Provencher: La SCHL privatisée, une bonne chose?


7 commentaires sur cet article.

Rédigé par pbrasseur le 05-11-2012

Oui ce serait une excellente chose que le gouvernement sorte de ce genre d'activité. Malheureusement il est beaucoup trop tard pour éviter les problèmes déjà créés par l'interventionnisme débridé de l'état dans ce secteur d'activité, mais au moins ça serait une bonne idée d'éviter de recommencer dans le futur.

Rédigé par YBertrand le 04-11-2012

Bonjour. Je crois que cette virevolte est d’ordre plus politique qu’économique. Le gouvernement a tenté du mieux qu’il pouvait pour faire comprendre aux banques que le bordel était terminé. Hors les banques ont continué à magouiller les critères pour l’obtention d’une assurance hypothécaire et le gouvernement a dû mettre le pied à terre en resserrant les critères d’obtention depuis 2009 avec des résultats intéressants. Hors puisque certains critères relèveront de la refonte des lois entourant les finances publiques qui concernent notamment les liens entre le ministère des finances et la SCHL ainsi que la Loi sur les banques, celles-ci ne bougent pas d’un “poil” leurs méthodes et tentent par tous les moyens de conserver le statu quo. Le ministre Flaherty a indiqué clairement depuis trois ans que les banques doivent prendre un plus haut taux de risque, seule façon pour que celles-ci cessent leur cacophonie. Serais-ce une façon d’annoncer aux banques qu’elles devront s’engager dans le capital de la SCHL c’est fort possible et probablement ce qui surviendra tel que se fut le cas en Islande et en Écosse. Dans les deux cas c’est la Barclays et la Banque Royale d’Écosse qui en ont pris tout un coup dans leurs portefeuilles. Malgré les problèmes causés par les banques, depuis 2002, le résultat net et l’impôt sur le résultat de la SCHL ont permis d’effacer 16$ milliards de dollars du déficit accumulé du gouvernement. En fait les pertes sur règlements ont occasionné une moyenne de profits de 650M$ par année depuis 2010 ce qui a fait passer la réserve de 11G$ à près de 14G$ ce qui représente 257% de capital disponible par rapport au capital minimal requis par la Loi. Plus de 76% des emprunteurs avaient une cote de crédit de plus de 700, le minimum exigé par la SCHL ayant été relevé à 600 en 2010. Le taux d’arrièrage (3 mois et plus) a diminué de 5% à 4% en deux ans. Les titres cautionnés ont diminué de 135G$ en 2009 à 93G$ en 2012 (estimé selon les résultats au 30 septembre 2012). Le taux d’équité des propriétaires a augmenté plus rapidement depuis trois ans parce que de plus en plus de personnes profitent de paiements forfaitaires pour diminuer plus rapidement leurs dettes hypothécaires. Ce taux était à 44% fin 2011. (Notez que l’équité est basée sur le montant de capital remboursé, il s’agit donc de prêts qui sont remboursés environ au deux tiers de l’emprunt total incluant intérêts selon un terme de 30 ans). Veuillez vous rapporter au document suivant pour en connaître plus sur le sujet : bhttp://www.cmhc-schl.gc.ca/fr/inso/info/raanplen/raan/upload/Rapport-annuel-2011-de-la-SCHL.pdf La SCHL n’est donc pas ce monstre qui nous immolera tous en nous lançant au fond du cratère rempli de lave tel que présenté par plusieurs personnes. Mais j’entend que son message ne s’adresse pas qu’au banques seulement mais bien aux demandeurs d’assurance hypothécaire. Probablement une autre hausse du taux de mise de fonds à 10% tel qu’annoncé par monsieur Flaherty en début d’année mais surtout les changements de critères de mise de fonds qui ne devront que provenir que de l’épargne d’un demandeur et non de prêt, de retour sur hypothèque par les banques et tout autre ânerie du même type, annoncé en 2010. @monsieur Réaliste1. Vous comprendrez que je ne me fie jamais sur les médias mais préfère aller à la source des informations. Le nombre d’erreurs est de plus en plus grand et n’est souvent que de la désinformation et distorsion de la réalité pour tirer sur les cibles de leurs choix et étayer une diatribe personnelle d’un journaliste ou d’une empire médiatique. Mise à part les médias spécialisés j’évite les médias “trop” publiques. Merci et bonne journée.

