Retour à la normalité des règles hypothécaires


45 commentaires sur cet article.

Rédigé par le 09-07-2012

@YBertrand Vous dites: "Il est anormal et sans étique d’utiliser un blogue pour faire la promotion de son entreprise. Pour un professionnel c'est pas fort." Pourtant, c'est justement ça le blogging. La façon No.1 de faire parler de son site ou de son blogue est d'abord d'avoir du contenu intéressant, ensuite c'est d'aller commenter d'autres blogues ou sites web sur un même sujet, en y laissant sa trace. Aucun manque d'étique là dedans. J'aime mieux voir quelqu'un qui affiche son vrai nom et son site web plutôt que de voir des anonymes ou des pseudonymes. Steve de jeuneinvestisseurimmobilier.com

Rédigé par Incubus le 07-07-2012

"Il est anormal et sans étique d’utiliser un blogue pour faire la promotion de son entreprise" Je ne pense pas que les 2 deux piques qui carburent à la dette fréquentent le site du journal des affaires. Evidement, il y a sûrement des exceptions. Pierre Leblanc a quand même un baccalauréat en administration des affaires.

Rédigé par YBertrand le 06-07-2012

Bonjour. Bonjour. @monsieur dettes.ca Il est anormal et sans étique d’utiliser un blogue pour faire la promotion de son entreprise. Pour un professionnel c'est pas fort. Pour un CPA, CMA, CIRP, et Syndic vous démontrez que vous n’avez pas appris beaucoup durant vos études, c’est bien beau les titres mais l’intelligence ne vient pas avec ceux-ci comme je peut m’apercevoir. Continuez à regarder Le Banquier sur “ti vi a” sur votre écran 80 pouces et attendez qu’un huissier vienne frapper à votre porte avec un bref de saisie.

Rédigé par fruitloops101 le 05-07-2012

pour ceux qui le peuvent, c'est le temps de sortir... http://business.financialpost.com/2012/07/05/tepid-numbers-spur-call-to-cash-out-of-housing-market/

Rédigé par Réaliste1 le 04-07-2012

@dettes.ca. "Pour une personne ayant une propriété d’une valeur de 300 000 $ désirant consolider ses cartes de crédit en augmentant son hypothèque, les nouvelles règles ne lui permettront pas d’utiliser 15 000$ de la valeur de sa propriété." Oui et c'est une très bonne affaire... Terminé ou presque de se servir d'une hypothèque comme un guichet automatique et retour graduel à la responsabilisation! Il était à-peu-près temps surtout que ce sont l'ensemble des contribuables qui cautionnent ces indisciplinés financiers. Vous n'avez qu'à demander à nos grandes banques "super solides" de prendre ces risques supplémentaires, qu'en pensez-vous?? Je connais des gens qui ont de très bas revenus et qui n'ont aucune dette. S'endetter est pratiquement toujours une question de choix et on doit ensuite assumer ce choix. Tu veux des bébelles que tu n'as pas les moyens de t'offrir contre un paiement de 20% en intérêts annuels?? Eh bien tu es responsable de payer 20% d'intérêts annuels, point barre!

Rédigé par dettes.ca le 04-07-2012

La décision du Ministre de resserrer de nouveau les règles pour les prêts hypothécaires aura des répercussions importantes pour les moins bien nantis qui rêvaient d’acquérir une propriété ou qui avaient le besoin d’emprunter sur la valeur de leur propriété afin de consolider leurs dettes de carte de crédit et autres prêts. S’il est vrai que sur la période du terme une famille fera des économies en remboursant le plus rapidement son prêt, elle devra toutefois subir des mensualités plus élevées qui pourraient même l’empêcher de devenir propriétaire, ou la forcer à équilibrer son budget en utilisant les cartes de crédit. Pour une personne ayant une propriété d’une valeur de 300 000 $ désirant consolider ses cartes de crédit en augmentant son hypothèque, les nouvelles règles ne lui permettront pas d’utiliser 15 000$ de la valeur de sa propriété. Elle devra donc continuer à payer un taux d’intérêt de près de 20% sur ses cartes de crédit. En effectuant que le paiement minimum, cette personne aura une mensualité de départ de 450$ et prendra plus de 25 ans pour rembourser le solde et 18360$ en intérêts. Si cette personne aurait pu augmenter son hypothèque pour une somme équivalent à ce 5% supplémentaire de la valeur de sa propriété, l’augmentation de l’hypothèque aux taux de 4% n’exigerait qu’un versement mensuel de 79$ et 8869$ d’intérêts. Quoique l’intention du Ministre soit louable, n’empêche qu’une personne dans une telle situation devra assumer un coût supplémentaire de 9491$, absolument rien pour lui venir en aide ! Cette famille pourrait donc devoir se résoudre à vendre sa propriété afin de rembourser ses dettes, faire une proposition de consommateur à ses créanciers ou même faire faillite. Pierre Leblanc, CPA, CMA, CIRP, Syndic

Rédigé par Olivier M. le 04-07-2012

Nous voilà rassurés : http://www.lesaffaires.com/mes-finances/planification/hypotheque-les-canadiens-auront-rembourse-dans-15-ans/546155

Rédigé par YBertrand le 03-07-2012

Bonjour. @monsieur Réaliste1. Veuillez consulter les archives du site de monsieur Rabidoux à http://theeconomicanalyst.com/cat_archive/1/0 vous pourrez constater le nombre de reprises où il invoque des scénarios d'apocalypse au Canada. Merci et bonne journée.

