Le marché est cher et nous sommes probablement déjà en récession


12 commentaires sur cet article.

Rédigé par pbrasseur le 30-07-2010

Le fait financier le plus remarquable de la dernière décennie est la gigantesque bulle immobilière qui a englobé presque toute la planète, la bulle a éclaté (presque) partout avec les conséquences que l'on sait. Le fait financier le plus remarquable des dernières années est la ruée sans précédent vers les obligations gouvernementales et c'est d'autant plus impressionnant que cela arrive au moment où les états n'ont jamais été si endettés ni émis autant d'obligations et qu'on parle même de possible défaut de paiement pour certains d'entre eux. Tout cela est bien surprenant face à cette réalité toute simple: plus une dette grossit par rapport à la capacité de payer qu'a l'emprunteur plus la probabilité que cette dette soit un jour remboursée diminue. En d'autres termes le fait que les taux demeurent si bas face à un risque grandissant défie la logique et démontre quelque chose d'irrationnel. Certains diront que le marché des obligations ne fait qu'anticiper une possible période de déflation (un risque que les émetteurs et vendeurs d'obligations ont tout intérêt à entretenir...) Le problème avec ça est que la déflation entamerait gravement la capacité de payer des emprunteurs dont la dette deviendrait d'autant plus lourde, le risque de défaut encore plus grand. Bref d'un côté on a le risque de défaut de l'autre celui de l'inflation. Notez qu'on parle de bulle immobilière ou de bulle obligataire on parle en fin de compte de politiques inflationnistes de la part de banques centrales qui alimentent le crédit en imprimant des devises... La déflation serait probablement une bonne chose pour ceux qui ont des économies et pour permettre à l'économie de marché de retrouver des prix compétitifs et de repartir sur des bases plus saines. Mais jamais les banques centrales n'accepteront ça, pour les états (US, zone Euro, Japon) si endettés elle serait une catastrophe, or ces états contrôlent les devises donc l'inflation, le cas échéant il en imprimerons et comme le dit Bernanke les largueront à partir d'hélicoptères, n'importe qui pour obtenir de l'inflation. Si vous êtes 100% cash ou en obligations à faible rendement vous êtes exposés à beaucoup plus de risque que ce que vous croyez. Qu'en est-il des actions? Prenez des multinationales comme PG et JNJ par exemple, certes à court ou moyen terme les cours peuvent baisser (même si elle se vendent aux prix d'il y a dix ans alors que les profits on été multipliés pas au moins 2), mais les dividendes restent supérieurs à bien des obligations, ils augmentent dans le temps et ces compagnies peuvent augmenter leurs prix et suivre l'inflation. De plus comme bien des compagnies opèrent partout sur la planète elles offrent aussi une protection intéressante contre les fluctuations de devises. A vous de choisir entre la certitude que votre prochain relevé ne baissera pas (si on ne tient pas compte de l'inflation) et un investissement raisonnable qui vous protège contre l'inflation.

Rédigé par quaz le 29-07-2010

Je vais dans le même sens que NP. Si on regarde aujourd'hui, c'est évident qu'il fallait prendre des risques en 2009 lorsque la bourse était déprimé à l'extrême quitte à prendre des profits en 2010. Si le DOW descent à 5000 c'est que ça ira tellement mal dans l'économie que ça parraîtra extrêmement risqué d'investir à la bourse. Même avec un DOW à 1000 la bourse parraîtra très risquée car pour descendre à ce niveau l'économie sera en profondre déprime et il y en aura toujours pour dire que ça va s'écrouler.

