Provencher: la fixation des loyers, une guerre de tranchée annuelle

Publié le 20/12/2012 à 16:19, mis à jour le 21/12/2012 à 11:35

Provencher: la fixation des loyers, une guerre de tranchée annuelle

Publié le 20/12/2012 à 16:19, mis à jour le 21/12/2012 à 11:35

Par Martin Provencher

BLOGUE. Pour les propriétaires d’immeubles locatifs, expression beaucoup plus juste que «immeubles à revenus», la période des Fêtes qui débute avec le retour d’Opération nez rouge, représente également pour les plus consciencieux, la période de préparation des avis de renouvellement et si possible, d’augmentation de loyer.


Expédiés idéalement une fois le jour de l’an passé, question de ne pas perdre de temps et de savoir le plus tôt possible à quoi s’en tenir, ces avis reconduisent les baux, avec ou sans modification et également avec ou sans augmentation et amorcent une période intense de négociation avec les locataires qui en profitent pour rappeler leurs demandes et doléances.


C’est également le coup d’envoi de la période de location.


Chaque année l’histoire se répète avec sensiblement les mêmes arguments de part et d’autre. Les propriétaires soulignent, avec raison, les augmentations subies, souvent hors de leur contrôle, au cours de l’année, de leurs dépenses d’exploitation, dont les taxes municipales qui ne cessent de grimper.


Au même titre que les commerçants, les propriétaires d’immeubles locatifs sont bien malgré eux, des percepteurs d’impôts fonciers auprès de leur clientèle locative, ce que ne semble pas vouloir admettre si facilement les différentes associations de locataires.


Ces dernières de leur côté, représentent une clientèle nombreuse (environ 40% de la population au Québec) qui voit également leur pouvoir d’achat diminuer au fil du temps. L’augmentation moyenne de l’endettement des ménages contribue aussi à réduire la marge de manœuvre financière dont dispose les locataires afin de faire face au paiement de leur loyer.


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