie de gentrification (donc potentiel de plus-value) et de se construire progressivement un capital avec les revenus de location. Et puis d'upgrader ensuite. On ne peut pas avoir tout de suite la grosse cabane à Outremont.

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