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Le marché est cher et nous sommes probablement déjà en récession

Paul Dontigny Jr . 27-07-2010

Tags : Dontigny

Je vous offre une citation de John Hussman tiré de sa plus récente lettre financière.


Notez que Hussman est un gestionnaire de portefeuille américain qui est toujours investi en actions sélectionnées pour leur mérite individuel.  Il choisit de "hedger" ou protéger le portefeuille d'actions contre une baisse de marché avec des options et des contrats à terme.  La protection peut varier entre zéro et cent pourcent.


Il n'a donc aucune raison d'être Bull ou Bear, à part la performance de ses portefeuilles.  Il est dans la même situation que moi à cet effet.


Voici ;a citation et je suis pleinement en accord :


"If you exclude the bubble valuations of 1995-2007, the current valuation of the S&P 500 is near the highest level ever observed in history. To expect valuations to expand from here is to rely on the sustained resumption of bubble valuations that have ultimately been devastating to investors. Meanwhile, the evidence from our Recession Warning Composite is already on the table, and would strengthen considerably if the ISM Purchasing Managers Index declines to 54 or less (the ISM services index already dropped to 53.8 last month). Again, no indicator in our composite is decisive on its own, but the combination of factors has always and only been observed during or immediately prior to recessions."


By John P. Hussman, Ph.D.


President, Hussman Investment Trust


 

12 commentaires

pbrasseur le 30-07-2010

Le fait financier le plus remarquable de la dernière décennie est la gigantesque bulle immobilière qui a englobé presque toute la planète, la bulle a éclaté (presque) partout avec les conséquences que l'on sait. Le fait financier le plus remarquable des dernières années est la ruée sans précédent vers les obligations gouvernementales et c'est d'autant plus impressionnant que cela arrive au moment où les états n'ont jamais été si endettés ni émis autant d'obligations et qu'on parle même de possible défaut de paiement pour certains d'entre eux. Tout cela est bien surprenant face à cette réalité toute simple: plus une dette grossit par rapport à la capacité de payer qu'a l'emprunteur plus la probabilité que cette dette soit un jour remboursée diminue. En d'autres termes le fait que les taux demeurent si bas face à un risque grandissant défie la logique et démontre quelque chose d'irrationnel. Certains diront que le marché des obligations ne fait qu'anticiper une possible période de déflation (un risque que les émetteurs et vendeurs d'obligations ont tout intérêt à entretenir...) Le problème avec ça est que la déflation entamerait gravement la capacité de payer des emprunteurs dont la dette deviendrait d'autant plus lourde, le risque de défaut encore plus grand. Bref d'un côté on a le risque de défaut de l'autre celui de l'inflation. Notez qu'on parle de bulle immobilière ou de bulle obligataire on parle en fin de compte de politiques inflationnistes de la part de banques centrales qui alimentent le crédit en imprimant des devises... La déflation serait probablement une bonne chose pour ceux qui ont des économies et pour permettre à l'économie de marché de retrouver des prix compétitifs et de repartir sur des bases plus saines. Mais jamais les banques centrales n'accepteront ça, pour les états (US, zone Euro, Japon) si endettés elle serait une catastrophe, or ces états contrôlent les devises donc l'inflation, le cas échéant il en imprimerons et comme le dit Bernanke les largueront à partir d'hélicoptères, n'importe qui pour obtenir de l'inflation. Si vous êtes 100% cash ou en obligations à faible rendement vous êtes exposés à beaucoup plus de risque que ce que vous croyez. Qu'en est-il des actions? Prenez des multinationales comme PG et JNJ par exemple, certes à court ou moyen terme les cours peuvent baisser (même si elle se vendent aux prix d'il y a dix ans alors que les profits on été multipliés pas au moins 2), mais les dividendes restent supérieurs à bien des obligations, ils augmentent dans le temps et ces compagnies peuvent augmenter leurs prix et suivre l'inflation. De plus comme bien des compagnies opèrent partout sur la planète elles offrent aussi une protection intéressante contre les fluctuations de devises. A vous de choisir entre la certitude que votre prochain relevé ne baissera pas (si on ne tient pas compte de l'inflation) et un investissement raisonnable qui vous protège contre l'inflation.

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