La fin de la récréation (la suite)


18 commentaires sur cet article.

Rédigé par Mr. Pink le 23-12-2011

Je vois d’un très mauvais œil l’augmentation de la mise de fond minimale pour l’achat d’une propriété. Le gouvernement va se tirer dans le pied et on va assister à une correction beaucoup plus sévère que le 10% attendus. On va se retrouver avec un bassin d’acheteurs sérieux, mais un bassin beaucoup trop petit pour amortir la chute du marché immobilier. Dans les dernières années, qui a décidé d’épargner en vu de la retraite alors que les taux d’intérêts profitaient uniquement aux acheteurs et non aux épargnants ? Réponse : les gens qui possédaient déjà une propriété et ceux qui ont fait le pari de louer en attendant l’éclatement de la bulle immobilière. Bref, si j’étais à la place du gouvernement je n’accepterais plus que les propriétés soient financés par l’épargne retraite, il devrait revenir aux principes de base que les projets long terme se financent par la dette long terme et non l’épargne. Ma solution : zéro mise de fond minimale, mais des maximums d’emprunts nettement inférieurs à ce qu’ils sont présentement pour stimuler l’épargne.

Rédigé par Réaliste1 le 22-12-2011

155% au début de 2012??: http://lapresseaffaires.cyberpresse.ca/economie/canada/201112/22/01-4480133-le-consommateur-tient-le-coup.php?

Rédigé par Réaliste1 le 21-12-2011

Texte intéressant. Analyse très logique qui fait le parralèle entre la surévaluation des prix de l'immobilier canadien, le crédit hypothécaire trop facilement accessible ainsi que taux hypothécaires historiquement bas: "They also pointed to longer maximum amortization periods as a factor in inflated valuations. “If mortgage rules were reverted back to where they were in 2000 and the maximum amortization for an insured mortgage was 25 years, instead of the current 30 years, we believe home prices would be almost 20% overvalued,” the authors said. Changing the effective five-year, fixed-mortgage rate to a “more normal” 5% versus the current 3.3%, they said, shows home prices to be about 25% overvalued." “If we removed both of these effects [low rates and longer amortization periods] on our fair value model, home prices would look about 35% overvalued,” they said. http://business.financialpost.com/2011/12/19/look-for-5-to-10-drop-in-home-prices-in-first-half-of-2012/. Aies-je bien lu?? Si les taux remontent à un maigre 5%, les prix pourraient corriger de 25%! Quelle marge de manoeuvre... Cela en dit très long sur la "solidité" des bilans de plusieurs ménages canadiens surendettés.

Rédigé par Incubus le 21-12-2011

Au Québec, ce couple n'aurait aucun problème avec la justice et encore moins avec la prison. ( http://www.morganhilltimes.com/news/crime_fire_courts/article_6a659bcc-2aa1-11e1-b37a-0019bb30f31a.html )

Rédigé par Olivier M. le 20-12-2011

@ incubus. Si vous saviez cela, vous n'ignoreriez pas d'où cela provient et de quel courant cela provient : inégalités, pression sur les salaires, cadeaux fiscaux, financiarisation, management avec vision à court terme, actionnariat, etc.

Rédigé par Incubus le 20-12-2011

Olivier M. On sait cela, sauf qu'elles répondent aux besoins des idiots qui s'endettent pour consommer. C'est la même chose pour les trafiquants de drogue, sans client pas de trafiquants. Il y a aussi le tabac, si tout le monde arrête de fumer, les compagnies qui "vivent" du tabac vont disparaitre. C'est d'une simplicité enfantine qui répond à la loi de l'offre et la demande.

