Nouvelles règles pour les dérivés … mais pas pour Wall Street


10 commentaires sur cet article.

Rédigé par quaz le 18-03-2010

Bonjour M. Dontigny Je viens de vérifier et les obligations du canada encaissables en tout temps sont a 0,4%... Les cpg des banques sont disponibles èa 3.4% 5 ans. Un fond d'obligations n'est-ils pas plus payant?

Rédigé par c le 17-03-2010

J'aime mieux les obligations du Canada. Il ne faut pas oublier que si le désastre seproduit, les actions iront probablement à unexcès négatif proportionnel à l'excès positif que nous avons connu sporadiquement depuis 1999. Si de telles sousévaluations se présentent, vous ne voulez pas quevotre argent soit gelé dans un CPG. Allez directement à la garantie ultime : Canada.

Rédigé par quaz le 17-03-2010

Bonjour M.Dontigny Dans un scénario catastrophe est-ce que les cpg sont une option sécuritaire. En d'autres mots: est-ce que la SADC est solvable en cas de scénario catastrophe. Merci pour votre dernière chronique vidéo.ça fait réfléchir!

Rédigé par c le 16-03-2010

Je ne crois pas qu'elles hausseront les taux de façon générale. Je ne vois aucune raison non plus de vouloir hausser les taux de la fed, . Mais l'accèds au crédit sera restreint et ce sera à L'avantage des banques de charger plus cher pour les mauvais crédits. Je vois le Dow à 5 000 avec les 10 ans US à 2% et de la déflation. Je crois qu'il y aura un mouvement culturel et social vers l'épargne après que les investisseurs se soient faits massacrés encore une autre fois. Épargne dans le sens de "coussin de sécurité" et dans le sens de " on ne dépense pas l'argent que l'on n'a pas" et aussi dans le sens de "on investi mais on ne spécule pas". Ainsi la demande pour des titres du gouvernement sera très bonne ... et pas mal oins bonne pour les actions. Le Bear de 2008 et la crise financière et immobilière n'ont pas assez fait mal aux gens pour qu'ils comprennent. Alors ça va continuer jusqu'à ce qu'ils comprennent !!! C'est la vie ...

Rédigé par Mortderire le 16-03-2010

Cher Paul Dontigny... Je vais reformuler ma question : si les banques ont créé la situation actuelle parce qu'elles y voyaient leur intérêt, pourquoi changeraient-elles brusquement de politique ? Je suis d'accord que l'endettement a sans doute atteint un point limite. Mais ne pourrait-on concevoir que nous pourrions pour vivre pour longtemps dans une situation stabilisée de grand endettement avec bas taux (dans mon hypothèse l'endettement est gelé au niveau actuel) ? Ma question s'inspire un peu de la théorie des gaz en physique et des équilibres entropiques. Quand on regarde la situation au plan macro, on a l'impression d'être passé d'un état (endettement raisonnable - taux élevé) à un autre (endettement élevé - taux bas). Ce que j'ai du mal à concevoir, c'est pourquoi les banques scieraient la branche sur laquelle elles sont assises en haussant les taux de façon importante. Qu'est-ce qu'elles y gagneraient à mettre leurs propres clients en faillite ? Pourquoi voudraient-elles perturber le nouvel équilibre qu'elles ont elles-mêmes fabriqué pour leur propre profit ? Pour que les scénarios catastrophes soient crédibles, il faut je crois élucider ce point.

Rédigé par Albi le 16-03-2010

Mouais. Mais les américains (le monde occidental) a besoin de cette richesse artificielle pour conserver l'illusion. S'il faut pour cela donner plus de levier aux institutions financières, poursuivre la politique d'accomodement quantitatve, rendre illégale la vente à découvert... rendre illégale la vente des actifs (actions, obligations, etc en cas de crise majeure), ils le feront. C'est sur ce mur de création magique de richesse que la pertinence d'une analyse des scénarios potentiels économiques et politiques à venir se butte. On n'a qu'à voir l'étendue extraordinaire qu'a eu le changement de la règle "mark to market" pour se rendre compte de la puissance infinie de la créativité et du potentiel de croissance virtuelle de la finance. Dow 20000 M. Dontigny. La FED, que personne ne peut auditer et qui fait ce qu'elle veut, a reprit le controle et dirige les opérations plus que jamais. Albi.