Rédigé par YBertrand le 03-07-2012

Bonjour. @monsieur Réaliste1. Il est clair que la monté des prix des résidences depuis 2003 est hors de tout sens commun et que tel que discuté environ 100,000$ sur une maison de 330,000$ est purement de la spéculation et provoquée une augmentation des marges de profits des entrepreneurs généraux qui en ont grandement profité. Vouloir ignorer ses faits est de la pure démagogie. Ce dont j’ai de la difficulté à convenir est tous ses scénarios de “housemagedon” qui ont certes moins d’emprise qu’en 2008. Même M. Rabidoux commence à le reconnaître, le taux d’endettement par produits de crédits autre que l’hypothèque prend de plus en plus de place d’année en année. D’ailleurs les dernières études effectuées par le ministère de la finance démontrent que le total des intérêts payés pour des dettes de produits de crédits autre que l’hypothèque dépasse grandement celui généré par les hypothèques. Raison pour laquelle le ministre des finances veut s’attaquer maintenant aux taux des produits de crédits (carte de crédits, ligne de crédit, ligne de crédit hypothécaire, prêts personnels etc) afin de ne pas courir après sa queue en obtenant des gains sur les méthodes et résultats des hypothèques pendant que les mêmes citoyens ou des nouveaux s’endettent perpétuellement grâce à des produits de crédits beaucoup plus dispendieux et accessibles. En passant il ne s’agit pas de centaines de milliards mais bien de 69$ milliards tel que les documents à la source l’indiquent. http://www.policyalternatives.ca/publications/reports/big-banks-big-secret du Centre Canadien de Politiques Alternatives qui ont colligé les données. L’endettement n’est donc plus dû en grande majorité aux hypothèques mais bien de près de 50% des autres produits de crédits. Pour reprendre une citation présentée par monsieur fruitloops “The price-to-rent ratio now indicates that Canadian properties are 76% overvalued, though things look less bubbly on the income measure and Canadian lenders are a far more disciplined bunch than pre-crisis American lenders were”. Nous apprenons donc cinq ans plus tard que le démon des hypothèques n’est pas seul à la table d’une possible débâcle, il y a aussi les produits de crédits. Je crois que cela nous donne une nouvelle perspective sur qui sera dans la gadoue puisque les banques seront les seules perdantes d’une débâcle des produits de crédits en plus des pertes encourues quoique moins significatives lors de défaut de paiement d’une hypothèque. Merci et bonne journée. Il est sans contredit que les personnes qui s’endettent en plus du fardeau de leur hypothèque sont soit totalement inconscientes ou irrespondsables. Merci et bonne journée.

Rédigé par fruitloops101 le 02-07-2012

Nous parlons de M Robidoux, mais plusieurs autres sont du même avis, en commençant par «The economist » qui écrit « Canadians have reason to quake at the wrenching correction going on south of the border. House prices in Canada are above their 2007 mark, and appreciation accelerated from the third quarter of 2011 to the fourth. The price-to-rent ratio now indicates that Canadian properties are 76% overvalued, though things look less bubbly on the income measure and Canadian lenders are a far more disciplined bunch than pre-crisis American lenders were. The government hopes to prod markets into a slowdown by toughening financing rules.” Aussi, Maurice Marchon, professeur aux HEC, que j’ai cité dans un commentaire précédent, Stephen Jarislowsky, selon qui l’immobilier à Montréal est surévalué d’au moins 25 % http://www.lesaffaires.com/secteurs-d-activite/immobilier/immobilier-la-chute-pourrait-etre-brutale-previent-jarislowsky/511983 et je pourrais continuer longtemps. Tous ces économistes qui osent affirmer que l’immobilier canadien (et québécois) est rendu à des niveaux dangereux ont un point en commun : ils sont indépendants et ne sont pas rattachés à l’industrie immobilière. Une chose est sûre, le gouvernement doit commencer à sentir la soupe qui colle pour intervenir comme il le fait, et certains dont Moody’s http://www.theglobeandmail.com/report-on-business/moodys-warns-on-mortgage-debt/article4369806/ pensent qu’il aurait dû agir avant… bonne journée!

Rédigé par Réaliste1 le 02-07-2012

@M. YBertrand. Il reste que M. Rabidoux a créé une panoplie de graphiques forts intéressants. Ces graphiques font ressortir les vrais problèmes de l'immobilier au Canada soit la tendance insoutenable à long terme de l'endettement des ménages ainsi qu'une allocation disproportionnée du capital envers ce secteur (le "all in" dont je parlais dans un commentaire précédent). Les quelques graphiques suivants en disent très long à ce sujet: http://theeconomicanalyst.com/content/charting-growth-canadas-mortgage-monster-what-now-mr-flaherty. Plusieurs mentionnent qu'il ne s'est rien passé depuis 2008 alors que des cris d'alarme sont lancés depuis 4 ans... Puisque la SCHL a "pompé" le marché à coups de centaines de milliards de $$$ durant cette période, il était à-peu-près impossible qu'il se produise une chute des prix car ces centaines de milliards de $$$ ont complètement dopé la demande. En fait, je n'ai jamais entendu dire que M. Rabidoux prévoyait une chute importante des prix entre les années 2008 et 2012. Son analyse est logique: si ces centaines de milliards de $$$ rendu possible par la vaste intervention de la SCHL a eu comme résultat de faire exploser les prix depuis 2006, pourquoi l'effet inverse sur les prix ne pourrait pas se produire lorsque ces imposantes interventions disparaîtront et ne doperont plus la demande??: http://www2.macleans.ca/2012/04/23/the-under-the-radar-changes-that-may-soon-deflate-or-pop-the-housing-bubble/.

Rédigé par YBertrand le 02-07-2012

Bonjour. @monsieur fruitloops. Nous parlions en terme de comparaison et non du sujet de la bubulle éternelle dont il y a autant d’opinions que d’analystes. Je suis entièrement d’accord avec monsieur Tamsin McMahon qui dit “Ben Rabidoux, who runs The Economic Analyst website and parlayed his OBSESSION with watching the housing market into a job with a Wall Street firm that advises institutional investors on how not to get caught up in the Canadian miracle/disaster.” En réalité monsieur Rabidoux n’a jamais travailler pour une firme d’investisseurs institutionnels, il est présumé employé chez M Hanson Advisors qui est une entreprise d’études de marché dont l’adresse et numéros de téléphones sont inconnus, vous ne pouvez les rejoindre que par courriel, WOW,ça c’est du sérieux incomparable. Le site de son employeur M Hanson a son serveur enregistré à Annan, Ontario, le problème est qu’il n’y a aucune municipalité de ce nom en Ontario ni en Amérique du Nord. Il y a un seul village en Écosse qui porte ce nom. M. Rabidoux est connu et devenu un alarmiste de première ligne avec des rumeurs et prédictions qui ne finissent jamais par se concrétiser. Il est d’ailleurs un des précurseurs du “housmagedon” au Canada depuis la fin 2008. Il a une vue “américaine” de l’économie qu’il applique sans appuyer la règle “mutatis mutandis” au marché et économie du Canada en se fiant sur tantôt un type de ratio parfois un autre mais sans égard à l’équité et l’ensemble des facteurs influants. Il commence à peine à parler du fardeau de dettes que représentent les produits de crédits (hors hypothèque) qui gruge l’économie des citoyens tel que j’en faisais part précédemment. Un bon exemple est lorsqu’il compare la SCHL dont les normes sont devenues relaxes durant une très courte durée à Freddie et Fanny qui ont déconné durant 15 ans et ont beurrer leurs indécences par des fraudes de plusieurs centaines de milliards chacun. Nous sommes loin du dérapage de la SCHL et du gouvernement du Canada. Poor Rabidoux, its not his fault, he has a silver foot in his mouth. Vous tombez dans le même piège en disant “La moyenne historique, MONDIALE, est d’environ 3 à 4X les revenus familiaux. Actuellement, il est d’environ 6 à 7 X au CANADA” hors depuis 60 ans je n’ai jamais connu un ration de 3 à 4 fois les revenus familiaux au Canada et je peux vous en parler longtemps car mon père était un entrepreneur général d’importance à Ottawa jusqu’en 1978. De plus le Canada ce n’est pas les USA, ni le Bangladesh et encore moins Dubai et Kuwait City, où les citoyens ne payent pas leurs résidences, elles leurs est offertes par le grand papous lorsqu’un couple se marie. Merci et bonne journée.