Rédigé par Olivier M. le 19-12-2011

Essayez plutôt de comprendre le mécanisme de la dette (la source des profits des banques et du système financier) plutôt que ciblez à petite échelle votre voisin avec sa carte de crédit et son nouvel écran plasma. Voyez un peu plus loin que le bout de votre nez. Voici un passage du livre de François Chesnais " Les dettes illégitimes, quand les banques font main basse sur les politiques publiques " : « (...) Les banques prêtent sans commune mesure avec le montant des dépôts. Les banques n'ont jamais été de simples intermédiaires entre les déposants et les emprunteurs. Depuis leur transformation en groupes financiers diversifiés, elles le sont moins que jamais. Les profits bancaires proviennent de leurs opérations de création de crédit. Leur source se trouve dans le flux de richesse (valeur et plus-value) venant des activités de production. Le chemin emprunté différera selon l'emprunteur. Dans le cas d'un État, il passe par l'impôt et le service des intérêts de la dette publique. Dans celui d'une entreprise, il s'agit d'une fraction du profit. Dans le cas de particuliers et de ménages, c'est une partie de leur salaire ou de leur retraite qui est absorbée par les intérêts qu'ils paient sur leurs crédits hypothécaires ou leurs cartes de crédit.Plus une banque prête, plus ses profits sont élevés. (...) » source : Les dettes illégitimes, quand les banques font main basse sur les politiques publiques par François Chesnais, 2011)

Rédigé par jeuneinvestisseurimmobilier le 19-12-2011

@chief J'aimerais bien vous voir au Loblaws ou au Canadien Tire en train de réclamer le 3% de frais que vous économisez en payant direct plutôt que par carde de crédit. J'y crois pas trop.

Rédigé par Olivier M. le 19-12-2011

@ ybertrand « Nous verrons bien, mais je suis les nouvelles de la Grèce par le journal Le Monde et Der Speigel, alors que l'on entend peu de commentaires dans les médias nord américains, et je peux vous assurer sans ambages que ça brasse en ... et laissez faire les joyeux Nöel pour le moment. » On dirait que vous venez d'inventer la lumière. Expliquez-nous ça les nouvelles de la vieille Europe. C'est intéressant.

Rédigé par Olivier M. le 19-12-2011

« Tu as tout faux, les dettes explosent parce que les gens sont stupides. » Malheureusement, il faut aller plus loin que ce discours simplet pour bien comprendre ce qui est en train de se passer et les raisons de cet endettement. C'est la même chose quand on voit certains s'attaquer aux chômeurs, aux immigrés, aux fonctionnaires, etc.

Rédigé par YBertrand le 19-12-2011

Bonjour monsieur Provencher. Vous dites que acheté à crédit est la norme, c'est justement ce qui est sur le point de changer. Les banques -vs- SCHL ont reserrer les critères de prêts hypothécaires et le gouv. fédéral envisage des reserrements supplémentaires comme passer de 5% à 10% la mise de départ et celle-ci devra venir de l'épargne et non de prêts et autres échappatoires du genre. Il semble que lorsqu'il y aura deux propriétaires, la mise de fond sera doublée, car selon les informations rattachées au projet de loi, il y aurait plus de 27% des défauts d'hypothèque parce que les conjoints se séparent avant les 3 premières années. Il est plus difficile d'obtenir une carte de crédit parce que le taux de mauvaises créances augmentent à vue d'oeil. Un projet de loi sera déposé en septembre 2012 pour changer les dispositions sur les faillites (fini la deuxième faillite, fini le remplissage de cartes de crédit avant faillite, et toutes dettes des cinq dernières années ne seront pas faillibles). Il y aura du même coup un embargo de crédit pour dix ans avec pénalité pour ceux qui y contreviendront et plus encore). Il est grand temps que quelqu'un puisse mettre les deux pieds sur les freins. En fait il ne s'agit pas seulement de mettre les freins pour les citoyens mais aux banques aussi. Nous verrons bien, mais je suis les nouvelles de la Grèce par le journal Le Monde et Der Speigel, alors que l'on entend peu de commentaires dans les médias nord américains, et je peux vous assurer sans ambages que ça brasse en ... et laissez faire les joyeux Nöel pour le moment. @monsieur Incubus. On ne peut plus rien vous cacher, je suis avec vous à 100%. Ma tendre mère disait souvent "heureux les creux, le ciel sont à eux". Merci et bonne journée.

