Comment évaluer dans un monde incertain ?


17 commentaires sur cet article.

Rédigé par Mortderire le 15-02-2011

@ Réaliste, oups, désolé, erreur de zéro, mais l'apport des immigrants reste très significatif : de 2003 à 2007, la population totale du Québec a augmenté d'environ 45 000 à 55 000 personnes par année. En 2008, ça monte à 64 000 personnes. En 2009, à 77 000 personnes. En 2010, à 79 000 personnes. Les immigrants, en 2010, (total 54 000) contribuent pour environ les deux tiers de l'augmentation de la population. @ pbrasseur... Il y a une différence immense entre l'immigration au Canada et aux USA. Une grande part de l'immigration américaine provient de latino-américains moins scolarisés et fortunés qui entrent (légalement ou non) par le Mexique. L'immigration canadienne et québécoise est triée sur le volet avec des grilles de pointage (études, revenus, connaissance de la langue, capacité à s'intégrer, etc.). Il est difficile d'entrer au Canada à cause de sa situation géographique (pôle nord, deux océans et les USA aux sud). La mesure des niveaux de scolarisation entre les deux pays montre que la population canadienne est largement plus scolarisée que la population américaine qui fait piètre figure sur ce plan parmi les pays occidentaux. Or une population sous-éduquée est plus difficilement employable dans un contexte où toutes les entreprises manufacturières ont déménagé en Asie. C'est la cause principale du drame américain : la destruction de la classe moyenne par le off-shoring. Tous ces gens sont au chômage et ne peuvent plus payer leurs maisons.

Rédigé par pbrasseur le 15-02-2011

@ Mortderire, et de l'immigration vous croyez qu'il n'y en a pas aux USA? Ça leur fait une belle jambe... Le vieillissement n'est pas une calamité, mais c'est une réalité qui aura un impact important. De toute façon même si pas miracle l'immobilier Canadien continuait de bien aller l'impact sur l'économie mondiale serait négligeable.

Rédigé par Réaliste1 le 15-02-2011

@Mortderire. "En 2010, 45 000 immigrants (essentiellement des travailleurs qualifiés adultes) se sont installés à Montréal, soit environ 5 % de la population totale du Québec." Cela représente 0.5% de la population totale du Québec et non 5% car la population totale du Québec est de près de 8 millions d'habitants (45 000 / 8 000 000 = 0.5%). De mon côté, je ne crois pas que ce 0.5% par année ait une si grande influence...

Rédigé par Mortderire le 15-02-2011

Dans son dernier clip sur kingworldnews.com, Greg Weldon explique bien que l'endettement et le chômage aux USA ont comme effet de contrer les pressions inflationnistes. Les commerçants peuvent bien essayer de hausser les prix, mais si les gens ne peuvent pas consommer parce que c'est trop cher, les commerçants vont simplement accumuler des inventaires et se mettre en difficulté. Je trouve que le concept de biflation est éclairant; en tout cas, il témoigne de l'espèce de combat qui a lieu entre pressions déflationnistes et inflationnistes. Je pense que le lobby des métaux précieux exagère beaucoup le scénario hyper-inflationniste. Ça ressemble pas mal à une self-fulfilling prophecy pour encourager la hausse du prix de l'or. @ pbrasseur... Je pense que vous sous-estimez une chose dans vos prédictions démographiques. L'immigration. En 2010, 45 000 immigrants (essentiellement des travailleurs qualifiés adultes) se sont installés à Montréal, soit environ 5 % de la population totale du Québec. Et cette tendance est là pour rester. Ça fait beaucoup de monde, année après année, et c'est amplement suffisant pour combler la sortie des boomers. (Je ne reviens pas sur les conséquences positives pour l'immobilier montréalais.) Vous savez, comme tout dans la vie, les boomers sont remplaçables. Ils ne sont pas une denrée inestimable qui laissera un vide abyssal derrière eux. Je trouve étrange aussi que vous invoquiez la pauvreté des boomers comme promesse d'épargne future. Comment fait-on pour épargner quand on n'a pas une cenne ? On vit plutôt au jour le jour, avec les chèques du gouvernement.

Rédigé par le 15-02-2011

- que le peu de réer que le Baby-boomers ont ils vont s'en départir rapidement. @chief... un REER n'est en fait qu'un report d'impôt, lors de l'encaissement un minimum de 40% retourne aux gouv. pour le service de la dette...comme dans la maxime « Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme »..capiche !

