La bourse ou l'immobilier?

Publié le 19/05/2012 à 11:56, mis à jour le 21/05/2012 à 10:36

La bourse ou l'immobilier?

Publié le 19/05/2012 à 11:56, mis à jour le 21/05/2012 à 10:36

Par Martin Provencher

BLOGUE- Les marchés boursiers et le secteur de l’immobilier sont parfois complémentaires, en étant utilisés de part et d’autres par les investisseurs dans un but de diversification, lorsque les bourses flanches, le déplacement vers l’immobilier, qui n’a pas eu le temps de vivre la correction, en subit moins les soubresauts.


J’ai été étonné de constater, en lisant l’article de M. Giacometti1 que « Le Dow Jones n’en est pas à sa première longue épopée sans performance ». Ce gestionnaire de portefeuille énumère ensuite les périodes boursières de vache maigre : de 1905 à 1923 (18 ans), de 1929 à 1954 (25 ans), de 1964 à 1981 (17 ans). Donc, sur une période de 76 ans (1905-1981), 60 années furent « sans performance »…


L’ensemble de ces nouvelles affectent instantanément les marchés boursiers au point où l’impact d’une annonce négative sera suivie immédiatement par une correction des bourses en activité, pour ensuite affecter les autres dès leur ouverture. Les mauvaises nouvelles touchent aussi, en principe, le marché immobilier mais à la différence des bourses, l’impact se fait sentir avec un décalage horaire qui peut compter minimalement 6 mois et peut souvent aller jusqu’à un an et demi.


Une action se vend en une seconde alors qu’une propriété demande, même dans un marché fou, quelques jours afin de compléter les différentes étapes officialisant le tout.


Voilà pourquoi souvent lorsque la bourse perd, l’immobilier réussi à se maintenir, voire à gagner. On peut penser que l’inverse pourrait également se produire, cependant, ce qui minimise les corrections immobilières vient du fait que les propriétés comblent un besoin vital soit : se loger. Les actions, on peut très bien s’en passer!


Martin Provencher, auteur-conférencier en immobilier


www.martinprovencher.com


 


1 Le temps, votre meilleur ami, par Jean-Paul Giacometti, Les Affaires, 12 mai 2012, p.i-8

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