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La fin de la récréation (la suite)

Martin Provencher . 16-12-2011

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La fin de la récréation (la suite)


« Alerte à l’endettement des ménages » titrait La Presse mardi le 13 décembre 2011. Je me suis alors rappelé que j’avais justement écrit à l’intérieur de ce blogue la semaine dernière ce qui suit : Évidemment, la consommation des ménages a ralenti. Par contre, est-ce une nouvelle volonté de réduire l’endettement issue d’une authentique conscience alliée à une volonté de fer d’améliorer sa situation financière personnelle comme certains aiment à le penser, je ne crois pas. Voilà donc, une nouvelle confirmation, si cela était nécessaire, du surendettement qui est devenu le lot d’une partie de la population.


Ce qui m’inquiète particulièrement dans cette situation tiens en trois points :


1-    Les taux d’intérêt sont si bas depuis si longtemps que j’ai l’impression que les gens ne réalisent pas que ce plancher du coût d’emprunt est artificiellement anormal. Il faut bien l’admettre, acheter à crédit est devenu la norme dans notre société et il semble que les faibles taux d’intérêt, afin de financer cette surconsommation, le soient devenu également.


2-    Lorsqu’il est question de statistiques entourant le surendettement, étant personnellement allergique aux dettes de consommation et aux cartes de crédit, je ne me sens pas visé et j’en connais plusieurs qui ne s’y retrouvent pas non plus. Dans ce cas, pour arriver à une moyenne d’endettement si choquante, il faut nécessairement en contrepartie des consommateurs, propriétaires ou locataires, qui sont « loadés » jusqu’aux oreilles. Voilà pourquoi je n’ai qu’une carte de crédit personnelle, uniquement pour les incontournables de la vie moderne (achat de billets sur Internet, stationnement payant, réservations) avec une limite de 1000$ dont je refuse systématiquement toute proposition d’augmentation que je reçois invariablement deux fois par année. Cela sans compter toutes les propositions « préapprouvées » qui encombrent nos boîtes postales, n’est-ce pas?


3-    Notre économie reposant pour une bonne part sur la consommation des particuliers, d’où les offres à outrance de crédit facile, je me demande comment ferons-nous pour redémarrer le moteur avec autant d’eau dans l’essence?


 


Martin Provencher, auteur-conférencier en immobilier


www.martinprovencher.com


 

18 commentaires

Mr. Pink le 23-12-2011

Je vois d’un très mauvais œil l’augmentation de la mise de fond minimale pour l’achat d’une propriété. Le gouvernement va se tirer dans le pied et on va assister à une correction beaucoup plus sévère que le 10% attendus. On va se retrouver avec un bassin d’acheteurs sérieux, mais un bassin beaucoup trop petit pour amortir la chute du marché immobilier. Dans les dernières années, qui a décidé d’épargner en vu de la retraite alors que les taux d’intérêts profitaient uniquement aux acheteurs et non aux épargnants ? Réponse : les gens qui possédaient déjà une propriété et ceux qui ont fait le pari de louer en attendant l’éclatement de la bulle immobilière. Bref, si j’étais à la place du gouvernement je n’accepterais plus que les propriétés soient financés par l’épargne retraite, il devrait revenir aux principes de base que les projets long terme se financent par la dette long terme et non l’épargne. Ma solution : zéro mise de fond minimale, mais des maximums d’emprunts nettement inférieurs à ce qu’ils sont présentement pour stimuler l’épargne.

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