Rédigé par chief le 15-02-2011

@pbrasseur - ce que vous dites est vrai...sauf que vous basé vos prédictions d'assurance sur le fait que les cigales ont assez de revenus et pas de dettes pour pouvoir investir. C'est justement cela le problème...ils n'en ont pas...d'ou les suppléments de revenus garanties...ceci augmente le fardeau des gouvernements et donc encore la dette...qui va donc acheter des actions...Je crois qu'il y a donc autant de chances (sinon plus)que le peu de réer que le Baby-boomers ont ils vont s'en départir rapidement et cela va créer de la pression à la baisse, pas à la hausse...

Rédigé par pbrasseur le 15-02-2011

Le monde est peut-être incertain mais plusieurs choses elle sont certaines, d'autres relativement certaines. Une des choses qui sont certaines est que des millions de boomers vieillissent en occident (et que la population vieillit en général partout dans le monde). Or quand on vieillit on devient plus peureux, plus frileux bref on dépense moins pour des folies et on épargne davantage. C'est d'autant plus vrai quand on a vécu comme la cigale et qu'on doit maintenant se rattraper. Ceux (nombreux) qui ont investi presque tout leur oeufs dans l'immobilier sont (et seront) amèrement déçus et devront (en plus de continuer à travailler) mettre les bouchées doubles pour compenser, cette fois pour épargner. En résumé beaucoup d'argent risque d'affluer ver les marchés financiers dans les années à venir et ça favorisera sans doute de nombreuses classes d'actif, dont les actions. Un autre quasi certitude est que la croissance et le rattrapage économique dans les pays émergents va se poursuivre, on parle ici de populations dans les milliards d'individus dont des centaines de millions qui accèdent au statut de classe moyenne. Cela va se poursuivre et aura un impact positif sur de nombreuses entreprises américaines et européennes, des entreprises inscrites en bourse.

Rédigé par le 14-02-2011

M.Dontigny et autres intervenant...de vos propos, je pourrais aussi y ajouté le scénario Black Swan au quatre autres..! Bon gâchette c'est actionnée...test 1. Tous ici sait que la bourse anticipe de qques mois l'économie de marché, bon jusque-là je peut sentir peu de résistance. Dans les faits présentement (fusions de bourse des dérivés ..LSEG et TMX) l'infini des dérivés frappent à nos portes comme la FED peut le faire en imprimant le p'tit change de bon usage lorsque la démographie oblige mais hélas le mode est à la fonction 'demande' artificielle et non celle de la réelle. L'économie de marché pour sa part est dans un univers limité (temps, physique, regénération des ressources etc.) Pour faire court dans mon propos c'est que dans 35-40 ans l'Afrique avec tout les fléaux possible doublera de population (1.1 vers les 2 milliards) et se sera ainsi sur l'ensemble de la globale. Bref à l'intérieur de ce scénario non Black Swan peut-il y en avoir des vrai...! P.S. Le passé n'est non garant de l'avenir tout est à redéfinir même le marché boursier.(valeure expodentielle..!)

Rédigé par c le 14-02-2011

Je ne suis pas d'accord que l'inflation est uniquement un phénomène monétaire - C'est beaucoup plus un phénomène de pouvoir, de contrpôle et de polarisation des richesses. Voyez où il y a l eplus d'inflation : taxes gouvernementales (un monopole), cartels (pétrole, pharma, financières) et tout ce qui peut être manipulé à l'aide des produits dérivés. Il peut aussi de l'inflation cyclique selon le pouvoir relatif des manufacturierts vs distributeurs, syndicats vs employeurs, et selon la vitesse d'un gros développement économique comme celui de la Chine où de réelles pénuries peuvent se produire,. Mais autrement, il devrait y avoir de la déflation lorsqu'il y a enrichissement et particopation accrue de la force de travail car le volume devrait permettre d'abaisser le coût unitaire, tout en créant de l'emploi. Lisez Hoisington. Milton Freedman : allez voir qui le finançait...

Rédigé par danvillepq le 14-02-2011

Bonjour Paul, Votre portefeuille semble indiquer une très forte proportion en monnaie de toute sorte. Je crois que vous préconisez le scénario 3 et un peu de 4 (l'or). Moi je préconise l'option 4 car je crois que le système actuel (politicien qui ont un accent marqué pour leur profit personnel) favorise ce scénario malgré tout le tord que cela occasionnera. Donc je suis 100% en Or et Argent. Je crois que les chinois opte aussi pour le scénario 4 car ce sont eux qui provoque la montée de toutes les commodités mais aussi il sont aidé par notre ami Ben Banana, qui lui doit selon ce que j'ai lu, doit financer 4 trilliards (déficit et rachat de bon du trésor qui tombe à échéance cette année) de dollards. Vive l'inflation. L'inflation est un phénomène monétaire et c'est pour cela que si quelqu un s'évertue à camoufler un système déficient ( le système monétaire est déjà détruit depuis longtemps) alors je crois qu il se fout de tout ce qui arrivera à tout les autres. Il agit donc en bon politicien.

