image

L'immobilier...est-ce encore le temps?

Michel Marcoux . les affaires.com . 08-06-2012 (modifié le 08-06-2012 à 13:34)

Évidemment si nous avions une boule de cristal infaillible pour prévenir l’avenir, notre travail d’investisseur serait grandement facilité. Mais voilà, malgré les nombreuses interventions des analystes, économistes ou même gourou de tout acabit, il est toujours aussi difficile ou impossible de prévoir ou de connaître l’avenir.


En fait, pour moi il est évidement qu’il est impossible de connaître l’avenir et que ce n’est qu’une perte de temps de tenter te prévoir…l’imprévisible. Par contre, il m’importe à l’occasion de prendre un temps d’arrêt pour estimer les probabilités de certains phénomènes financiers.


Prenons par exemple l’immobilier. Face aux rendements décevants des marchés boursiers depuis quelques années, plusieurs investisseurs seraient tentés de délaisser le marché des titres et des obligations pour investir dans l’acquisition d’un bien immobilier.


Historiquement en moyenne, l’achat d’une propriété représente environ 3 fois le revenu annuel d’un citoyen, et ce, peu importe l’endroit sur la planète. En Chine, le multiple est actuellement d’environ 19 fois le revenu annuel moyen, ce qui est très élevé et inquiète de nombreux observateurs. Chez nos voisins du sud, le multiple était de 4,5 fois avant la dernière crise immobilière, et nous connaissons tous les résultats catastrophiques. Des quartiers complets de maison vide sous saisi, des maisons qui peinent à trouver des acheteurs à des prix de moitié de ce qu’ils ont été avant la crise, et ce, malgré l’intervention massive du gouvernement américain. Au Canada, il est actuellement entre 4,5 et 5 fois le revenu annuel moyen et de 10 fois à Vancouver.


Sommes-nous à l’aube d’une crise au Canada? Sommes-nous à la fin ou au début d'une bulle? Va-t-elle éclater et quand? Aucune réponse pour ces questions. Mais d’un simple point de vue de …probabilité, il m’apparait évident que le risque est trop élevé pour moi!

4 commentaires

YBertrand le 10-06-2012

Bonjour. @monsieur Henley. Contrairement à ce que vous affirmer. Un immeuble neuf dispose d'une période de cinq années pour régulariser ses taux de location, son propriétaire peut donc augmenter à volonté pour rencontrer les besoins de la demande, ce qui n'est pas possible pour les immeubles existants. Dans le domaine commercial, les grands portefeuilles de locations commerciales pour le marché du détail démontrent des profits en chûte libres depuis 2009 et plus de la moitié sont en déficit depuis 2010. Vous pourrez constater que de plus en plus de locaux sont libérés dans les grands centres commerciaux partout au Québec et en Ontario. Plusieurs petits centres commerciaux (dits en rangé) qui comportent normalement moins de six commerces) sont entièrement vides et à vendre et continuent à se multiplier. Aux USA, toutes les grandes firmes de propriétés foncières sont en déficit, les locaux commerciaux de la "Big Apple" pourtant le centre de l'économie américaine détient le record de l'innocupation qui était au 31 décembre dernier de 14%. Ce n'est pas sans raison que plusieurs projets deux tours qui devaient être limithrophes au nouvel édifice qui remplacera les deux tours du 1et 2 WTC ne seront pas construite avant 2015 et ce à condition que la demande sont suffisante, ils devaient être prêt pour le début de 2013. D'ailleurs, le nouveau 1, WTC (Freedom tower) ne sea accupé qu'à 41% lors de son inauguration prochainement après avoir rencontré plus d'un milliard de dollars en dépassement de coûts (22%). Deux locataires importants se sont désistés en 2011. La société Silverstein, le plus gros propriétaire d'édifice commerciale de New York s'est retiré du projet pour le laisser entre les mains de la Ville de New-York (Port of Authority) qui cherche toujours un locataire depuis 2006. Silverstein qui a conservé la location du terrain du 7, WTC est toujours vide et aucun projet ne semble en marche. C'est la même situation partout, notamment au Texas (Houston et Dallas), Californie (SFO et LA) et l'Ohio ainsi que la ville de Chicago, les plus touchés par la récession. Non seulement les revenus sont en baisses mais les prix de location ont aussi drastiquement diminués depuis cinq ans sur tous les marchés causé par la mise à pieds de millions d'employés de bureaux depuis 2007. Au Canada, il n'y a qu'en Alberta où tout va bien mais la construction est lente, la Caisse de dépôt par le biais de sa filliale Ivanhoe Cambridge ont laissé tomber des développements à Montréal, Ottawa et Toronto en faveur d'investissement en Alberta depuis 2004 (vers). Merci et bonne journée.

Tous les commentaires >