Rédigé par fruitloops101 le 02-07-2012

Le pire temps pour investir dans l'immobilier c'est MAINTENANT http://www.majorblog.net/2011/06/23/montreal-immobilier-revente-maison/

Rédigé par fruitloops101 le 02-07-2012

correction, voici le lien:http://www.economist.com/node/21551486

Rédigé par fruitloops101 le 02-07-2012

Voici mon opinion : Peu importe le débat sur les coûts de construction aux USA vs Canada, les terrains, taxes etc. l’élément principal est la capacité de payer du citoyen et la meilleure évaluation est le ratio Prix/revenus. La moyenne historique, mondiale, est d’environ 3 à 4X les revenus familiaux. Actuellement, il est d’environ 6 à 7 X au Canada (incluant Montréal, qui est même plus élevé encore). Juste cela devrait nous alarmer. Selon un article de la revue Anglaise « The Economist », le Canada est MAINTENANT un des pays les plus chers au monde, en comparaison du revenu moyen. __ http://www.economist.com/node/21551486__Le gouvernement et l’industrie sont allés trop loin pour pomper le marché et assurer une croissance économique artificielle. Des fois, ça prend un regard extérieur pour voir la forêt…autres articles :__ 1_http://www.majorblog.net/2012/04/06/a-montreal-il-vaut-mieux-louer-un-appartement-que-d%E2%80%99acheter-une-maison/ 2___http://www2.macleans.ca/2012/04/23/the-under-the-radar-changes-that-may-soon-deflate-or-pop-the-housing-bubble/__3_ http://www2.macleans.ca/2012/02/28/youre-about-to-get-burned/ et mon blog préféré : 4__http://www.greaterfool.ca

Rédigé par YBertrand le 02-07-2012

Bonjour. @monsieur Réaliste1. Je crois que vous n'avez pas tout lu mon commentaire car je précise que le prix d'une résidence est dû à l'ensemble des coûts de construction dont les matériaux mais surtout "la main d'oeuvre" qui représente plus que la moitié du prix d'une maison au Canada comparée à 21% aux USA notamment parce que le quart (23) des maisons sont fabriquées en usine (maisons mobiles) à des salaires de crève faim. Les maisons mobiles sont "presque" interdites au Canada. Comme exemple, le solage d'un carré de maison de 1120 p.c. (40 x 28) est 18,000$ dollars et plus(creusage, disposition de la terre souillée, construction de la fondation et remblayage), sur lequel l'entrepreneur se paye un cote d'au moins 33%, nous sommes rendu à 24,000$ que pour un solage. Le prix des terrains aux USA est ridiculement bas à l'exception des États situés dans le corridor Boston-Washington le long de l'Atlantique et les terres longeant le golf du Mexique et la Californie. Prenez le temps de consulter les sites MLS américains, vous tomberez en bas de votre chaise. Mais vous avez raison pour une chose, il y a 100,000$ de spéculation dans une maison de 300,000$ et celle-ci ne fait que remplir les poches des courtiers immobiliers, les personnes qui vendent i.e. monsieur tout le monde et puisque c'est ainsi, les entrepreneurs s'en donnent à coeur joie pour augmenter de plus en plus leurs profits. Les grands spéculateurs immobiliers ne sont qu'une goute dans le problème. Il y a aussi les municipalités qui ont suivis le pas en augmentant artificiellement la valeur des propriétés pour collecter plus de taxes foncières. J'ai déjà mentionné que l'immeuble à logement que j'ai à Québec a connu une augmentation de 93,000$ en une seule année sans que je fasse de travaux de rénovation. J'ai contesté la facture et l'augmentation a diminuée à 36,000$. Nous vivons dans un monde de plus en plus insouciant alors que l'information est de plus en plus disponile et facile à trouver. Nul ne peut invoquer en sa défence, sa propre turpitude. Un très grand nombre de citoyens devraient se regarder dans le mirroir. Il y a tellement de narcissiques présentement que Narcisse a déposé une requête pour que son nom soit retiré de l'histoire ; ) Merci et bonne journée.

Rédigé par Réaliste1 le 02-07-2012

@M. YBertrand. C'est ce que je disais dans mon dernier commentaire: "Le climat ne peut pas expliquer à lui seul une différence de près de 200K$ entre le prix moyen d'une résidence au Canada et celui des USA. Peut-être 50K$ à 100K$, mais pas 200K$!". Il y a également le prix du terrain à considérer et ce dernier ne devrait pas varier entre le Canada et les USA. Donc, ce que je mentionne est que le prix moyen au Canada est surévalué d'environ 100 000$. Vous ne me ferez jamais croire que l'écart de près de 200K$ (373K$ - 183K$) est expliqué entièrement par le climat, impossible...

Rédigé par YBertrand le 02-07-2012

Bonjour. @monsieur Réaliste1. Le prix des maisons sont différents aux USA parce que le parc immobilier contient plus de 23% de maisons mobiles. De plus, au moins 50% des maisons n'ont pas de solage, d'isolation et de système de chauffage. Les salaires des métiers de la construction sont de deux à trois fois moindre qu'au Canada. Enfin, les matériaux sont aussi beaucoup moins dispendieux. J'ai plusieurs amis aux USA qui ont fait construire leurs maisons et je suis toujours surprix par le prix qu'ils ont obtenu. Il est difficile voire impossible dans ces conditions de faire des comparaisons. Les seules comparaisons possibles seraient avec le prix des maisons des États du Nord, construit selon les mêmes normes qu'au Canada mais encore une fois mise à part le solage et l'isolation, le coût des matériaux ainsi que de la main d'oeuvre est beaucoup moindre. Cependant, il faut considérer que le prix de l'électricité est de 3 à 4 fois plus dispendieuse, les assurances sont le double et les taxes foncières peuvent atteindre 5 fois ceux du Canada. Deux mondes qui ne se ressemblent pas lorsque l'on creuse un peu au lieu d'examiner qu'en surface. Merci et bonne journée.

