Syndicat, gros bras et embarras


10 commentaires sur cet article.

Rédigé par scote39 le 13-11-2011

À la lumière des récents événements, il est clair que le syndicalisme au Québec doit être revu. Nous avons instauré des règles pour protéger les travailleurs et cela a été salutaire. Nous sommes actuellement de l'autre côté du balancier. Le jeu de bras de fer dans la construction est présent faute d'argumentaire. C'est la même chose lorsque, dans le système de santé, on parle de «tuer les agences privées », car c'est de la mauvaise qualité. Il y a également ici un problème d'argumentaire. Les gens qui oeuvrent dans la santé sont, pour la plupart, régis par un ordre professionnel et obéissent à des règles strictes. La question de la qualité ne tient donc pas la route. On soupçonne M. Bouchard d'Alimentation Couche-Tard de contrer la syndicalisation de ses employés par la fermeture de ses succursales. Si tel est le cas (puisque ce n'est pas la version officielle de l'entreprise) je le comprendrais de ne pas vouloir transiger avec un système qui doit se remettre en question, car il n'est plus question ici de s'assurer du respect des employés, mais bien d'offrir tout aux employés, au détriment du reste de la population, de la clientèle et de la rentabilité (donc santé) de l'entreprise. Le juste équilibre est malheureusement trop difficile à atteindre dans notre société et c'est dommage, car c'est bien de l'énergie gaspillée dans une société qui manquera bientôt de travailleurs.

Rédigé par YBertrand le 04-11-2011

Bonjour. @monsieur pbrasseur. Vous parler d'un système pyramidal, n'est ce pas ce que constitu le capitalisme d'une façon ou d'une autre. Lorsque les entreprises se sont apperçues que les biens dits "durables" fonctionnaient trop longtemps et exigeaient peu d'entretien ils ont donc diminué la qualité des produits jusqu'au moment où depuis deux décennies, nous consommons des produits jetables puisque souvent irréparables et qui sont fabriqués pour ne durer qu'un temps limité. Une enquête récente démontrait qu'une entreprises importante dans le domaine des imprimantes à jet d'encre a installé un chipset dans ses appareils qui bloquait son opération lorsqu'elles atteignaient 1500 copies. Les nord américains vivent encore en regardant dans le mirroir et ne voient pas le mur dans lequel ils foncent à pleine vitesse. Les syndicats pensent que les salaires des employés asiatiques augmenteront suffisamment pour rejoindre ceux des nord américains, le problème est de savoir dans combien de décennies. L'amérique du nord et l'europe sont aux prises avec des salaires et avantages sociaux qui sont bien au delà de leur capacité de payer. Elle ne pourra rétablir un certain équilibre par la déflation des produits durables, l'inflation des produits de base et la dépréciation de leurs devises. Depuis que j'ai quitté CP Air en 1989, ma retraite a diminuée de 28%, ai perdu son indexation au coût de la vie, une seconde ronde de perte lorsque Air Canada a mise la main sur Les Ailes Canadiennes Int'l pour 18% du reste. Ce n'est que par les tribunaux que nous avons pu sauver cette seconde coupure et c'est Air Canada qui en a fait les frais. Merci et bonne journée.

Rédigé par pbrasseur le 03-11-2011

@Olivier - Je veux bien croire que les systèmes financiers aient des défauts et qu'ils aient par exemple pu laisser croire que ces régimes à prestations déterminées étaient viables. Mais en fin de compte ils ne le sont pas et ça ce n'est pas de la faute de la finance, c'est tout simplement à cause de l'imprévoyance, l'irresponsabilité des gestionnaires et surtout parce que ces systèmes ont été conçus selon un schéma pyramidal où le nombre de travailleurs doit augmenter sans cesse. Regardez la France, ils opèrent différemment mais eux aussi vont finir par reculer la retraite. L'alternative aurait été de mettre plus de sous dans les fonds, mais ça aurait affecté la croissance donc les fonds disponibles à l'épargne et on retourne à la case départ. La réalité est toute simple, peu importe la façon dont vous retournez le problème, l'économie n'a pas les moyens de soutenir tant de gens qui ne travaillent plus. C'est le message qu'est en train de passer le marché en occident et il est compris, déjà individus et gouvernements retardent la retraite. Et ce n'est qu'un début. On parle beaucoup d'immobilier, que pensez vous qui va arriver avec ces millions de Canadiens qui s'émerveillent devant la valeur de leur maison et se fient là dessus pour la retraite? Ils vont continuer à travailler, voila ce qui va arriver!

Rédigé par Olivier M. le 03-11-2011

@ pbrasseur. C'est surtout que ces retraites capitalisées vont nous péter à la face. Il me semble que la crise avait pourtant révélé les défauts du système financier et on fait confiance à ce monstre pour le devenir de nos retraites. Bonjour la cohérence.

Rédigé par pbrasseur le 03-11-2011

YBertrand - Bonjour. Votre exemple de Air Canada est pertinent. D'ailleurs à long terme je ne donne pas cher de cette entreprise qui n'est pas viable face à ses compétiteurs à cause des pensions qu'elle doit verser à de plus en plus de retraités, comme GM et Chrysler, seul un éventuel bailout pourrait sauver Air Canada et encore pour combien de temps? Dans le secteur public on a des monopoles mais la charge des pensions devient de plus en plus lourde et (à mesure que les services baissent en qualité) ça coûte de plus en plus cher, et les taxes et tarifs augmentent juste pour renflouer (mais en vain...) les fonds de pension. Même la riche HQ a un déficit actuariel Ça na pas d'allure et forcément quelque chose va briser tôt ou tard, et toutes ces situations intenables sont le fruit du syndicalisme. Comme d'habitude je suppose que pas grand chose ne va bouger avant qu'on se retrouve face à une véritable crise. A ce moment vous verrez M Vézina que des "gros bras" c'est pas juste dans la construction qu'il y a...

