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Quelles carrières d'avenir pour les jeunes?
3 commentaires sur cet article.
Rédigé par YBertrand le 31-01-2012
Bonjour. Une amie en relations industrielles d'un compagnie d'assurance situé à Québec me disait il y a deux ans qu'il était de plus en plus difficile de trouver du personnel bilingue, surtout à Québec. Hors la Ville de Québec détient le plus grand nombre de sièges sociaux de compagnies d'assurance au Canada. Ce sont des emplois très bien rémunérés qui comporte souvent une année de formation et une année jumelée à uen personne d'expérience. Elle croit que malheureusement plusieurs entreprises pourraient vouloir déménager soit à Montréal ou Ottawa si les difficultés continuent d'augmenter à ce rythme. Merci et bonne journée.
Rédigé par oschmouker le 31-01-2012
@Éric Grenier. Merci pour toutes ces précisions, qui permettent d'y voir un peu plus clair. Mon point n’est pas, comme vous l’avez bien compris, de remettre en cause le travail de Jobboom et de ses partenaires, car je sais bien que tous sont d’excellents professionnels, mais le fait plus général de s’aventurer à faire des prévisions. Surtout en cette période de crise économique et d’envolée du chômage.
Je veux bien croire que tout le monde est de bonne fois, en jurant ses grands dieux que les embauches vont se multiplier et qu’il faut juste être un peu patient, mais je me mets à la place d’un jeune qui, lui, est confronté à la dure réalité actuelle de l’emploi. Pour combien d’entre eux on avait prédit un avenir en or s’il suivait tel ou tel cursus, et les voilà maintenant le bec dans l’eau, sous le prétexte, entre autres, que «le secteur est cyclique»?
C’est en cela que je me suis permis de mettre un bémol à tous ces beaux chiffres avancés par Emploi-Québec et consors. Je pense qu’il est plus prudent de les prendre avec des pincettes – sans pour autant les rejeter -, et non les clamer haut et fort comme des quasi-certitudes. D’ailleurs, une dernière petite question : combien des prévisions sur l’emploi et les «carrières d’avenir» des années précédentes se sont-elles véritablement concrétisées dans l’année qui a suivi?
Une fois de plus, je dis cela juste pour souligner le risque inhérent à toute prévision : Nassim Nicholas Taleb considère dans «Le Cygne Noir» que «toute prévision du futur et projection de probabilités apparaissent comme une illusion, et ne font que renforcer l’impact de ces «cygnes noirs»»…
Rédigé par Éric Grenier le 31-01-2012
Bonjour Olivier,
Concernant le gel d'embauche en éducation, je tiens à préciser que ce gel ne concerne que les emplois de fonctionnaires, tout au plus quelque 75 000 postes, sur les centaines de milliers d'autres du secteur public. Il faut quand même être capable de faire la différence entre «fonction publique» et «secteur public». Le gel ne concerne aucunement les besoins de première ligne dans les réseaux de la santé et de l'éducation, comme les enseignants, les infirmières et les médecins. Par exemple, les conventions collectives du secteur de l'éducation en vigueur prévoient l'embauche de milliers de ressources.
Par ailleurs, nos chiffres proviennent en effet, et en partie, des travaux d'économistes d'Emploi-Québec. Ces données tiennent compte des perspectives économiques et démographiques pour chacun des secteurs et chacune des régions. Je ne sais pas depuis quand des prévisions économiques d’économistes sont constituées à partir des «besoins à venir si l’on entend faire perdurer l’activité économique d’un secteur ou d’une région telle qu’elle est aujourd’hui» et ne tiennent pas compte «de l’évolution globale de l’économie du Québec, ni même des secteurs et des régions.»
Pour ce qui est des remplacements des départs à la retraite, les données d’Emploi-Québec tiennent compte du fait que ce n’est pas tous les départs qui seront comblés. Et aussi, je présume que jamais Les Affaires n’aurait osé titrer que l’aérospatiale est un secteur appartenant au passé pour le Québec. Vrai que c’est un secteur cyclique, et ça, on le dit depuis 15 ans, ça n’en pas pour autant d’un secteur sans avenir. Quant ce sont les employeurs eux-mêmes qui nous disent qu’ils ont des milliers d’emplois disponibles, ça doit bien valoir quelque chose comme information.
Éric Grenier
Rédacteur en chef
Jobboom
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