Rédigé par c le 16-03-2010

Cher Moneyloser, ces chiffres de 600$ Billiosn (Trillions en Anglais) sont maintenant utilisés publiquement par le gouvernement américain. Ça fait longtemps qu'ils savaient ... ou auraient du savoir. La seule question maintenant : Doit-on éliminer du système tous ceux qui ont été impliqués dans la création de cette bulle monstrueuse ? Ma réponse est oui. Mais ils sont encore à la tête des principales institutions financières, organismes de règlementation, banques centrale et autres corporations ainsi qu'à divers postes de gouvernement. Ouch !!!

Rédigé par c le 16-03-2010

Cher Mortderire, je n'ai évidemment pas la vérité ni la vision du futur à ces sujets. Mon avis personnel est que si le Dow est à 5 000, vous pourrez acheter des maisons moins cher qu'aujourd'hui. La hausse de prix des maisons a été possible en partie à cause des taux bas, mais surtout, et avant tout, à cause de l'accessibilité au crédit. Salaire de 100 000$ pour personne seule de 40 ans = 460 000$ d'hypothèque pré-approuvée - ça s'était il y a 3 ans. Les bulles de prix, ou les excès de prix ne sont pas causés par une hausse de pris exclusivement. Elles sont causées par une hausse de demande causée par un accès à des capitaux auxquels nous ne devrions pas avoir accès, et la réalité que cet accès aux capitaux est insoutenable. Pour savoir si c'est soutenable, on n'a qu'à calculer les paiements avec des taux à 9% d'ici 5 ans ... et on n'a qu'à analyser nos finances publiques et les taxes et impôts que nous devrons payer plus tard pour de l'argent déjà dépensé.

Rédigé par MoneyLoser le 16-03-2010

Hey Paul Si ce que vous dites est vrai (qu'il y a 600 trillions de produit dérivé en criculation) alors les produits dérivé ne sont pas seulement plus gros que les gouvernement mais sont plus gros que tout ce qui existe. Une simple recherche "world gdp" dans google et on a 60 trillions. Les produits dérivés en circulation valent donc 10 fois plus que toute la richesse mondiale.

Rédigé par Mortderire le 16-03-2010

Cher Paul Dontigny... J'ai noté cette phrase dans votre chronique : «n’oubliez pas que le centre de cette crise n’est pas l’hypothèque, ni l’immobilier et même pas la bulle boursière. Le centre de cette crise est l’effet de levier monstre créé avec des produits dérivés qui ne peuvent pas être liquidés.» À la lumière de cet énoncé, je me suis posé la question suivante : se pourrait-il que ce que beaucoup considèrent comme une bulle immobilière soit en fait le signe d'un déplacement des capitaux ? Se pourrait-il que suite à toutes les turbulences boursières des derniers dix ans, une bonne part de la population soit maintenant prête à placer ses avoirs (actuels et futurs) dans l'achat d'une propriété et que cela explique en partie la hausse des prix, outre l'accès plus facile au crédit à cause des bas taux ? Les emprunteurs ne sont pas tous de parfaits imbéciles, contrairement à ce que suggèrent de nombreux intervenants sur ce site. Ils font, je crois, un calcul rationnel : ils voient que les loyers sont chers, que les taux sont bas, que la bourse est risquée, que l'immobilier a beaucoup augmenté et qu'il augmente encore, et ils se disent si j'attends d'acheter dans l'espoir que les prix s'effondrent, mais que cela ne se produit pas, alors je me trouverai dans une situation où les prix auront encore augmenté mais où les taux seront peut-être plus élevés. Acheter une maison, c'est un choix de vie, ce n'est pas une décision spéculative à court terme. Bref (j'ai l'air de m'éloigner un peu de votre sujet, mais j'y reviens), ce retour du Dow Jones à 5000 dont vous parlez pourrait-il se faire à la faveur de l'immobilier considérant les méchantes douches froides que les investisseurs boursiers ont subi depuis 10 ans ?

Ajouter un commentaire (netiquette)

Inscrivez-vous ou identifiez-vous pour laisser un commentaire