Le vent entrepreneurial souffle toujours sur le Québec

Publié le 15/01/2019 à 12:25

Le vent entrepreneurial souffle toujours sur le Québec

Publié le 15/01/2019 à 12:25

Un groupe de cinq jeunes entrepreneurs.

(Photo: 123rf.com)

BLOGUE INVITÉ. Nous venons tout juste de clôturer la troisième période d’inscription du Mouvement Adopte inc. Nous avons reçu cette année plus de 350 inscriptions. Dans quelques jours, nous aurons la liste finale des 25 «adoptés» qui bénéficieront d’une année d’aide entrepreneuriale auprès de mentors. 


Pour ceux qui ne connaissent pas le programme, Adopte inc. crée des ponts entre des entrepreneurs à succès et des entrepreneurs émergents. Une expérience entrepreneuriale qui vise à donner un coup de pouce à la relève, tant sur le plan financier que stratégique, à un moment de la vie de l’entreprise qui est bien souvent jalonnée d’embûches: les débuts. 


Depuis maintenant trois ans, je suis aux premières loges du programme, en faisant parti du comité de sélection. L’une de mes tâches est de passer à travers tous les dossiers. De plus, je m’assure tout au long de la période d’inscription d’inviter, à travers des courriels ou des messages directs sur les réseaux sociaux, des entreprises ou entrepreneurs qui, je pense, pourraient grandement profiter de notre aide. L’objectif est simple: nous voulons propulser les entrepreneurs émergents vers le succès. 


Ayant reçu plus de 1000 candidatures depuis le lancement du Mouvement, j’ai pu tâter le pouls de l’univers des start-up. À travers leurs inscriptions, je lis et entends leurs désirs, leurs souhaits, leurs inquiétudes. Surtout, je vois dans quelle tendance et sous quelle forme le Québec inc. de demain sera constitué. Bien sûr, cette analyse n’est pas scientifique, mais un échantillon de plus de 1000 entrepreneurs donne une bonne idée.


Le désir d’entreprendre


Nous vivons au Québec un désir d’entreprendre. Le vent entrepreneurial souffle depuis une bonne dizaine d’années et ne semble pas vouloir s’estomper. Jeunes et moins jeunes, francophones et anglophones, d’ici ou d’ailleurs… tous espèrent se lancer en affaires. 


Toutes les statistiques le démontrent: les programmes d’aide pullulent, les incubateurs et accélérateurs débordent, même le financement, denrée rare pour la majorité des jeunes entrepreneurs, est accessible! Fini le 9 à 5, aujourd’hui on veut devenir entrepreneur. 


Vive les produits de consommation


Le centre d’intérêt de nos jeunes entrepreneurs est aussi en pleine mutation. Il y a à peine quelques années, les applications mobiles, le «big data» et tout ce qui tourne autour de la technologie était le centre de l’univers. Aujourd’hui les produits de consommation brillent de plus en plus aux quatre coins de la province, de la pâte à biscuit aux maillots de bain en passant par les boissons énergisantes naturelles. Le «Made in Québec» se porte de mieux en mieux et la qualité des produits est au rendez-vous. Nous sommes en train de vivre une véritable révolution commerciale.


Les entrepreneures arrivent à vitesse grand V 


Longtemps enfant pauvre, l’entrepreneuriat féminin connaît aussi une fulgurante ascension. Les Québécoises emboîtent aussi le pas du monde des affaires et le font avec brio. Depuis les débuts du Mouvement Adopte Inc., sur plus de 1000 inscriptions, près de la moitié proviennent de femmes entrepreneures. 


C’est fou de réaliser à quel point, en à peine une décennie, le portrait de l’entrepreneuriat a changé au Québec. Transformer une économie n’est jamais une tâche facile et nécessite bien souvent de profonds changements qui prennent énormément de temps. Au Québec, ce changement rapide s’est fait grâce à l’ambition et à la vision de dizaines de milliers de personnes qui ont décidé de foncer et de croire en leur rêve. On ne peut que leur souhaiter un franc succès!


 

À propos de ce blogue

Je me suis lancé en affaire sans trop savoir ce que c’était. Je suis devenu un entrepreneur sans aucune idée de l’aventure dans laquelle je me lançais. Je suis maintenant le dirigeant d’une entreprise qui a le vent dans les voiles. Après avoir complété mon baccalauréat en science politique à l’Université de Montréal et surtout après avoir vécu une première expérience catastrophique en affaire (dans l’univers de la restauration), j’ai décidé de me lancer dans la production de vodka… sans trop savoir ce que je faisais ! À travers ce blogue, je vais vous amener dans les coulisses de l’entrepreneuriat, dans l’antichambre du succès. Une réalité partagée par des milliers de jeunes et moins jeunes entrepreneurs, une réalité qui gagnerait à être partagée !

Nicolas Duvernois