Sans liberté, on obtient la corruption


17 commentaires sur cet article.

Rédigé par nanana le 26-03-2010

Bonjour. @monsieur mortderire. Vous dites que "Pour moi, il est sain et normal que le capitalisme soit encadré par des règles Mes concitoyens ne sont pas des objets ayant pour stricte utilité de me remplir les poches". Eh bien, ce système nous vivons avec, depuis fort longtemps, c'est le capitalisme à son meilleur. Malgré que le Canada a des tendances socialistes, il n'en demeure pas moins que c'est l'argent qui a le dernier mot la plupart du temps. Cependant je n'abonde pas dans le sens de monsieur Alain Proviste qui crois que cela ne sert à rien de mettre plus de contrôle. Au contraire, mais surtout des peines qui font réfléchir les autres, des peines qui ne sont pas coupées au tiers ou au sixième. @monsieurs les investigateurs. Vous montez un scénario où la Régie du logement aurait trois fois plus de pouvoir (sans nous les nommer) pour obtenir une corruption mur à mur. La Régie du logement relève du Code Civil, mot à mot. Même si l'on donne trois fois plus de pouvoir à la Loi sur la Régie du logement, les parties à une cause s'adressera à la Cour Supérieure pour invalider le jugement ou encore plus loin (Cours d'Appel et Suprême) pour invalider les dispositions de la Loi sur la Régie en les rendant inconstitutionnelles, par exemple. La supervision est indispensable, mais pas une supervision provenant du même ministère (ou ville). Il faudrait avoir une entité qui s'occuperait de toutes les demandes de soumissions de la province, nous obtiendrions des experts des coûts et de l'approvisionnement ainsi qu'un groupe que personne ne peut atteindre et donc ne pourront être soudoyé. Merci et bonne journée

Rédigé par le 18-03-2010

Cher mortderire, je comprends très bien votre point de vue. Toutefois, nous devons reconnaître qu'il y a une part de vérité dans les propos des investigateurs. Il est certain que le capitalisme doit être encadré. Voyez-vous mêmes! Les excès de se régime nous ont conduit dans la présente crise. Par contre, le régime de gauche n'est pas nécessairement meilleur. La russie, qui était auparavent communiste, à été qualifiée il y a quelques mois par le journal LesAffaires de pays le plus corrompu au monde. Ceci est un fait même si, je vous l'accorde, plusieurs autres facteurs peuvent également être tenus comme responsable. Il demmeure donc une conclusion qui est la même que celle des investigateurs: Ce n'est pas en supervisant à outrance que nous allons réussir à enrayer le problème de la corruption!

Rédigé par Mortderire le 18-03-2010

Je n'ai pas de problème à ce qu'il y ait une Régie du logement. Dans vos propos, vous ne considérez que votre bien personnel. Je trouve plus humain de considérer le bien commun de la société. Pour moi, il est sain et normal que le capitalisme soit encadré par des règles. Mes concitoyens ne sont pas des objets ayant pour stricte utilité de me remplir les poches.

Rédigé par investigateurs le 18-03-2010

En réponse à mort de rire : alors peut-être qu'avec un point de vue de ''propriétaire'', vous serez en mesure de considérer notre propre point de vue. Imaginez que l'on donne 3 fois plus de pouvoir à la Régie du logement, sous prétexte que quelques gros propriétaires de Montréal ont abusé de leurs locataires. Allons-y dans le sens d'une tendance vers la réglementation pour mettre fin aux injustices subies par les locataires! La Régie aurait le feu vert pour forcer une baisse des loyers de disons, 10%, car les loyers sont vraiment trop chers! Elle pourrait également charger une taxe spéciale sur les loyers, qui servirait à former une entité chargée d'inspecter tous les immeubles chaque année. Comme nouveaux règlements, on pourrait forcer chaque propriétaire à établir un comité de surveillance de 8 personnes, toutes payées et ayant les compétences requises pour veiller aux intérêts des locataires. Qui plus est, le propriétaire devrait remettre un rapport écrit à la Régie, envoyé par poste enregistrée, chaque fois qu'un locataire fait une demande, comme un changement de poignée de porte ou de tapis d'entrée. Puis, le propriétaire devra établir un plan d'action dans lequel il écrit tout ce qu'il compte faire pour mettre en branle un plan d'action pour remédier rapidement à la situation. Ainsi, on éviterait que les propriétaire ignorent les nombreuses demandes des locataires ou qu'ils les retardent de façon délibérée. Et lorsque le propriétaire oublierait de se conformer à l'une de ces mesures, des pénalités allant de 5000 à 15 000$ par cas pourraient être chargées pour ce manque d'éthique. Bref, on pourrait continuer comme cela longtemps, mais vous voyez bien où on veut en venir. Et bien, de telles mesures avantageraient qui d'après-vous? Et oui, les gros. Les propriétaires de 500 logements et plus arriveraient à absorber tous ces frais puisqu'ils ont la capacité de se payer tous les avocats et personnels nécessaires pour le faire. Donc, les petits propriétaires se verraient obligés de vendre, et éventuellement, les gros détiendraient tout le marché et deviendrait tellement puissants qu'ils pourraient finir par influencer fortement la Régie du logement. Cynique comme scénario, non? Bref, vous n'êtes pas obligé d'être d'accord avec nous. Mais c'est de cette façon que nous constatons comment l'intervention du gouvernement peut nuire à la population, en inclant même les plus démunis à la longue.

