Vous voulez réussir? Faites échec à... l'échec

Publié le 08/02/2017 à 11:52, mis à jour le 08/02/2017 à 11:21

Vous voulez réussir? Faites échec à... l'échec

Publié le 08/02/2017 à 11:52, mis à jour le 08/02/2017 à 11:21

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Saviez-vous que certains fonds d’investissement ne traitent qu’avec des entrepreneurs qui ont connu des échecs? Saviez-vous que dans certaines régions du monde, le terme «échec» n’existe même pas?


L’échec est omniprésent tout au long de notre vie. De nos premiers pas au premier tour de bicyclette, de notre premier amour à notre première recette Ricardo, rares, voire inexistants, sont ceux qui vivent une vie couronnée de succès.


Malgré le fait qu’on le connaît tous très bien et qu’on le côtoie au quotidien, nous avons encore une immense peur envers ce tout petit mot de cinq lettres. Un mot tellement puissant que certains d’entre nous préfèrent même ne rien faire afin de l’éviter.


Je vous l’accorde, l’échec n’est pas agréable à vivre et je comprends entièrement l’aversion qu’on lui porte. Mon propre parcours en est parsemé. Qu’il soit personnel, scolaire, amoureux ou professionnel, je l’ai vécu plus d’une fois, croyez-moi!


Au fil des ans, j’ai appris à vivre différemment avec celui-ci. J’ai appris à l’apprivoiser, à le voir venir, à le battre et surtout à tout faire pour l’éviter. Un peu comme un chasseur aguerri, l’expérience m’a permis de réaliser qu’il fallait que je me mette dans la peau de ma proie afin de la comprendre.


Après tout, échouer est normal. Que l’on pense aux plus grands sportifs, artistes, politiciens, hommes et femmes d’affaires qui ont marqué l’histoire, l’échec fait partie intégrante de leur parcours. Certains échecs sont même d’excellentes nouvelles. Jamais je ne me serais lancé dans l’univers de la vodka sans l’échec de mon restaurant.


Nous mettons trop d’emphase sur l’échec et pas assez sur les façons de le surmonter.


Bien que certains sont plus durs à avaler que d’autres, il faut considérer l’échec comme une virgule et non comme un point final.


C’est sur une plage de Kennebunkport le 15 août 2016 que j’ai réalisé qu’on ne naît pas avec la peur de l’échec, mais que nous la développons en grandissant.


Victoria, ma fille, faisait ses tout premiers pas ce jour-là. Je ne peux pas compter toutes les fois qu’elle est tombée sur ses fesses. Elle n’avait aucune conscience de ce qu’était l’échec.


Elle était plutôt née, comme nous tous, avec le pouvoir de la persévérance. Pas après pas, chute après chute, elle prouvait que l’important n’était pas le nombre de fois que l’on tombe, mais bien le nombre de fois que l’on se relève.


Notre vision de l’échec doit changer. La peur d’échouer empêche trop de gens de se lancer en affaires, d’aller encore plus loin, d’atteindre les plus hauts sommets.


Je le sais, c’est toujours plus facile à dire qu’à faire. J’ai encore, moi aussi, une certaine peur de l’échec, après tout, le contraire serait dangereux.


Cependant, je ne le laisse plus la peur décider pour moi. Je prends bien le temps d’analyser les décisions difficiles que j’ai à prendre au quotidien, et ce, tout en réalisant que l’échec est une possibilité.


Et si un jour je revis un échec, je ferai comme Victoria, je ne m’apitoierai pas sur mon sort et je me relèverai rapidement.

À propos de ce blogue

Je me suis lancé en affaire sans trop savoir ce que c’était. Je suis devenu un entrepreneur sans aucune idée de l’aventure dans laquelle je me lançais. Je suis maintenant le dirigeant d’une entreprise qui a le vent dans les voiles. Après avoir complété mon baccalauréat en science politique à l’Université de Montréal et surtout après avoir vécu une première expérience catastrophique en affaire (dans l’univers de la restauration), j’ai décidé de me lancer dans la production de vodka… sans trop savoir ce que je faisais ! À travers ce blogue, je vais vous amener dans les coulisses de l’entrepreneuriat, dans l’antichambre du succès. Une réalité partagée par des milliers de jeunes et moins jeunes entrepreneurs, une réalité qui gagnerait à être partagée !

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