Rédigé par c le 29-07-2010

N.P., si le marché était capable d'anticiper ... Il n'y aurait jamais de krach ou de gros Bear markets comme ceux de 2008, 200-2002, 1994, 1990, 1987, la folle volatilité de 1968 à 1982, 1929-1932 ... etc. Vous semblez utiliser le language d'un courtier d'une grande firme de courtage canadienne. Les gens de financement corporatif utilisent beaucoup ces illustrations et notamment, leur philosophie est basée sur le fait que le prix au marché est toujours le bon et qu'il représente l'intelligence collective infaillible. Ainsi, c'est toujours le temps d'émettre de nouveaux titres au public car ils sont toujours bien évalués. Plusieurs de ces gens ont donc affirmé que les marchés étaient bien évalués à tous les sommets. Il y a plusieurs approches à l'investissement qui peuvent fonctionner à long terme. Mais il faut que toute approche permette à l'utilisateur d'avoir des règles flexibles lorsqu'il se présente des situations qui sont totalement hors normes. Les évènements de 3, 4 ,5 écarts-types ou fat tails ... Et l'histoire a démontré qu'il y a plus de fat tails que ce que l'industrie de la vente d'investissements nous présente - autrement dit les rendements historiques n'ont pas une distribution qui suit la loi normale (Bell curve). Notez aussi qu'il y a une différence entre les distributions de rendements annuels, et les distributions de rendement annuel composé sur de plus longues périodes. Je crois que nous sommes dans une période d'exception depuis la mi-années 90. Je gère donc avec une prudence extrême les portefeuilles de mes clients car je crois que les marchés sont dans une phase maniaque à risque extrême. Je préfère le risque de manque à gagner au risque de pertes. Je prends tout de même des risques, mais pas celui d'acheter des actions. Le réflexe de la plupart des investisseurs est de vouloir augmenter le risque lorsque les rendements potentiels sont bas. Pour ma part, je préfère attendre les meilleurs rendements potentiels et réduire le risque. C'est un choix personnel et je suis conscient que les deux approches peuvent fonctionner. Je considère mon approche beaucoup moins risquée et je suis confiant de pouvoir probablement faire plus de rendement à long terme que ceux qui utilisent l'autre approche. mais ça ... seul l'avenir nous le dira !!! Dicton PDJ : On ne peut forcer le marché à nous donner les rendements que nous désirons ! L'augmentation du risque en compensation du manque de rendement potentiel, ainsi que l'espoir, la foi et l'optimisme ne représentent pas pour moi des stratégies valides d'investissement à long terme.

Rédigé par c le 28-07-2010

N.P., le long terme pour Hussman n'est pas 10 ans à mon avis mais plutôt 20, 30 ans ou plus. Hussman n'a pas de prix cible. Lisez dans le texte ses mises en garde contre les interprétations de ses analyses. C'est là que l'on fait la différence entre une opinion et la création d'un portefeuille. De plus, l'important est de réaliser qu'il y a des scénarios très négatifs qui soient possibles et qui pourraienty durer assez longtemps pour que plusieurs aient manqué d'argent pour la retraite s'ils demeurent pleinement investis sans protection. Que direz-vous à ces gens si cela se produit ? Le message ici n'west pas une certitude de baisse. le message est que la probabilité d'une baisse prolongée est anormalement élevée si on se base sur la valeur des titres et les perspectives, ainsi que sur l'histoire. Le message est que l'on ne peut prédire ce qui va se passer. Il faut gérer en fonction du risque et du potentiel. La plupart des gens oublient les scénarios négatifs possibles et se font prendre avec des pertes pratiquement irrécupérables.

Rédigé par Navarro le 28-07-2010

Ben oui l'ICCA a mis en place des règles approximatives. Je suis d'accord que certaines évaluations de diverses obligations laissent une place à des hypothèses de travail, mais ces postes ne sont pas les plus importants du bilan. Les vérificateurs qui signent les E/F ont une certaine rigueur à respecter et depuis les scandales comme Enron et autres Arthur Andersen les normes de vérification sont beaucoup plus sévère. Je vous concède que certains postes comme les provisions lors de retructuration vont affecter les résultats de l'exercice et faire mieux paraître les suivants. Mais, ce n'est pas une manipulation des chiffres, mais une réserve tout à fait légal. C'est pour ça que je trouve important les fonds autogénérés, l'E/F que personne ne regarde ou comprend souvent, l'état des flux de trésorerie.

Rédigé par c le 28-07-2010

N.P., je note aussi que vous confondez, ou estimez équivalentes les les notions de "évaluation" et de "prédiction". Si pour moi, selon mes critères personnels de risque etde rendement espéré, et selon ma propre analyse subjective je considère que le Dow Jones vaut 5 000, ce n'est pas la même chose que d,affirmer que je prédis qu'il se rendra à ce prix. Pour ce qui est Hussman, il est très prudent dans ses propos et ne fait poas de prédiction mais il parle sans utiliser ce terme exact de la probabilité que certains facteurs soient asssociés à une baisse imminente parce que cela s'est produit souvent par le passé (souvent = pas garanti et donc pas une certitude ni une prédiction). Il est très important pour les investisseurs de comprendre ces subtilités dans le language car elles affectent l'agressivité de vois portefeuilles en bout de ligne.