Rédigé par YBertrand le 02-11-2011

Bonjour. Tout comme le précise monsieur pbrasseur, tenez bien votre tuque ça va donner un grand coup. J'ajouterais que je crois que ce qu'exige les gens evers les corporations et gouvernements ils le demande aussi tout particulièrement aux syndicats qui ont fait des ravages. Clouer un compagnie aérienne pour obtenir un meilleur salaire est aussi indécent que les saccages effectués par les pompiers aux équipements et outils avec lesquels ils travaillent ou des éboueurs qui ne ramassent pas les vidanges durant des semaines et créé de toutes pièce un problème de salubrité. Les gens doivent aussi se regarder dans le mirroir avant de pointer les autres car "l'acte de contrition" ne doit pas être à sens unique. Ce n'est pas la faute des Chinois si nous sommes endettés et si notre société a perdue ses valeurs. Merci et bonne journée.

Rédigé par pbrasseur le 01-11-2011

Les syndicats ont beaucoup de pouvoir au Québec et leurs membres - principalement dans le secteur public - ont bénéficié de ces pouvoirs en acquérant au fil des ans des privilèges - tels la pension à paiements déterminés et la sécurité blindée - dont ne peut seulement rêver le reste de la population. Tout cela a été acquis grâce à des rapports de force, que ce soit par la grève, l'activisme politique et à l'occasion en jouant les gros bras. Vous croyez que les "gros bras" de la construction sont une aberration, une exception qui discrédite l'ensemble qui lui serait présument plus "raisonnable"? Détrompez vous, c'est juste une question de moyen d'appliquer un rapport de force en vu d'atteindre l'objectif que tous ces gens partagent: acquérir et conserver des avantages qu'un marché laissé libre ne leur permettrait jamais d'obtenir. Ce faisant ils cannibalisent l'économie libre et compromettent notre avenir à tous. Il y juste un petit problème avec ce modèle, non seulement il est injuste mais surtout il est non viable économiquement. Bref le syndicalisme "prédateur" à la québécoise est un non sens économique, ça va foirer, c'est juste une question de temps.

Rédigé par Olivier M. le 31-10-2011

Beaucoup de gens, de toutes tendances confondues, ont réprouvé ces façons de faire des syndicats de la construction (je pense, par exemple, à l'excellente journaliste du Devoir Josée Boileau, qui est de gauche). Cependant, il ne faut pas que cette affaire vienne éclabousser tous les syndicats et indirectement tous les syndiqués...même de la fonction publique, monsieur Vézina. On a appris dernièrement que pour la ville de MTL, monsieur Applebaum, argentier de Tremblay, voulait renégocier les régimes de retraite. Mais qu'est-ce que l'on apprend ? Que si la hausse du coût des régimes de retraite représente la principale cause de la hausse des dépenses de la Ville, 40% des coûts des régimes de retraite proviennent des seuls pompiers et policiers, corps de métiers protégés qui peuvent facilement refuser de revoir leurs conditions et que l'arbitrage prévu par la loi risque grandement de favoriser (source : Cyberpresse). Donc, vous voyez, ne mettons pas tout le monde dans le même sac. Tout le monde n'est pas aussi favorisé que les gars de la construction, les pompiers ou les policiers et personne d'autre que ces gens-là ne doit être ciblé comme profiteur de la société.

Rédigé par le 31-10-2011

Pour ma part les syndicats sont des entreprises comme les autres qui cherchent à maximiser leurs revenus dans un créneau qu'ils prétendent être social et pour le bien des travailleurs. Pour ma part je crois qu'ils sont d'un époque révolue et que personne ne devrait être forcé d'être syndiqué. Pour ce qui concerne le secteur public (Gouvernement du Québec, municipalités, Hydro, etc.) les employés ont certes obtenus des avantages qui leurs sont favorables mais qui ne se justifient pas (Fonds de pension, salaires élevés pour peu d'heures de travail véritable, etc)en raison de la faiblesse des gouvernants. C'est le peuple qui continue de payer. Pour ce qui concerne la construction j'applaudis au projet de loi qui va sortir l'embauche des travailleurs du monopole de la FTQ. Je n'ai aucune confiance aux promesses de ces gens que j'associe plus à des parasites qu'à ceux qui construisent des sociétés. Qu'ils se servent de leurs bras c'est normal car c'est ce qu'ils ont à offrir.

Rédigé par YBertrand le 31-10-2011

Bonjour. Comme le dicton d'antan "tout dans les bras, rien dans la tête" le domaine de la construction est malheureusement un créneau, tout comme les forces amrées, d'employés qui ne réfléchissent pas avant de poser une action. C'est en fait un créneau où les jeunes sans scolarisation se retrouvent et où la loi du plus fort règne. Mon père a fermé l'entreprise familliale en 1975 créée par mon arrière grand père en 1887 à cause des syndicats. Loin d'abuser ses employés, l'entreprise comptait plus de 60 employés permanents et une quarantine de saisonnier (avril à novembre) dont la plupart avait 20 ans de service. Nous avions comme tout le monde assisté aux événements de la Baie James en 1971. C'était suffisant pour que de nombreuses entreprises du secteur ferment leurs portes. Le problème majeur dans la construction sera de sortir le crime organisé de ce secteur. Merci et bonne journée.

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