Rédigé par SophieSophie le 04-11-2012

10 milliards !!!! Une vérification générale s'impose. Oui pour une privatisation, parce que quand c'est le gouvernement, chaque rentrée d'argent coûte le quatruple en ''frais d'administration''

Rédigé par Réaliste1 le 03-11-2012

@dencour. Pour votre information, la réserve actuelle de la SCHL est de 10 milliards de $: http://tvanouvelles.ca/lcn/infos/national/archives/2011/09/20110923-200742.html

Rédigé par dencour le 03-11-2012

Selon moi, M. Provencher, la SCHL a des engagements (prêts assurés) pour 600 milliards de $ alors qu'elle aurait (roughly) 100 milliards de $ de réserve. Évidemment, tous les emprunteurs ne feront pas tous défaut en même temps mais il suffirait d'une hausse de taux modérée pour que la SCHl crie à l'aide. Alors qui est diposé à prendre le risque d'acheter la SCHl ...

Rédigé par Réaliste1 le 03-11-2012

Paru ce matin dans la Presse et qui complète mon commentaire précédent: "Quel placement évitez-vous à tout prix? Ce n'est vraiment pas le bon moment d'investir dans l'immobilier résidentiel canadien. À Montréal, le prix des maisons est cinq fois plus élevé que le revenu familial brut, ce qui rend le marché très inabordable. Aux États-Unis, ce ratio n'est que de trois. L'immobilier a bénéficié d'une série de facteurs positifs (ex: baisse des taux d'intérêt, assouplissement des règles de financement hypothécaires) qui sont en train d'être renversés. Ces derniers mois, on a vu une baisse importante du nombre de transactions. Or, la correction dans l'immobilier commence toujours par une baisse du volume de vente, suivie par une baisse des prix. J'évite aussi les banques, car l'immobilier résidentiel est le plus gros actif dans leur bilan. Même si une partie du risque est assuré par la SCHL, il demeure un risque secondaire (remboursement des marges de crédit, prêts, cartes, etc.). Il y a un danger. Et quoiqu'il arrive, les banques peuvent difficilement nous surprendre à la hausse." (http://affaires.lapresse.ca/finances-personnelles/sur-le-radar/201211/02/01-4589814-limmobilier-sur-la-corde-raide.php)

Rédigé par Réaliste1 le 03-11-2012

Je crois aussi que la privatisation serait une bonne chose mais je me demande qui sera preneur d'un tel risque et à quel prix? Et plus le temps s'écoulera, plus les offres intéressantes provenant du privé risquent de disparaître. À mon avis, Ottawa restera pris avec cette "patate chaude" pendant un bon bout de temps, à moins de procéder à une vente de feu. À mon avis, le modèle d'affaires SCHL n'est pas intéressant sur le long terme. C'est un modèle "profit rapide court terme" par les primes initiales payées par les particuliers et "risque à long terme" car le risque perdure sur le reste de la durée de l'hypothèque. Lorsque tout le jus a été tiré à court terme, cela devient un modèle d'affaires beaucoup moins intéressant à acquérir, surtout dans un marché baissier. En passant, il est faux de penser que les prix continuent à augmenter présentement. Les prix ont fort probablement déjà commencé à diminuer dans plusieurs secteurs de la région de Montréal car les statistiques publiées ne sont pas représentatives lorsqu'un revirement brusque des ventes se produit. Il s'était produit le même phénomène statistique aux USA vers 2006/2007 où les prix avaient continué à augmenter selon les statistiques publiées pendant que les ventes chutaient fortement. La chambre immobilière en faisait justement mention récemment concernant les prix des condos sur l’île de Montréal: http://blogues.lapresse.ca/lapresseaffaires/immobilier/2012/10/09/. Le prix médian n'est pas une donnée très fiable à consulter lors de revirements brusques des ventes (à la hausse comme à la baisse).

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