Rédigé par Réaliste1 le 01-07-2012

@M. YBertrand. Je comprends votre point de vue qui fait un parallèle entre le coût d'une résidence et sa situation géographique / climatique. Toutefois, aucun fondamentaux n'explique un écart du simple au double entre le Canada et les USA, surtout pas le niveau actuel du revenu NET des canadiens, ni la progression de ce revenu NET durant les 10 dernières années. C'est un "all in" général vers l'immobilier au Québec et au Canada depuis plusieurs années et le tout est la plupart du temps basé sur du très fort endettement... Récemment, M. Mooney a produit une analyse intéressante sur cette allocation exagérée du capital vers le secteur de l'immobilier canadien: "L’économie canadienne continue de croître, mais à un rythme réduit. Toutefois, l’activité immobilière elle se poursuit de plus belle. Par exemple, en février, la construction est l’un des rares secteurs qui ont progressé, avec un gain de 0,5 % en février 2012 au pays. Cela se compare à une baisse de 0,2% durant le même mois pour toute l’économie canadienne. Ce qui signifie qu’encore une fois le capital se dirige de façon déséquilibrée vers ce secteur, signe typique d’une bulle... / ...Le capital investi dans l’immobilier ne l’est pas ailleurs, ce qui peut créer des distorsions importantes dans une économie. À long terme toutefois, ces distorsions sont TOUJOURS corrigées, phénomène aussi inéluctable que douloureux !" (http://www.lesaffaires.com/blogues/bernard-mooney/immobilier-le-desequilibre-se-poursuit/543931). Le climat ne peut pas expliquer à lui seul une différence de près de 200K$ entre le prix moyen d'une résidence au Canada et celui des USA. Peut-être 50K$ à 100K$, mais pas 200K$!

Rédigé par YBertrand le 01-07-2012

Bonjour. Prix moyen du chauffage d'une maison en Floride = 0 $. Prix moyen du chauffage d'une maison au Canada = 2 000 $. Prix moyen du chauffage d'une maison à Resolute Bay 16,000$

Rédigé par YBertrand le 01-07-2012

Bonjour. Prix moyen d'une maison aux Canada = 373 000 $. Prix moyen d'une maison au Nunavut = 541 000 $.

Rédigé par Olivier M. le 01-07-2012

Prix moyen d'une maison aux USA = 183 000 $. Prix moyen d'une maison au Canada = 373 000 $.

Rédigé par YBertrand le 29-06-2012

Bonjour. @monsieur Réaliste1. Dans l’assertion “présentent quelques similitudes avec les crédits subprime sur le marché américain” il s’agit d’une comparaison des “méthodes employées”, c’est d’ailleurs le but de l’article et des déclarations du ministre Flaherty. Certains voient dans une telle assertion qu’il s’agit de “l’ampleur de la bulle” et donc qu’elle causera le même désastre qu’aux USA. Il faut comprendre que les magouilles des banques canadiennes ont commencé vers 2006 et ont évolué lentement au gré des changements de critères de la SCHL et du manque de rigueur et manquement à leurs devoirs et responsabilités au niveau des enquêtes, un trou béant dont les banques se sont servies pour envenimer l’endettement. Il faut aussi tenir compte que la période du 0% de mise de fond n’a duré que 12 mois mais s’est étalés parce que les banques ont tout fait en leur pouvoir pour contourner une mise de fond créée à partir de l’épargne. Le gouvernement n’avait aucun choix que de refaire ses devoirs et de mettre le pied à terre. C’est d’ailleurs la même chose avec tous les produits de crédits qui s’en vient, à grands pas je l’espère. Les magouilles de Freddy and Fanny perduraient depuis 15 ans, elles ont tout simplement remplacé celles des S&L qui ont toutes fait faillites entre 1986 et 1991, les dernières ayant été acheté par les banques avant 1998. Celles-ci ont créé un trou de 90$ milliards en dollars de 1990 et causé une récession et un premier déficit sous Clinton. Le nombre de nouvelles constructions entre 1986 et 1991 est passé de 1.8 millions de résidences par année à un peu moins d’un million par année. Les 1.8 millions n’ont jamais été atteints depuis. Les Savings and loan étaient des institutions financières qui ne prêtait que pour la construction de logements. Sa déréglementation par Reagan les a conduites à la faillite en moins de 5 ans. Pour les plus jeunes, la crise de l’immobilier est “du tout nouveau et du jamais vu” alors que pour les plus vieux c’est du “déjà vu” et du “pas surprenant”. Les américains ont déjà fait entendre qu’il n’y aurait pas d’augmentation du taux directeur d’ici la fin 2014, je crois que cette période perdurera une décennie, elle permet aux gouvernements de payer moins d’intérêts sur leurs dettes et d’instaurer au gré des années, des restrictions au crédit de plus en plus sévères afin que de moins en moins de personnes puissent jouer éternellement au casino. Merci et bonne journée.

Rédigé par YBertrand le 29-06-2012

Bonjour. @monsieur Réaliste1. Vous avez entièrement raison, le Canada, il n’est pas le seul dans ce type de bateau, ne sait déjà plus par quel bout commencer, un plan d’austérité ou un plan de relance de l’économie par l’endettement. Nous savons tous, je crois, qu’il n’y aura pas de relance économique par l’endettement si ce n’est qu’aux USA. Mais attendez de voir en 2013 lorsque le gouvernement en place, que se soit Obama ou Romney fera face à la coupure de 1$ milliard dans le budget, soit 60% provenant de la défense nationale et 40% des services sociaux (qui sont presque inexistant aux USA), proposition adoptée par la Chambre du congrès et par le Sénat en 2011. Romney a été clair, il veut attaquer l’Iran aussitôt qu’il sera en poste. Il y aura donc beaucoup de flammèches aux USA. Pour l’Union Européenne, ce sont les plans d’austérité qui priment, de toutes façons elle n’a pas le choix, nous non plus d’ailleurs. Seuls les dépenses d’infrastructures, car elles sont essentielles, feront partie des dépenses. C’est ce que je retiens de l’évolution de l’économie mondiale et de tout ce que j’ai lu depuis 2008. J’ai la forte conviction que nous devrions aboutir dans la même situation qui perdure depuis près de vingt ans au Japon. Je suis de plus en plus convaincu, surtout depuis 2003 que la prochaine guerre mondiale en sera une d’une collection de guerres civiles chez les G20 mais découleront toutes du même principe, i.e. “pauvres contre riches”. Les (sic) 1% se sont largement gavés de salaires à coup de millions lorsque ce n’est pas carrément de dizaines de millions magnifiés par des bonus à coup de dizaines, voire centaines de millions depuis 2000. C’est ce que j’ai surnommé “passer à la caisse avant que tout s’écroule”. A suivre... Merci et bonne journée.

