Pour Sportscene, le pire est derrière

Publié le 19/01/2017 à 12:54

Pour Sportscene, le pire est derrière

Publié le 19/01/2017 à 12:54

Jean Bédard, président du Groupe Sportscene. (Photo: Mathieu Lavallée)

Après deux années de pertes financières, le président du Groupe Sportscene, propriétaire du réseau La Cage – Brasserie Sportive, se dit convaincu d’avoir repris le chemin de la rentabilité.


«Ça a été des années difficiles, des années que je qualifie de ménage, reconnaît le président, Jean Bédard. Nous avons changé notre image, amélioré notre menu, fermé des restaurants, changé nos façons de faire… Tout cela, alors que l'équipe des Canadiens n’a pu faire les séries. L’impact a été indéniable sur nos ventes.»


Mais tout cela est du passé et l’avenir s’annonce plus radieux aux yeux de la direction. Au terme du premier trimestre de son exercice 2017, terminé le 27 novembre 2016, Sportscene (Tor; SPS.A) enregistre une hausse des ventes de 3,5% à 28,1M$ et un bénéfice net de 0,5M$ ou 0,13$ par action.


L’an dernier à pareille date, la direction avait présenté des revenus de 27,1M$ pour le même trimestre et un bénéfice net de 0,2M$ ou 0,05$ par action. La BAIIA ajusté a pour sa part connu une hausse de 36%, passant de 1,4 M$ au premier trimestre de l’exercice 2016 à 1,9M$ aujourd’hui.


Cela, alors que la direction a procédé à la fermeture de trois restaurants, insiste Jean Bédard. Dans les circonstances, ce dernier attribue la dernière reprise essentiellement à la croissance des ventes comparables, résultat du repositionnement de bannière observée depuis l’automne 2015.


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Les ventes comparables de La Cage ont progressé de 7% au premier trimestre. Dans les restaurant encore non-rénovés, cette hausse a été de 3%, alors que dans les restaurants rénovés, les ventes comparables ont bondi de 16%.


L’an dernier, 8 M$ ont été investi dans la modernisation du réseau. Quinze restaurants sont aujourd’hui rénovés. Une enveloppe de 11M$ sera investie cette année dans la rénovation de 10 restaurants supplémentaires. «La moitié de notre réseau aura alors été rénové. Notre objectif est que l’ensemble de nos restaurants portent nos nouvelles couleurs d’ici la fin de l’exercice 2019.»


Ce n’est que par la suite que Sportscene pense commencer à sortir des frontières du Québec. L’Ontario et l’Ouest canadien sont dans sa mire. Mais des signes laissent entendre que les États-Unis pourraient aussi constituer un marché à explorer.


Pour l’heure, la direction se concentre sur l’exécution de son nouveau modèle d’entreprise en investissant de manière importante dans la formation de son personnel. En outre, l’Académie Cage, fondée en septembre dernier, lui permettra de former 150 chefs et sous-chefs cette année, avec la collaboration de l’Institut du tourisme et d’hôtellerie du Québec (ITHQ).


L’entreprise est également en négociation finale pour le déménagement de son restaurant de Laval au Carrefour Laval en cours de 2017, l’ouverture d’un deuxième restaurant à Laval, et un grand retour de La Cage à Hull, en 2018.


Ainsi, si tout se déroule comme voulu, Jean Bédard estime être en mesure de revenir à un niveau de rentabilité semblable à 2014. Cette année là, Sportscene avait clos son exercice avec un bénéfice de 3,1M$, ou 0,74$ par action.


À la Bourse de Toronto, l’action de Sportscene, très peu mobile, a perdu 0,05$ ou 0,99% le 18 janvier 2017. Peu après midi, ce midi 19 janvier, l’action demeurait inchangée à 5$, en baisse de 0,58$ ou 10,39% par rapport à son cours d’il y a douze mois.


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À propos de ce blogue

La vitrine du détail est le blogue du journaliste Martin Jolicoeur, un mordu de commerce de détail. Sa mission: rendre compte, mettre en perspective et analyser les nouvelles et développements de ce secteur clé de l’économie nord-américaine. À l’occasion, Martin y traite aussi plus largement de commerce électronique, de stratégie, d’image de marque et de consommation.

Martin Jolicoeur

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