La bourse ou l'immobilier?


4 commentaires sur cet article.

Rédigé par pbrasseur le 22-05-2012

Il faut relativiser cette notion de "non performance", c'est sûr que si vous avez acheté toutes vos actions en même temps à un peak boursier (exemple bulle techno...) vous allez attendre longtemps avant de voir une appréciation, sauf qu'on s'entend pour dire que ces cas doivent être rares. Plus fréquents par contre pour l'immobilier où par définition on achète tout d'un coup (avec le levier de l'emprunt), si on achète près d'un creux ça va, sinon l'impact financier durera des décennies et peut devenir désastreux (parlez en à des millions d'américains...). Or si les actions sont relativement peu chères en ce moment (surtout compte tenu des taux d'intérêt très bas) il en va tout autrement des maisons dont les prix sont à des sommets historiques par rapport aux revenus. Si on ajoute à cela le fait que sur de très longues périodes les actions battent nettement l'inflation ET les prix des maisons (qui eux suivent grosso modo l'inflation) la conclusion devient presque évidente. Comme dit Warren Buffet pour gagner de l'argent il faut acheter quand les prix sont bas ("when there is blood in the street") et vendre quand c'est haut, malheureusement des tas de gens font exactement l'inverse. De plus comme le souligne codepre$$ dans un marché baissier la vente d'une habitation (toujours coûteuse) peut devenir difficile voire presque impossible, un problème très stressant qui n'existe pas avec le marché très liquide des actions.

Rédigé par YBertrand le 22-05-2012

Bonjour. Monsieur Provencher. Je ne suis pas d’accord avec vous car la méthode est trompeuse. Les indices boursiers indiquent l’ensemble des rendements des entreprises alors qu’un portefeuille boursier bien administré produit des rendements qui sont bien au-delà des indices. Pour ma part, j’ai amorcé mon entrée en juin 70 et en suis sorti en avril 2007 (92%), 2011 (100%). Durant ces 37 années, mon portefeuille eu un rendement négatif que durant deux ans (-1% en 83 et -2% en 92) alors que durant les années 76 à 83 le rendement étaient au-dessus de 15%, atteignant 18.1% en 78 à l’achat de bons sur cinq ans (dont les rendements les plus hauts ont atteint 14% au gouv. du Canada). Nous avons construit le premier immeuble locatif en 84, le second fut acheté en 93 (que nous avons vendu pour construire en 2002) et le dernier fut construit en 2010. Nous avons effectué plusieurs comparaisons de rendements dont le plus significatif selon nous est celui du rendement du premier immeuble (84 à 2007) avec les actions que nous détenions durant la même période pour constater qu’en effet, l’immobilier avait produit de meilleurs rendements. Cependant, lorsque nous avons étendu notre étude en incluant les avantages fiscaux du côté boursier se fut l’inverse malgré que l’immeuble bénéficiait d’un amortissement de 10% (comparé à seulement 4% aujourd’hui). Je crois que ce genre de comparaison est irréaliste puisque chaque cas en est un d’espèce, chaque investisseur ayant un portefeuille et une gestion différente, basée sur les méthodes très différentes (bulls, bears, court, moyen ou long termes, types de diversification etc) afin de parvenir à un but (taux) “X” qui diffère lui aussi d’une personne à une autre. C’est le même phénomène qui s’applique aux immeubles puisque c’est dans sa vision du marché suivis de ses méthodes d’investissement ainsi que la gestion qui y sera rattachée qui en fera un investissement aux rendements plus ou moins intéressants ou catastrophiques. Notre portefeuille représentait 37% en immobilier en 84, a diminué à 35% en 93 mais remonté à 55% en 2010 (causé, notamment par l’achat de terrains à Québec et Ottawa. Nous attendrons encore deux années (maximum 3) pour façonner notre portefeuille qui est présentement au point mort (2.6% de rendement, ce qui représente l’augmentation au coût de la vie) mais savons déjà qu’au moins 50% des nouveaux fonds (salaires et profits d’immeubles) serviront à la construction de nouveaux immeubles mais que nous ne changerons pas nos méthodes d’investissement qui doivent résulter de nos connaissances des produits dans lesquels nous voulons investir mais surtout de l’immuable et indispensable prudence. Je crois que les bouleversements qui nous vivons depuis 2007 devront nous rappeler son historique et que les agissements du passés sont désagréablement un portrait de ce qui nous attend si rien n’est véritablement changé. Pour ma part, de façon pragmatique, je ne retient pas mon souffle. Merci et bonne journée.

Rédigé par codepre$$ le 21-05-2012

Le hic dans tout ceci c'est qu'on peut vendre des actions à découvert quand les tendances boursières sont à la baisse. Peut-on en faire ainsi avec l'immobilier..!

Rédigé par xylophone le 19-05-2012

C'est un bon point de vue. Dans les grandes villes, sûrement que l'immobilier en vaut la peine. Une maison à Montréal dans les années 20 vaut son pesant d'or aujourd'hui. Pas sûr que vous avez la même valeur dans un bungalow hors des grands centres. Avoir une machine dans le temps je préfererais des actions de Procter des années 20 qu'un bungalow à St-Lin!

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