Rédigé par Réaliste1 le 29-06-2012

@M. YBertrand. Si vous êtes en accord avec la citation de M. Carney, des lumières rouges foncées devraient allumer. Cela signifie que le Canada ne pourra plus jouer la carte de l'endettement des particuliers pour stimuler l'économie, surtout considérant une politique monétaire déjà au plancher depuis un bon moment. Dans ce contexte, il est à souhaiter que les commodités ne continuent pas leur chute et que le pétrole ne tombe pas sous les 70$ durant une période prolongée... Car si cela survient, quelle carte restera-t-il au Canada pour stimuler l'économie?? Je continue à dire que l'on a joué de grande imprudence depuis 2006 au Canada et il serait très surprenant que cela soit sans conséquence. À présent, une agence de notation pense également que les restrictions hypothécaires surviennent trop tard: http://business.financialpost.com/2012/06/25/mortgage-changes-may-be-too-late-moodys/

Rédigé par Réaliste1 le 29-06-2012

@M. Ybertrand. Des prêts hypothécaires non conventionnels, il y en a eu beaucoup qui ont été accordés au Canada depuis les dernières années: "Dans des documents internes ayant fait l'objet de fuites dans la presse, le BSIF s'inquiétait notamment du comportement «de plus en plus libéral» de banques qui concèdent des prêts hypothécaires à des particuliers sans que ces derniers aient à prouver leurs revenus. Certains prêts accordés notamment aux travailleurs autonomes et immigrants récemment arrivés au Canada «présentent quelques similitudes avec les crédits subprime sur le marché américain», indiquait le BSIF." (http://affaires.lapresse.ca/economie/immobilier/201202/02/01-4492016-jim-flaherty-craint-une-derive-des-prets-hypothecaires.php). Si ces ménages n'ont pas à prouver leurs revenus, qu'ont-ils à prouver?! Si l'on ne valide pas les revenus, comment fait-on alors pour déterminer (calculer) le maximum hypothécaire auquel ils ont droit?? Présentement, c'est 300 000 nouveaux immigrants qui entrent au Canada chaque année...

Rédigé par pbrasseur le 29-06-2012

Olivier - "Dans de nombreux pays, cet endettement privé a été absorbé par les gouvernements. La dette privée est devenue publique. Ici, au Canada, on n'est pas encore dans ce cas-là puisque la dette privée augmente encore." Oui ça me semble une observation assez juste, c'est en tout cas vrai au USA qu'une partie des dettes a été absorbée par l'état. Mais dans le fond ce n'est peut-être qu'un juste retour des choses puisque qu'au départ l'excès d'endettement est le résultat d'une stratégie monétariste associée à diverses politiques visant à écouler l'argent imprimé dans l'économie (essentiellement par l'emprunt), les banques n'étant en fin de compte que des extentions de la banque centrale contrôlée par l'état. Malheureusement quand tout ça débouche sur une crise ceux qui souffrent le plus sont invariablement les plus démunis, suivi de la classe moyenne qui elle en fait aussi les frais en voyant son niveau de vie et la valeur de ses actifs diminuer. Le Canada doit aussi s'attendre à des conséquences semblables, malheureusement nous n'avons pas la marge fiscale ni le dynamisme des américains pour nous en sortir, heureusement, contrairement à plusieurs pays d'Europe pris dans le carcan de l'Euro, notre devise pourra fluctuer pour absorber une partie du choc, grand bien nous en fasse mais notre niveau de vie risque d'en prendre un coup...

Rédigé par Olivier M. le 29-06-2012

@ Ybertrand. « Vous vous attaquez sans raison aux “BS” en les traitant comme de la merde et sans savoir de quoi vous parlez. » Vous n'avez alors pas compris l'ironie de mon message. Je disais justement que le logement social et les BS n'intéressaient personne sur ce blog et sur ce site. Pourtant, une des principales victimes de ce marché immobilier dont lesprix ont explosé, ce sont les bas salaires. Quand aux endettés que vous caractérisez de pique assiettes et autres, posez vous aussi des questions sur les revenus et les raisons de ces hausses de l'endettement. Depuis une dizaine d'années, le pouvoir d'achat a totalement diminué et comme les salaires n'ont pas suivi (politiques néolibérales de baisses de coûts sans se préoccuper de la demande, libre-échange, etc)c'est l'endettement des ménages qui a pris le pas pour compenser. Dans de nombreux pays, cet endettement privé a été absorbé par les gouvernements. La dette privée est devenue publique. Ici, au Canada, on n'est pas encore dans ce cas-là puisque la dette privée augmente encore.

Rédigé par pbrasseur le 29-06-2012

Olivier - "Ce que l'on constate aussi, c'est que la SCHL a fait du mal au logement social..." Pas juste au logement social en fait, la SCHL en contribuant à l'inflation immobilière a rendu le logement difficile d'accès pour tout le monde. Il faut faire la différence entre crédit facile et accès facile, certes acquérir un titre de propriété est facile grâce au crédit mais passer à travers des années d'endettement excessif sera loin d'être facile pour des millions de Canadiens. J'en suis plus convaincu que jamais, en tant que pire contributrice à la bulle, économiquement la SCHL est la pire calamité qu'aura jamais connue ce pays. L'avenir nous le dira mais je suis pessimiste pour le Canada et le Québec. De plus, contrairement au passé, une reprise aux USA (beaucoup plus orienté sur la production qu'avant) ne fera qu'empirer les choses en poussant vers le haut les taux d'intérêt (exactement l'inverse de ce qui se passe présentement...).

Rédigé par YBertrand le 29-06-2012

Bonjour. Errata : Il y a une erreur à la fin de mon texte du 28 il s'agit de 1.5$ milliards et non de 1.5$. "A lui seul, le gouv. fédéral a dépensé plus de 1.5$ par année pour le logement social, principalement pour les aînés, les autochtones, les régions, personnes handicapés, personnes sans logis et personnes démunies". Merci et bonne journée.

Rédigé par YBertrand le 29-06-2012

Bonjour. @monsieur Olivier M. En effet il s’agit d’endettement, je n’ai jamais dit le contraire. Cependant il demeure sans contredit que se sont les subprimes qui ont fait la très grande majorité des dégâts, tous les journalistes et acteurs du domaine financier le répètent depuis quatre années, à moins que ceux-ci soient tous dans l’erreur. Les nouvelles mesures, ainsi que celles du passé et celles qui viendront ont toutes la même chose en commun, se débarrasser des piques assiettes du système qui n’ont pas les moyens de se payer une maison et des méthodes peu orthodoxes des sociétés financières en relevant le niveau d’enquête des dossiers, des critères d’accès à une garantie hypothécaire, niveau des paiements mensuels, la provenance des mises de fonds ainsi que le taux de mise de fonds et cela ne fait que commencer. C’est pour cette raison que le gouv. fédéral veut amender la Loi sur les banques concernant une diminution des taux d’intérêts car les banques veulent au contraire augmenter les taux et endetter encore plus les citoyens canadiens. Vos attaques personnelles n’intéressent personne et me passe 80 pieds par-dessus la tête mais elles ne démontrent que le manque de respect qui vous caractérise. Vous vous attaquez sans raison aux “BS” en les traitant comme de la merde et sans savoir de quoi vous parlez. Merci et bonne journée.

