Comment faire pour inspirer confiance?

Publié le 20/02/2013 à 06:09, mis à jour le 20/02/2013 à 06:07

Comment faire pour inspirer confiance?

Publié le 20/02/2013 à 06:09, mis à jour le 20/02/2013 à 06:07

La confiance est nécessaire pour aller loin... Photo: DR

BLOGUE. Certains ont le don de s'attirer la sympathie et l'admiration des autres au point de leur faire faire à peu près n'importe quoi, d'autres suscitent au contraire méfiance et scepticisme. Pourquoi? Qu'est-ce qui fait que les uns ont une influence considérable sur autrui, et les autres, aucune? C'est très simple : les premiers inspirent confiance, pas les autres.


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Pas de leadership sans confiance, donc. Le hic? C'est que ceux qui devraient inspirer confiance ne le font pas. Le Baromètre de la confiance 2013 de l'agence de relations publiques Edelman a en effet mis au jour un fait renversant : moins de 1 personne sur 5 a confiance dans ce que dit publiquement un PDG. Pis, les gens accordent moins de crédit aux propos d'un PDG qu'à ceux de l'un de ses employés!


«Nous assistons ces temps-ci à l'effondrement de la traditionnelle "pyramide de l'influence", qui considérait depuis des décennies que l'autorité venait d'en haut, et par suite que plus on était situé haut dans la structure organisationnelle pyramidale d'une entreprise, plus on inspirait confiance. Cette pyramide est en train d'être supplantée par une autre, la "pyramide de la communauté", où les acteurs les plus influents sont les activistes sociaux (dirigeant d'une ONG,…), les consommateurs et les employés. Cette toute nouvelle pyramide reflète la démocratisation de l'influence que nous vivons de nos jours», explique Ben Boyd, président global, pratiques d'affaires, d'Edelman.


Ainsi, nous assistons à deux phénomènes concomitants :


> Une crise de confiance envers les leaders. L'étude montre à ce sujet que les principaux reproches qui leur sont adressés au Canada sont :


– Ils ne donnent pas les vraies raisons de leurs décisions d'affaires (30%);


– Ils se livrent à la corruption et/ou à la fraude (29%);


– Ils affichent une faible performance et/ou font preuve d'incompétence (15%);


– Ils manquent de transparence (13%);


– Il n'y a pas de vrai contrôle sur leurs décisions d'affaires (12%).


> Un bouleversement majeur dans les zones d'influence. Les PDG, entre autres, ont perdu de leur aura.

À propos de ce blogue

EN TÊTE est le blogue d’Olivier Schmouker. Sa mission : aider chacun à être plus épanoui dans son travail. Olivier Schmouker est rédacteur en chef du magazine Premium , chroniqueur du journal Les affaires, conférencier et auteur du bestseller «Le Cheval et l'Âne au bureau» (Éd. Transcontinental, 2013).

Olivier Schmouker

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