Rédigé par c le 28-07-2010

OK N.P., voici alors un autre pasage du même texte et notez le'expression suivante : "the Strategic Growth Fund continues to be fully hedged" Citation complète d'un paragraphe de John Hussman : As of last week, the Market Climate for stocks was characterized by unfavorable valuations, mixed market action, and clearly negative economic pressures. Historically, the average return to risk profile associated with this combination of factors has been negative - largely because of the pointed risk to stocks when economic indications have deteriorated similarly. For our part, we are neutral but in an interesting way - the Strategic Growth Fund continues to be fully hedged, but the Fund also has about 1% of assets invested in index call options, which would soften the effect of our hedging in the event we observe short-covering pressures above the 1100 level on the S&P 500. So while the overall weight of the evidence is negative here, we have to allow for the possibility that technical factors may drive market fluctuations over the shorter term, and could result in a significant (though probably short-lived) short squeeze on relatively illiquid volume. The best characterization of our investment position here is that we remain defensive.

Rédigé par c le 28-07-2010

Quaz, (voir mon commentaire précédant) vous dites que les compagnies choisissent d'attendre ou de ne pas attendre, ou profitent du cliamt négatif pour dévoiler ou non des pertes. C,est exactement ce que je qualifie de manipulation de profits. Plusieurs lecteurs ne semblent pas savoir (et c'est normal car ce n'est pas leur profession) que ces choix se font régulièrement. Il faut aussi savoir que les profits des grandes entreprises ne sont que des estimations et non des données précises. il y a une foule d'hypothèses plus ou moins complexes dans les calculs des profits. par exemple la valeur actualisée des obligations de la compagnie envers les retraités de la compagnie et le fonds de pension...

Rédigé par c le 28-07-2010

N.P. Hussman ne tente pas de "prédire" le marché. Il établit les probabilités. Donc son évaluation subjective de rendement potentiel est passée de plus de 10% à 6,7% durant cette période, ce qui est justifié. Quaz, je ne crois pas que les investisseurs achètent des actions à long terme pour faire du 6,7%. Vous calculerez la différence de valeur entre un taux d'actualisation de 6% et un taux de 10% ou 12% sur une série de profits futurs. C'est la différence entre Dow 10 000 et Dow 4 000. Historiquement, lorsque le rendement espéré tombe aux niveaux actuels, alors le marché demeure dans un trading range pendant très longtemps, ou bien il retourne violemment à un prix qui offre un rendement espéré à long terme de plus de 10%. Lorsqu'.il y a un problème de dette et de déflation, le taux espéré doit être 12% et plus car le risque et l'incertitude est beaucoup plus grand (plus il y a de risque, plus le rendement potentiel doit être attrayant pour vous inciter à acheter).

Rédigé par quaz le 28-07-2010

Bonjour M. Dontigny: Je viens de prendre votre dernière chronique vidéo. Je comprend que les entreprises choisisent leurs périodes pour dévoiler leurs pertes et leurs gains. Dans un bear market les entreprises profitent du climat négatif pour dévoiler les pertes et attendent le prochain bull market pour déclarer des profits et ainsi supporter la hausse du prix des actions. ça ne doit pas être toute les entreprises qui agissent ainsi et surtout pas toutes en même temps, si oui elles sont toutes mal gérés?

Rédigé par quaz le 27-07-2010

Dans le même commentaire de Hussman on trouve ce qui suit : Again, right now, investors are looking at an estimated total return of about 6.71% over the next decade, based on our normalized earnings methodology. Now, given the low level of Treasury yields, it's possible that some investors might find that projected level of total returns satisfactory. Again, if you are a disciplined investor, understand the potential returns and the probable risks, and are comfortable that periodic market losses will not shake your discipline, then buy-and-hold may be a perfectly appropriate discipline to pursue....Avec les bas taux d'intérêt présentement un rendement potentiel de 6.7% sur 10 ans c'est pas si mal....

Rédigé par quaz le 27-07-2010

Dans le même commentaire de Hussman on trouve ce qui suit <>. Avec les bas taux d'intérêt présentement un rendement potentiel de 6.7% sur 10 ans c'est pas si mal....

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