Rédigé par Olivier M. le 28-06-2012

@ Ybertrand. Où vous faites une erreur, je pense, c'est que tout votre discours tourne autour d'une volonté de se rassurer. Vous mettez en opposition les dettes par cartes de crédit et les dettes hypothécaires, les jeunes écervelés et les baby-boomers économes, etc. Quand il y aura une chute du marché immobilier, elle sera pour tout le monde, pas uniquement pour les gens super endettés. Aux États-Unis, c'est ce qui s'est passé. La chute a contaminé tous les secteurs, y compris l'immobilier commercial où les entreprises étaient particulièrement endettées. La crise ne s'est pas arrêtée aux quartiers touchés par les subprimes mais à l'ensemble. On dirait que c'est ça que vous avez du mal à comprendre. Et je crois, sincèrement, que vous essayez de vous rassurer. Votre bonne gestion personnelle n'est pas représentative.

Rédigé par YBertrand le 28-06-2012

Bonjour. @monsieur Réaliste1. Mon opinion est la même que celle de monsieur Carney. Je retrouverai un rapport d’étude sur la consommation (2006-2010) qui précise les taux d’endettement selon les types de dettes (immobilier, automobile, véhicule de plaisance, mobilier et électronique, divers). Le rapport démontre que les taux d’endettement pour l’immobilier diminue alors que les dépenses pour des biens durables augmentent. Je ne me souviens pas quelle est entité qui l’a préparé mais je la retrouverai dans mon historique et vous la procurerai. J’ai su du même coup que la méthodologie pour comptabiliser les dépenses des consommateurs était basée sur le prix incluant les intérêts selon un taux sur 10 ans pour l’immobilier et 5 ans sur les autres biens en tenant compte des taux d’intérêt qui s’appliquent. Hors nous savons tous que les intérêts des cartes de crédit pour la grande majorité des consommateurs sont quatre fois celles d’une hypothèque (au taux actuel sur 10 ans). Une gymnastique que seuls les actuaires sont en mesure de comprendre. Pour ce qui est de la présumée “prospérité” par l’endettement, eh bien c’est “terminus, tout le monde débarque”. Selon moi il est grand temps. @monsieur pbrasseur. “Difficile à prédire la suite malgré tout car comme vous le savez le marché immobilier carbure en bonne partie sur les émotions des acheteurs”. Les acheteurs pourront passer par toute les émotions qu’ils voudront cela ne changera rien lorsqu’ils seront à la banque. Monsieur Gartner a raison de l’impact sur les nouveaux acheteurs, le gouvernement ne s’étant pas caché pour indiquer et exiger des banques et de la SCHL qu’ils rencontrent enfin leurs devoirs et responsabilités. Tel que rapporté il y a trois ans, les mesures sont mises en place par pallier de façon à ne pas faire de secousses inutiles sur l’économie générale et diminuer la portée qu’une bulle aurait sur l’économie. Tel que je le disais précédemment, le gouvernement tend à amender la Loi sur les sociétés financières afin de réduire les taux sur les cartes de crédits et autres effets de crédit afin que les sociétés émettrices réduisent leurs techniques abusives en augmentant leur taux de risque ce qui aura un effet direct sur les conditions d’émission des cartes. Certainement une autre excellente idée. @monsieur Olivier M. L’article que vous suggérez ne reflète aucunement ce que les gouvernements fédéral et provinciaux ont faits depuis quatre ans. A lui seul, le gouv. fédéral a dépensé plus de 1.5$ par année pour le logement social, principalement pour les aînés, les autochtones, les régions, personnes handicapés, personnes sans logis et personnes démunies. http://www.plandaction.gc.ca/initiatives/fra/index.asp?initiativeid=337 Ce montant s’ajoute aux 800$ millions que le SHQ a dépensé durant l’année 2009-2010. Hors plus de 60% du budget fédéral a servi au logements pour personnes âgées à faible revenu. Les montants d’investissement n’incluent pas la portion privée pour les OSBL, les coopératives ainsi que les municipalités. Merci et bonne journée.

Rédigé par Olivier M. le 28-06-2012

Ce que l'on constate aussi, c'est que la SCHL a fait du mal au logement social...mais personne n'en parle non plus (le logement social = logement pour BS pour nos affairistes): http://journalmetro.com/actualites/national/115026/le-gouvernement-federal-nest-pas-etranger-a-la-crise-du-logement/

Rédigé par Olivier M. le 27-06-2012

L'endettement cache aussi bien entendu une baisse énorme du pouvoir d'achat des ménages. Et ça, personne n'en parle.

Rédigé par codepre$$ le 26-06-2012

Retour à la normalité des règles hypothécaires..oui mais ! Bah allons-y pour l'optimiste...« Il n'y a pas de bulle ici. Les prix ont grimpé de 3 % l'an dernier, c'est très modéré », explique Paul Cardinal, économiste à la Fédération des chambres immobilières du Québec. Et pour la suite...http://argent.canoe.ca/lca/affaires/canada/archives/2012/06/resserrement-hypothecaire-Moodys.html Mais pour les réalistes de ce monde il faut y ajouter les augmentations des taxes municipales, scolaires et cies alors que depuis plus des 35 dernières années l'épargne des particuliers s'écroule et que les augmentations salariales ne sont dans l'ensemble que de simple réajustements calculés sur la base de REVENU BRUT..! Donc, en terme réel l'équation ne fait pas le poid. Puis un petit tableau de la Belle Province qui démontre clairement que la démographie plafonne et on peut même faire l'anticipation d'une régression à venir...un cornet à deux boules avec ça!http://www.stat.gouv.qc.ca/donstat/societe/demographie/struc_poplt/1p1.htm