Rédigé par c le 14-02-2011

je préfère de loin le risque de subir un manque à gagner, que celui de subir une perte. Ceci étant dit, il y a eu de temps à autre du risque dans mes portefeuilles et il y en a maintenant, tel que je l'ai décrit. J'ai détenu de l'or, des obligations en dénomination Euro, des obligations zéro coupon de un an à 30 ans, et des obligations en US en plus de titres Bears, puts et ventes à découvert ... toujours en proportions que je considérait prudentes et raisonnable. C'est juste que mes portefeuilles sont non conventionels et peu à la mode, en plus de ne pas correspondre à ce que les grandes institutions vendent au public et aux caisses de retraite. Demandez-vous pourquoi il y a eu tant de demande pour les Hedge Funds et les autres types de portefeuilles dits alternatifs. C'est que beaucoup de professionnels institutionnels ont compris depuis plus de dix ans que de simplement détenir des actions à n'importe quel prix n'était plus une stratégie valide parce que la croissance de l'économie ne sera pas nécessairement ce qu'elle a été dans le passé, et parce qu'il y a eu des bulles qui ont amené les prix à de niveaux au-dessus des nromes historiques et économiques.

Rédigé par danvillepq le 14-02-2011

Voici ce que je trouve important de commenter dans votre analyse. \\J'ai parlé de mes 4 scénarios 1-reprise et la crise est finie 2- Comme Japon depuis 1989 3- grande dépression déflationniste 4- crise de monnaie inflationniste.\\ Je voudrais évaluer le scénario 3 et 4 qui il me semble sont contradictoire et qui me semble traiter de la variation de la valeur des actifs. Je ne commente pas le scénario 2 car le Japon est un pays ou ses citoyens au moins ne sont enterré de dette comme les citoyens de côté-ci du pacifique. Dans un monde sans aucune intervention de l'état je voterais pour l'option 3 qui malgré que négatif pour beaucoup aurait l'avantage de favoriser ceux qui ont gérer et économisé toute leur vie. De plus dans ce monde il n'y a pas d'impression d'argent ainsi le papier conserve sa valeur. Dans ce monde de déflation il y aurait moyen d'avoir des intérêts réel qui ne sont pas négatif et les gens investiraient en fonction de rendement plus certain que ceux qui sont offert en bourse. Mais nous ne vivons pas dans ce genre de monde rose ou le gouvernement gère de manière responsable. Je mise donc sur le scénario 4 qui lui est la voie d'un gouvernement hyper- interventioniste et qui correspond à ce quel nous vivons depuis 40 ans. Je crois que ce type de gouvernement agit de plus en plus en fonction d'intérêt qui n'ont rien à voir avec la raison économique ou sociale ou capitaliste et c'est pour cela que je miserais toutes mes billes sur ce scénario 4. Un jour il faut choisir et vivre avec les conséquences de notre perception de la réalité et investir en fonction de la probabilité de ce que l'on choisit. Ce qui nuit au scénario 3 est l action de la réserve fédérale qui a réduit les taux à zéro et qui maintenant imprime et achète des bons du trésor, des papiers commerciaux, des actions , bloque des échanges et en favorise d'autres. Le scénario 3 est mort et ce sont nos gouvernements qui le rend impossible. Il reste donc le scénario 2 et 4. Alors la si quelqu'un peut continuer et éliminer un des deux alors on saura quel est le scénario qui va arrivé et ensuite on investie en bloc la dedans.

Rédigé par person le 14-02-2011

@M.Dontigny. Minimiser le risque en ne payant pas chère, comme vous dites, c'est attendre des aubaines qui ne viendront peut-être pas dans une vie. Je me souviens de M. Buffet qui disait en 2008 que les aubaines qu'il y avait en bourse se présentaient seulement une fois par génération. N'avez-vous pas peur de rester trop longtemps sur les lignes de côtés?

