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Qualité de construction et surveillance de chantier

Martin Provencher . 19-01-2013

Qualité de construction et surveillance de chantier


BLOGUE- Dans le domaine de la construction comme dans les autres sphères économiques, la recherche et le développement de nouveaux produits, de nouveaux procédés de fabrication ou d’assemblage ainsi que des normes de qualité relevées contribuent généralement (il y aura toujours des ratés) à l’amélioration constante des produits et services que nous consommons. Nous connaissons la certification Novoclimat, instaurée par le gouvernement du Québec afin d’améliorer l’efficacité énergétique des constructions d’au moins 25% et sa sœur à saveur plus écologique, la certification LEED (Leadership in energy and environemental design), qui se préoccupe davantage de l’empreinte écologique, ce qui inclus également la consommation énergétique du bâtiment dans son ensemble, comprenant sa disposition à la fin de son cycle de vie.


C’est ainsi que le code du bâtiment imposé et encadré par la RBQ (Régie du bâtiment du Québec) se doit, dans l’application des normes minimales de construction, de se renouveler périodiquement afin de s’ajuster à toutes les avancées qui se font de façon volontaire un peu partout dans le monde. C’est précisément ce qui vient de se produire en décembre dernier, avec l’entrée en vigueur d’une série de nouvelles normes venant améliorer le seuil minimal de qualité des constructions neuves qui seront construites dorénavant. Bien sûr, cela aura pour effet d’augmenter le prix des constructions.


Les acheteurs en auront toutefois pour leur argent en acquérant des constructions mieux conçues, plus saines et performantes… à condition que le constructeur connaisse les nouvelles normes et les applique réellement! En effet, les formations afin de maintenir les connaissances à jour des entrepreneurs généraux ne sont pas toujours les activités les plus courues. Ensuite, connaître les normes et les appliquer, peut inciter, on le comprendra aisément, certains entrepreneurs à faire comme avant afin de maintenir leur marge bénéficiaire tout en demeurant concurrentiel au niveau des prix de vente des unités nouvellement construites.


Malheureusement, le Québec demeure la seule province où la surveillance de chantier, pour les constructions résidentielles, n’est toujours pas obligatoire. De plus, dans le cas d’une auto-construction, la garantie sur les constructions neuves ne s’applique pas. Dans ce contexte, nous verrons apparaître, dans les prochains mois, de grandes différences de qualité, de garantie et de prix entre des constructions neuves qui, au premier regard, sembleront comparables. Encore une fois, l’acheteur devra jouer de prudence et bien s’entourer dans sa transaction afin de s’assurer de faire des choix éclairés et comme on dit; « d’en avoir pour son argent ».


Martin Provencher, auteur-conférencier et développeur immobilier


www.martinprovencher.com

1 commentaire

YBertrand le 22-01-2013

Bonjour. La Régie du bâtiment du Québec a changé complètement ses méthodes et ses critères d’octroi de permis d’exploitation il y a cinq ans et de nombreuses entreprises ont dû fermer ou se fusionner afin de rencontrer les nouvelles normes. Le problème réside dans le fait que ces permis sont émis selon un examen écrit conduit par la RBQ, cependant cet individu, souvent un seul par entreprise ne peut être présent sur plusieurs chantiers simultanément et les chantiers dont cette personne ressource n’est pas présente n’est pas nécessairement construite dans les normes. Je crois que le système actuel est une véritable farce car la RBQ a manqué une bonne occasion de faire un VRAI ménage. Puisque les inspecteurs brillent par leur absence depuis des décennies il y a là, un autre problème de taille car même si une personne qui a les qualités pour agir en vertu d’un permis travaille pour un employeur et ne sera pas tenté de se voir pointer du doigt la porte parce qu’il découvre des anomalies. L’augmentation des coûts de construction n’a rien à voir avec le prix coûtant (cost) car les entrepreneurs suivent les valeurs du marché, hors si la valeur du marché des propriétés augmentent de 50% comme se fut le cas dernièrement (incluant la valeur municipale à moindre taux, la valeur municipale de ma propriété de Québec a augmenté de 311,000$ à 435,000$ puis 495,000$ de 2005 à 2007 presque sans aucune rénovation) vous conviendrez que pendant ce temps le prix des 2 x 4 n’ont pas connu la même augmentation. Les entrepreneurs et dessinateurs se sont imbriqués dans des modèles dont les toits dépassent les 8 pieds lorsque ce n’est pas douze avec des designs de plus en plus compliqué (toit à nombreux angles qui exige plus de bois et beaucoup plus de temps (main d’oeuvre) il existe beaucoup d'autres exemples. Merci et bonne journée.

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