Ce que j'ai appris de mon premier million

Publié le 23/11/2017 à 13:01

Ce que j'ai appris de mon premier million

Publié le 23/11/2017 à 13:01

[123RF]

Rares sont les mots qui font autant rêver que le mot «million». Que ce soit en revenus personnels, en revenus d’entreprises ou en nombre de consommateurs, être millionnaire est un objectif que beaucoup d’entrepreneurs visent.


Plus par symbolisme que par avidité, atteindre le million était pour moi un gage de réussite. Après tout, ce n’est pas rien. Malheureusement, ce chiffre semble perdre sa valeur par la surexposition de succès démesurés se chiffrant dans les milliards.


C’est assez dangereux. Je me rappelle d’une discussion que j’ai eue avec un jeune entrepreneur qui me parlait de sa «petite» entreprise avant de me dire qu’il approchait les quatre millions de revenus!


Pendant des années, j’ai rêvé d’atteindre le million. Puis un jour, il y a quelques années, je l’ai atteint. Voici ce que j’ai appris de cette quête.


C’est beaucoup plus complexe que l’on ne le croit


Un peu comme gravir l’Everest, atteindre le club des millionnaires est beaucoup plus complexe que je ne le pensais. Chaque bouteille que l’on vendait semblait, pour une raison que je n’arrivais pas à m’expliquer, m’éloigner de cet objectif. Puis, une fois que j’ai arrêté de me concentrer sur le chiffre d’affaires annuel et mettre plutôt toute mon énergie sur les performances mensuelles, le Saint Graal semblait beaucoup plus accessible. Trop de jeunes entrepreneurs se lancent en affaires pour faire de l’argent. Concentrez-vous plutôt sur ce qui vous permettra d’en faire.


Beaucoup plus facile d’avoir des millions en dettes


Comme nous le voyons malheureusement presque au quotidien, il est beaucoup plus facile de perdre des millions que d’en faire. Le monde des affaires est sans pitié et n’hésite pas une minute à détruire sur son passage toute entreprise qui ne fait pas attention à ses finances. Bien qu’il me fasse mal de l’écrire, une saine gestion des finances est ce qui est le plus important dans une entreprise.


Moi, l’entrepreneur créatif qui veut en permanence prendre des risques, investir à droite et à gauche afin de développer de nouveaux produits, de nouveaux marchés, j’ai dû apprendre à vivre avec cette réalité. Mieux vaut un dollar bien investi que dix dans l’incertitude. Après avoir accumulé, lors du lancement de mon entreprise, d’importantes dettes, j’ai finalement compris, après quelques erreurs, qu’une entreprise saine financièrement est la base de tout succès à long terme.


Un million c’est bien, mais deux, c’est mieux


Il faut arrêter de faire l’autruche. Nous avons une relation malsaine avec l’argent qu’il faut briser. Qui y a-t-il de mal à réussir en affaires? En quoi est-ce mauvais de faire de l’argent? Comment reprocher à un entrepreneur qui a pris tous les risques de profiter de son retour sur investissement une fois la «sale job» faite?


Soyons plutôt fiers de ceux qui réussissent et espérons, sans obligation de leur part, qu’ils redonnent à la société d’une manière ou d’une autre. Personnellement, j’ai une vie totalement différente de celle que j’avais il y a à peine quelques années. Je me réjouis de voir mon entreprise connaître de folles années de croissance.


J’ai atteint 1% de ce que je veux faire et vise maintenant un autre type de million, celui de bouteilles vendues. Et un peu comme un verre de lait, un million c’est bien, mais deux ce serait mieux!


 

À propos de ce blogue

Je me suis lancé en affaire sans trop savoir ce que c’était. Je suis devenu un entrepreneur sans aucune idée de l’aventure dans laquelle je me lançais. Je suis maintenant le dirigeant d’une entreprise qui a le vent dans les voiles. Après avoir complété mon baccalauréat en science politique à l’Université de Montréal et surtout après avoir vécu une première expérience catastrophique en affaire (dans l’univers de la restauration), j’ai décidé de me lancer dans la production de vodka… sans trop savoir ce que je faisais ! À travers ce blogue, je vais vous amener dans les coulisses de l’entrepreneuriat, dans l’antichambre du succès. Une réalité partagée par des milliers de jeunes et moins jeunes entrepreneurs, une réalité qui gagnerait à être partagée !

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