Rédigé par Réaliste1 le 26-06-2012

@M. YBertrand. "Le “housmagedon” basé sur ce qui s’est passé aux USA prévu par plusieurs n’existe non seulement pas mais la “bulle immobilière” s’effrite lentement au gré du temps." En accord avec votre commentaire sauf pour cette partie. Comment voulez-vous que la bulle immobilière s'effrite quand le premier trimestre de 2012 affiche encore un taux record d'endettement à 154.3%?? Voici ce que le gouverneur de la BdC avait à dire la semaine dernière, qu'en pensez-vous??: "En conférence de presse jeudi, le gouverneur de la Banque du Canada, Mark Carney, a de son côté tenu à prévenir les Canadiens qu'une tempête économique se prépare, les premiers nuages provenant d'Europe. Selon M. Carney, la performance relativement positive de l'économie canadienne depuis la fin de la récession a essentiellement été alimentée par l'endettement, une donnée sur laquelle elle ne peut plus compter pour continuer à prospérer. L'endettement des ménages canadiens atteignait un taux sans précédent de 154,3 % de leur revenu au premier trimestre de 2012." (http://www.radio-canada.ca/nouvelles/Economie/2012/06/21/003-regles-hypothecaires-ottawa.shtml). De mon côté, je crois que les mauvaises pratiques de crédit hypothécaire ont duré beaucoup trop longtemps et je serais très surpris que cela soit sans conséquence. Le vrai test sera lorsque le ratio d'endettement des particuliers de 154.3% se mettra enfin à diminuer. À ce moment, on verra clairement s'il y avait bulle ou pas. Mais tant que ce ratio d'endettement continue d'augmenter en flèche, la question de l'existence d'une bulle immobilière ne peut être écartée, bien au contraire car c'est justement ce qui permet de maintenir la bulle...

Rédigé par pbrasseur le 26-06-2012

Faudra voir, les derniers tours de vis n'ont pas empêché les Canadiens de continuer de faire croitre leur endettement, cette fois sera-t'elle la bonne? Il faut dire que ça s'accompagne d'autres mesures (comme la fin du "cash back") prises par la police des banques pour mieux contrôler l'accès au crédit. Selon Garth Turner la moitié des 250,000 nouveaux acheteurs annuels seront impactés, soit avec des couts plus élevés soit en voyant leurs demandes refusées. Difficile à prédire la suite malgré tout car comme vous le savez le marché immobilier carbure en bonne partie sur les émotions des acheteurs. Mais de toute façon il est clair que les fédéraux veulent coûte que coûte refroidir ce marché avant que celui ci n'explose dans une crise dévastatrice et que si ça ne fonctionne pas cette fois il y aura d'autres tours de vis plus tard. Les fédéraux savent très bien les conséquences qu'aura un marché qui refroidit sur l'économie canadienne et sur les milliers de propriétaires qui vont rapidement se retrouver sous l'eau si les prix baissent, mais ils agissent malgré tout et ça donne une idée du danger que représente le marché immobilier pour l'économie du Canada...

Rédigé par YBertrand le 26-06-2012

Bonjour. @monsieur Réaliste1. La question de la mise de fonds et des enquêtes que devaient faire les fonctionnaires de la SCHL mais préféraient dormir au gaz et “prendre pour du cash” si vous me permettez cette expression, tout ce que les banques leur donnaient comme information a eu des conséquences graves. Hors lorsque le ministre des finances a demandé des études sur le comportement des fonctionnaires à l’encontre de leurs devoirs et obligations il a commencé par faire le ménage et ce jusqu’au C.A. il y a deux ans et continue de faire. Les fonctionnaires ne pourront pas invoquer qu’ils ne savaient pas ce qu’ils faisaient, où plutôt ce qu’ils omettaient de faire. La volonté du ministère d’ajouter au fardeau d’une demande de garantie, la preuve de la provenance de la mise de fonds “qui devrait provenir que de l’épargne du demandeur fait son chemin. Lorsque j’ai reçu les documents par le biais de la Commission d’accès à l’information, il y a trois ans, il était clair que le gouvernement voulait aussi contrôler le crédit dans son ensemble. Depuis ce temps, plusieurs changements ont été mis en place et le nombre de cas sur le bord d’un litige s diminué d’année en année. La diminution du terme à 25 ans permet de se débarrasser justement de ce type de clientèle à haut risque et l’augmentation de la mise de fonds à 10% (provenant de l’épargne) devrait carrément l’abolir. Le “housmagedon” basé sur ce qui s’est passé aux USA prévu par plusieurs n’existe non seulement pas mais la “bulle immobilière” s’effrite lentement au gré du temps. Selon les documents de travail attenant à l’étude d’un projet d’amendement de la Loi sur les banques et la Loi sur la SCHL, le gouvernement veut réduire radicalement les taux des cartes de crédits et autres produits de crédit, vraisemblablement pour obliger les banques et autre institutions émettrices d’agir convenablement. Celles-ci feront face à des taux de risque beaucoup plus grands. @monsieur fruitloops. Merci pour le lien, très intéressant en effet. Merci et bonne journée.

Rédigé par Réaliste1 le 25-06-2012

@fruitloops101. "La mort du prêt « cash-back » où les banques prêtent hypocritement par en-arrière la mise de fond initiale signifiera peut-être finalement la fin du financement à 100%." Et il était temps! Depuis 2006, des dizaines de milliers de ménages canadiens se sont vus offrir des hypothèques 100% financée sans que ceux-ci n'aient à fournir la moindre mise de fonds. On faisait donc indirectement ce que l'on ne pouvait faire directement car la limite minimale imposée pour une mise de fonds est de 5% depuis quelques années déjà. Récemment, un texte démontrait justement qu'un tiers des nouveaux acheteurs songeaient à financer cette mise de fonds de 5%, imaginez la connerie...!!: http://argent.canoe.ca/lca/affaires/quebec/archives/2012/06/emprunter-pour-mise-fonds-dune-maison.html. C'est une très bonne nouvelle que le Bureau du surintendant des institutions financières vienne mettre de l'ordre dans toute ces pratiques malsaines, très risquées et ayant durées beaucoup trop longtemps. Mais il est évident que ce ne sera pas sans conséquence...

