(1er partie)
Tout d’abord, détruisons le mythe qui veut que, plus on vieillit, plus on devrait
privilégier les obligations ou les produits générant un revenu fixe au détriment
des actions.
Évidemment, quand on constitue un portefeuille, on ne veut pas passer des
nuits blanches à s’en inquiéter. Mais, tout aussi important, on veut s’assurer de
ne pas épuiser tout son avoir (autrement dit, son capital) avant de mourir. Dans
cette perspective, on doit apprendre à s’accommoder, sa vie durant, d’un portefeuille
beaucoup plus volatile que par les décennies passées. La raison? On a
aujourd’hui une espérance de vie beaucoup plus élevée que par le passé.
Il y a quelques décennies à peine, on pouvait travailler jusqu’à 62 ou 63 ans, et
l’espérance de vie se situait à environ 65 ans. La durée de financement de la
retraite dépassait à peine trois à cinq ans. Aujourd’hui, chacun espère prendre
sa retraite à 60 ans, alors que l’espérance de vie avoisine les 85 ans, femmes et
hommes confondus. Notre plan de retraite doit donc s’appliquer à une période
de vingt-deux à vingt-cinq ans, soit une période quatre à huit fois plus longue
que par le passé.









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