Rédigé par Olivier M. le 19-12-2011

Une crise de désendettement global du secteur privé, Étude CitiGroup : « L’heure du règlement : vers une décennie de désendettement. Matt King analyste à Citi Investment Research & Analysis, illustre en quelques graphiques le poids du surendettement accumulé par le secteur privé dans les pays développés durant la période récente et souligne les difficultés à venir, nées du ralentissement économique accompagnant l’inévitable processus de désendettement. ---- La focalisation actuelle sur les dettes publiques, avec pour sinistre corolaire des plans d’austérité qui se succèdent à un rythme accéléré au fur et à mesure que la panne de croissance dégrade les revenus des Etats, fait l’impasse sur l’aspect fondamental de cette crise majeure : le niveau insoutenable atteint par l’endettement du secteur privé des pays dits développés pendant la dernière décennie. Durant cette séquence, la plupart de ces pays ont connu une croissance en trompe l’œil, financée par une bulle de crédit, aujourd’hui irrécouvrable, qui contamine les bilans devenus obèses du système bancaire mondial. La situation où nous sommes révèle quelle a été la réalité des forces à l’œuvre, dans ce que d’aucuns présentaient comme un succès de la mondialisation. Tout d’abord, la financiarisation a été dopée aux stéroïdes par une déréglementation irresponsable du secteur bancaire, qui lui a permis de faire croitre au delà de toute raison la taille des bilans et les intermédiations transfrontalières. Les règles prudentielles classiques régissant les ratios bilans/fonds propres, censées limiter la croissance du crédit, ont été contournées par l’artifice d’une réassurance des risques autorisant l’augmentation de l’effet de levier, et par l’externalisation hors bilan via le mécanisme de la titrisation des prêts consentis. Cette croissance vertigineuse des crédits s’est accompagnée d’un boom tout aussi rapide des produits dérivés et du mécanisme pseudo-assurantiel des CDS. Parallèlement, cette machinerie prête à s’emballer a été alimentée par un afflux toujours accru de capitaux, nourri par plusieurs phénomènes. 1) les profits des pays exportateurs du nouveau « partage » mondialisé du travail et la rente des détenteurs de matières premières (énergie), qui ont réinvestis leurs surplus sous forme de crédits à leurs acheteurs (outre l’exemple évident du couple Chine-Amérique, c’est aussi le cas en Europe, où les surplus intra-européens ont été recyclés en dettes méditerranéennes, baltiques, celtiques et autres). 2) l’accumulation de réserves de précaution en devises des pays émergents qui avaient été frappés par la crise de 1997. 3) Des inégalités toujours croissantes dans les pays développés, se traduisant par la réinjection d’une part accrue des revenus sous forme de créance monétaire et non d’investissement productif. 4) Une démographie vieillissante, accroissant le poids relatif d’une épargne de précaution, elle aussi réinjectée sous forme de dette - directe : immobilier et consommation, ou indirecte : actions/dividendes et obligations - pesant sur les jeunes actifs. Dans des économies où la majeure partie du travail est soumise à la concurrence baissière des émergents, où les salaires sont perpétuellement compressés, c’est la surévaluation des actifs patrimoniaux qui a joué le rôle de courroie de transmission des flux monétaires vers l’économie réelle. Tant que de nouveaux entrants sont venus soutenir les bulles spéculatives, l’illusion de richesse qui se perpétuait permettait d’augmenter le poids de l’investissement immobilier et de la consommation à crédit des ménages. Ce type de « croissance », nourrie par un empilement continuel de richesse papier et de vraies dettes, est désormais terminé. Reste à solder le passif, c’est-à-dire dégonfler la bulle de créances et de dettes dont le secteur privé s’est grevé depuis dix ans et plus, faute de quoi les économies atones vont plonger dans une nouvelle spirale récessive. Mais pour ce faire, encore faudrait-il reconnaître l’existence de ce passif, et comprendre que la puissance publique est seule à même de piloter ce processus (...)» (source : http://contreinfo.info/article.php3?id_article=3128)

Rédigé par chief le 19-12-2011

@jeuneinvestisseurimmobilier...Pour un investisseur vous en êtes toute un...vous caculez que vous ammassez l'équivalent d'un voyage vers paris à toutes les année en remplissant votre carte et en la payant...Je suis aller sur Air canada (pas trop de recherche) et du 14 au 28 Janvier un aller retour pour une personne 882$ tout frais incluts. Moi je fais un peu plus comme M. Provencher mais je réclame le crédit de 3% de frais qui est imposé sur l'utilisation de la carte de crédit. Voyons voir sur les 15K par mois je soustrait 5k pour les achats en lignes ou le fais que je n'utiliserait pas toute cette disponibilité. Cela donne 3% de 10k par mois pendant douze mois...WOW 3600$...assez pour trois ou quatre voyages...j'aime mieux ma méthode...:)

Rédigé par Réaliste1 le 18-12-2011

@Olivier M. Incubus n'a pas tord... Mais lorsque nos gouvernements et nos autorités monétaires donnent le gâteau en entier aux indisciplinés de la société et ne laissent absolument rien aux épargnants, peut-on s'attendre à autre chose??