Rédigé par fruitloops101 le 25-06-2012

Dans un rapport de mars 2012, Maurice N. Marchon, professeur aux HEC Montréal, disait ceci de l’immobilier au Québec : Nous allons probablement connaître une période plus difficile lorsqu’on sait que les prix des maisons sont devenus grossièrement surévalués comparativement aux États-Unis (graphique 9). C’est aussi évident lorsqu’on compare le prix de revente des maisons existantes en pourcentage du revenu personnel disponible par habitant (graphique 10) tant au Canada qu’à Montréal. On ne prévoit pas de dérapage à court terme grâce à la reprise économique américaine, mais à plus long terme, les Canadiens et les Québécois devront probablement réviser leurs anticipations à la baisse. Voir le rapport à l’adresse ci-jointe et les graphique nos 9 et 10 – intéressant, quand on gratte un peu.. http://neumann.hec.ca/pages/maurice.marchon/Public/Articles/%C3%89conomie%20du%20Qu%C3%A9bec%20vuln%C3%A9rable.pdf

Rédigé par YBertrand le 25-06-2012

Bonjour. @monsieur fruitloops. Le prix des maisons sont différents aux USA parce que le parc immobilier contient plus de 23% de maisons mobiles. De plus, 50% des maisons n'ont pas de solage, d'isolation et de système de chauffage. Les salaires des métiers de la construction sont de deux à trois fois moindre qu'au Canada. Enfin, les matériaux sont aussi beaucoup moins dispendieux. J'ai plusieurs amis aux USA qui ont fait construire leurs maisons et je suis toujours surprix par le prix qu'ils ont obtenu. Il est difficile dans ces conditions de faire des comparaisons. Les seules comparaisons possibles seraient le prix des maisons des États du Nord, construit selon les mêmes normes qu'au Canada. Cependant, il faut considérer que le prix de l'électricité est de 3 à 4 fois plus dispendieuse, les assurances sont le double et les taxes foncières peuvent atteindre 5 fois ceux du Canada. Deux mondes qui ne se ressemblent pas lorsque l'on creuse un peu au lieu d'examiner qu'en surface.

Rédigé par xylophone le 24-06-2012

Bel essai des fédéraux mais tant que les taux seront bas...les gens se pensent sur une autre planète.

Rédigé par fruitloops101 le 24-06-2012

Matière à réflexion – Traduit et adapté de l’article « choices » de Garth Turner http://www.greaterfool.ca/2012/06/22/choices-3/ En ce qui concerne les nouvelles règles hypothécaires de cette semaine, il est important de comprendre le contexte. Les autorités fédérales tentent désespérément de ralentir le rythme de l'emprunt et d'éviter un «debtageddon » potentiel dans quelques années, quand une économie en croissance obligera une normalisation des taux d'intérêt. Il y avait un choix à faire: tenter de diminuer la folie maintenant, quitte à ralentir la croissance économique, ou laisser continuer la débandade actuelle et attendre un effondrement de style américain en 2014-2015. Maintenant nous connaissons la réponse. L'effort a été coordonné entre le ministère des Finances, la Banque du Canada et le Bureau du surintendant des institutions financières. Il a été orchestré pour la fin Juin, lorsque le marché du logement ralentit et serait plus en mesure de faire face à un choc. Il a également été fait délibérément un jour avant que le Parlement ferme pour l'été, alors il n'y aurait pratiquement pas de contrôle politique. Après tout, c’est un aveux de défaillance pour le gouvernement. Après être allé jusqu’aux hypothèques casse-cou 40 ans et zéro acomptes, il a reculé par la suite avec des tentatives malhabiles et inefficaces pour ralentir la folie collective qu’il a lui-même permis. Mais on ne peut pas lutter contre des taux d’intérêts au plancher et les banques qui prêtent à tout ce qui respire, avec la SCHL en arrière qui garantit le tout avec notre argent… La réalité est qu’au cours des 10 dernières années, en partie grâce à l'argent pas cher, les normes de crédit laxistes et des politiques pro-immobilier, le logement est maintenant devenu inabordable pour des millions de familles canadiennes de classe moyenne. Les maisons canadiennes coutent maintenant le double des USA. Le ratio prix/revenu a aussi doublé, il n’y a aucune raison « fondamentale » à l’augmentation démesurée des dernières années sauf les taux d’intérêts « d’urgence » qui perdurent depuis trop longtemps. Le système financier est sur le party depuis 2001 et le lendemain de veille sera douloureux, c’est déjà commencé. Chaque période a sa bulle, c’est maintenant le fin de la bulle du crédit (immobilier). Pendant ce temps, en jouant sur les 2 tableaux, avec des mesures inefficaces pour tenter de ralentir le marché, mais des conditions réelles qui l’alimente, on nous dit que malgré la flambée des prix, "Il n'y a pas de bulle". Mais en réalité, le gouvernement sait depuis longtemps que la situation est dangereuse, la banque du Canada le sait aussi, et les acteurs du marché immobilier également, mais personne ne peut ou veut bouger de peur de provoquer une catastrophe. Mais maintenant, il est minuit moins une et le gouvernement commence à sentir la soupe chaude. La SCHL est enterrée jusqu’au cou et si le marché corrige, ce ne sera pas beau à voir. Ce n’est pas pour rien qu’elle a été mise sous le contrôle du Bureau du surintendant des institutions financières, anciennement dirigée par Ressources humaines Canada, ce qui était une aberration, et qu’on n’augmentera pas le plafond de garanties de 600 M$. Et maintenant qu’ils sont acculés au mur, ils tentent enfin de corriger la situation. Puisque la situation économique mondiale empêche de hausser les taux d’intérêts, on doit agir autrement. Une période d’amortissement hypothécaire plus court a le même effet que des taux plus élevés. La mort du prêt « cash-back » où les banques prêtent hypocritement par en-arrière la mise de fond initiale signifiera peut-être finalement la fin du financement à 100%. Moins d'assurance de la SCHL veut aussi dire que les banques devront maintenant assumer la part de risque qui vient avec les profits qu’elles font. La SCHL ne garantira plus les maisons de 1 million et plus, ce qui était aussi une aberration. Oui, il est possible qu’un vent de panique déferle sur la région du Grand Toronto et de Vancouver. Les milliers de condos en construction destinés au « flip » à Toronto et les maisons millionnaires de Vancouver vont possiblement baisser de prix rapidement. Des vendeurs seront forcés de se battre pour les acheteurs. Un long processus de retour à la moyenne commence, cela nous emmène vers un creux d'une profondeur inconnue. Le vent est en train de tourner et Montréal, avec ses milliers de condos en construction et ces maisons surévaluées, ne sera probablement pas épargnée. Il ne faut pas l’oublier, l’humain- économique est dirigé par 2 choses : La gourmandise et la peur (greed and fear).

Rédigé par YBertrand le 23-06-2012

Bonjour. Les “faux riches” ceux qui sont toujours “cassés” ne pourront pas faire passer la facture au reste des consommateurs qui savent s’administrer. Ainsi les banques seront moins susceptibles de jouer à la roulette russe et essayer de passer des dossiers qui sont carrément toxiques, le resserrement des politiques et règles d’enquête de la SCHL venant aussi aider au processus répond aux attentes du ministère en terme de stabilité économique. Prochaine évolution, mars 2013 pour l’augmentation de la mise de fonds à 10%. Cette diminution du terme ajoutée à l’obligation de transiger un prêt de 5 ans minimum (depuis 2 ans), lequel pourrait augmenter à 10 ans, et l’augmentation de la mise de fonds à 10% réduiront considérablement le risque de crise. Merci et bonne journée.

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