Rédigé par c le 14-02-2011

getalife, vous faites erreur en ce qui a trait à ma gestion et votre profil de risque. Pour les clients à qui cela convient, je suis disposé à utiliser beaucoup de risque. La prudence pour moi est dans la sélection du type de risque. Je suis prêt à encourir un risque d'affaires élevé dans le portefeuilles, mais pas un risque préculatif. Le risque d'affaires est un risque où par l'analyse, on peut déterminer des scénarios possibles et se faire une idée de leur probabilité (donc ça peut être très approximatif), et aussi de pouvoir analyser certains facteurs économiques qui ont une relation de cause à effet avec certains scénarios. Dans le risque spéculatif, on ne connait pas les scénarios possibles ni leur probabilité et on ne peut analyser de relation de cause à effet avec des facteurs économiques. Pour moi le program trading basé sur les fluctuatons et patterns de prix récents est de la spéculation et non de l'investissement. cela ne signifie pas que certains peuvent y réussir, mais ce n'est pas à monpoint de vue de l'investissement de capital qui joue un rôle d'allocation du capital dans l'économie. Les ventes à découvert le sont à mon avis. Encore une fois, il est très important de réaliser que toutes ces évaluations, analyses et liens entre les facteurs économiques sont effectuées subjectivement par le gestionnaire. ce sont des opinions éclairées. C'est pour cette raison que chaque fois qu'il y a une transaction, il y a deux personnes ayant une opinion opposée. ce peut être un spéculateur qui vend à un investisseur ou deux investisseurs qui ont analysé la même information mais qui en tirent des conclusionos différentes, ou à l'exotrême, qui en tirent les mêmes conclusions, mais qui ont des critères de sélection ou un horizon d'investissement différent. Mais il y a une grande différence dans l'intention de chacun. L'investisseur a l'intention d'investir son capital dans un projet à long terme qui lui rapportera un rendement raisonnable pour le niveau de risque encouru, et il tente de minimiser ce risque tout en tentant de maximiser le rendement en ne payant pas cher. C'est en tous cas mon approche.

Rédigé par getalife le 14-02-2011

Mr. Dontigny, je crois que ce billet est parmi ceux que j'ai eu le plus de plaisir à lire. Il démontre parfaitement ce qu'est la gestion du risque. Vous êtes par contre pour mon profil à moi, beaucoup trop conservateur. Par contre avec votre approche très pragmatique, il est dur de voir son portefeuille croitre en période d'hyper-inflation si je ne me trompe pas.

Rédigé par Mortderire le 14-02-2011

Cher Paul Dontigny, merci pour votre réponse claire, franche et constante. On y retrouve en effet de nombreuses choses que vous dites souvent. Je ne suis pas sûr que tous les conseillers financiers aient votre franchise. Plusieurs voudraient nous faire croire que l'investissement est une science exacte trop compliquée pour le commun des mortels et qu'il faut donc leur confier toutes nos économies sans trop poser de questions... En considérant les 4 scénarios que vous évoquez, il est vrai qu'il est difficile de se faire une tête entre les 3 derniers (le premier pouvant être rejeté d'emblée). Je pense que je penche pour le no 2. Il me semble que les gouvernements vont tout faire pour empêcher la déflation et l'inflation, et qu'ils vont nous taxer au maximum en coupant dans les services et les rentes (on l'annonce déjà pour la RRQ). Un bon 10 ans (20 ans...) de stagnation morose, ça se pourrait bien, me semble-t-il. Un long deleveraging tristounet. L'entrée de l'Occident dans l'âge gris. Le CHSLD comme métaphore de l'état social.

Rédigé par ZEROSUMGAME le 14-02-2011

Combien de conseillers financiers font de l'analyse financières basée sur les théories statistiques de gestion des risques ?? Combien de conseillers financiers font une évaluation des titres par des méthodes reconnues comme : dividend discount model, actualisation des flux de trésories , residual income model ..etc Quand j,attends un conseiller dire qu'un titre offre un bon dividende, est ce que le conseiller a seulement regardé le taux de rendement du dividende inscrit dans la presse financière ( car n'importe qui peut ouvrir son journal sans avoir à payer de frais de gestion)? Est ce que ce même conseiller à regarder si le dividende provient d'une source viable de dividende ( voir les cash flow d'opération) ou est ce que la compagnie à emprunter pour verser le dividende ( cash flow de financement) ou bien est ce qu'elle se débarrase d'immobilisation pour payer le dividende( voir investing cash flow) ??? Je pense qu'il est utopique de penser que les conseillers poussent vraiment la recherche et l'analyse.... a moins que vous soyez un high net worth d'une firme de gestion privée

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