Rédigé par Incubus le 18-12-2011

@Olivier M. le 18-12-2011 Tu as tout faux, les dettes explosent parce que les gens sont stupides.

Rédigé par Olivier M. le 18-12-2011

Le néolibéralisme est fondamentalement le régime économique du surendettement généralisé comme l'explique l'économiste Frédéric Lordon : « La mondialisation néolibérale va périr par la dette parce que, à l’encontre de l’idée reçue qui le présente comme la raison économique même, le néolibéralisme est fondamentalement le régime économique du surendettement généralisé. Dette des ménages, dette des institutions financières, dettes des Etats : la dette globale a monstrueusement explosé en vingt ans de mondialisation dans la plupart des pays : de 220 à 500 points de PIB pour le Royaume-Uni entre 1990 et 2010, de 130 à 370 points de PIB pour l’Espagne, de 200 à 350 points de PIB pour la France, de 200 à 280 points de PIB pour les Etats-Unis… La dette des ménages explose parce que seul le crédit leur permet de rester à flot pour leur consommation courante quand leur revenu est sous compression constante, du fait de la concurrence par les coûts du libre-échange et de la pression actionnariale à la rentabilité financière. La dette des institutions financière explose pour mobiliser l’effet levier et propulser les ROE (Return on Equity, rendement des capitaux propres). La dette des Etats explose sous l’effet du choc récessionniste occasionné par la crise financière, expression parfaite des désordres mêmes du néolibéralisme, mais surtout, en moyenne période, sous l’effet de la contre-révolution fiscale, un autre de ses produits typiques, qui réduit la contribution du capital et des plus fortunés. Vient forcément un moment où cette divergence proportionnelle n’est plus soutenable et où il n’y a plus d’autre solution que des annulations massives – nous en sommes là.(...)(source : le blog de Frédéric Lordon, août 2011

Rédigé par Réaliste1 le 17-12-2011

Citation d'une économiste de la banque TD au sujet de la statistique de 153% publiée cette semaine: "What's important there, according to economist Diana Petramala of Toronto-Dominion Bank, is how uncomfortably close that second measure is to the the level of 160 per cent in the United States just before its housing market crashed. "We are of the view that household debt has become excessive," Ms. Petramala warned. "If indebtedness continues to grow at this speed, the debt-to-income ratio will hit 160 per cent – the level at which both U.S. and U.K. households got into trouble – within the next few years." (http://www.theglobeandmail.com/report-on-business/top-business-stories/canadas-consumer-another-day-older-and-deeper-in-debt/article2267736/). Le point #3 de M. Provencher est la conséquence finale au concept de l' "accélérateur financier" par l'endettement hypothécaire à répétition sur la plus-value accumulée de la résidence (refinancements hypothécaires et marges de crédit hypothécaires). Tout va bien tant que ça monte mais lorsque les prix se mettent à chuter, l'économie devient complètement paralysée et le "moteur" cale... À mon avis, le problème principal de cette situation du surendettement des particuliers au Canada est que l'hypothèque est devenue un véritable guichet automatique au fils des ans pour plusieurs.

Rédigé par jeuneinvestisseurimmobilier le 17-12-2011

Je suis d'accord que les gens, qui ne sont pas assez intelligent financièrement, limitent leur utilisation des cartes de crédit et autres crédits à la consommation. Je suis cependant en désaccord avec votre position sur la carte de crédit. Je doute d'ailleurs fortement que vous n'ayez que 1000$ de limite. Tant qu'à moi, je préfère tout payer par carte de crédit que de payer des frais bancaires à tous les mois pour utiliser la carte de guichet. Je ne paye aucun frais bancaire depuis des années et je n'ai jamais eu aucun solde sur mes cartes de crédits. Et ça me paye l'équivalent d'un voyage en avion vers Paris à toutes les années ces points. Je ne dépenses pas plus pour avoir des points. Il faut juste l'utiliser intelligemment. Je dois avoir plus de 15 000$ de limites sur mes deux cartes. Solde à la fin du mois: zéro. Il faut les utiliser intelligemment. Steve de jeuneinvestisseurimmobilier.com

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