Rédigé par investigateurs le 18-03-2010

En réponse à mortderire : une question si vous permettez. Vous possédez ou avez déjà possédé des immeubles à revenu?

Rédigé par Mortderire le 18-03-2010

Oui...

Rédigé par Mortderire le 18-03-2010

Vous voulez des exemples ? Eh bien, allez lire ce billet de Jarislowski sur le site même des affaires.com : http://lesaffaires.com/mes-finances/planification/mettons-de-l-ordre-/511396 Enfin, ce que je dis dans mon dernier message n'a rien de théorique. Ça relève du simple constant évident. Si vous voulez parler de Tocqueville, je vous recommande encore une fois d'aller le lire. C'est un classique intemporel. La référence majeure pour comprendre le fonctionnement profond de la démocratie américaine. Vous y comprendrez que la freedom est inconcevable sans l'equality. Par curiosité : comment faites-vous pour afficher sans rire et sans un gramme de mauvaise conscience votre libertarisme alors que Greenspan lui-même (!!!) a avoué qu'il s'était lourdement trompé et que cette idéologie erronnée était la cause des récents désastres ? C'en est presque comique.

Rédigé par investigateurs le 17-03-2010

En réponse à mortderire : ce sont de belles théories, mais auriez-vous un exemple concret pour expliquer votre point de vue?

Rédigé par Mortderire le 17-03-2010

Chers investigateurs... Vos raisonnements reposent toujours sur le même syllogisme. a) Je veux mon propre bien. b) Je dois avoir une liberté d'action pour obtenir ce que je veux. c) Donc la liberté d'action m'apportera le bien. Le problème avec ce syllogisme fautif, c'est qu'il est abstrait, il ne tient pas compte de la réalité. Il surestime les bienfaits du volontarisme. Il ne tient pas compte des déterminismes, des influences extérieures hors de notre contrôle, des hasards, des informations cachées, des facteurs imprévisibles, etc. etc. Vous pouvez toujours chanter les vertus théoriques de la liberté ; dans la réalité, il n'y a pas de liberté pure et la liberté d'action ne se traduit pas nécessairement en profit. Votre libertarisme vous aveugle aussi sur le fait que tout régime démocratique est le produit d'un équilibre entre les valeurs de liberté et d'égalité. Allez lire le livre célèbre d'Alexis de Tocqueville sur la Démocratie en Amérique et vous comprendrez alors que prôner la liberté pure n'a aucun sens. Il vous manque un background philosophique, les gars. Vous ne pouvez pas discourir sur la liberté de cette manière désinvolte.

Rédigé par investigateurs le 17-03-2010

En réponse à mortderire : attention de ne pas verser dans la contradiction. Celui qui a le plus à perdre dans une société, c'est celui qui détient le plus d'actions. Si vous n'aimez pas la direction de l'entreprise et que vous êtes largement minoritaire, vous vendez. Mais si vous souhaitez investir tout de même dans l'entreprise, c'est que vous pensez qu'elle sera profitable. Si la direction fait des conneries, pourquoi y investir? Les actionnaires majoritaires auront à payer les frais, pas vous. Il ne faut pas oublier que la bourse regorgent de titres. Nous avons personnellement des compagnies en portefeuille dont la valeur boursière totale ne dépasse pas les 10M$. La plupart des investisseurs regardent uniquement les corporations qui sont énormes et bien connues. Elles sont donc hors de leur portée concernant l'influence de leurs votes. Au lieu de toujours vouloir changer les corporations, on économiserait bien du temps à simplement choisir des sociétés qui cadrent déjà avec nos principes.

Rédigé par Mortderire le 17-03-2010

C'est ça, vous êtes libres de vendre vos actions pour protester. Big deal ! Est-ce mieux que de rechigner contre la social-démocratie dans un blogue ? Vos considérations me semblent toujours bizarrement déconnectées de la réalité. Comment voulez-vous qu'un petit actionnaire réussisse à monter une cabbale contre le puissant c.a. d'une grande entreprise ? Dans quel monde parallèle vivez-vous ? Vous devez être des amateurs de science-fiction.

Rédigé par investigateurs le 16-03-2010

En réponse à mortderire : si vous êtes actionnaires majoritaires d'une compagnie, et que vous détenez les actions à droit de vote, vous pouvez changer la direction et les pratiques comptables de l'entreprise. Chaque entreprise a ses propres actionnaires. C'est comme pour votre domicile. Vous avez le loisir d'y faire le ménage ou non, car il vous appartient. Si vous laisser entrer des individus indésirables chez vous, vous serez le seul responsable. En tant qu'actionnaires, il faut voir à ses affaire (pourquoi quelqu'un d'autres le ferait à notre place?). Lorsqu'il s'agit du secteur public par contre, tout le monde à l'obligation de participer, sans toutefois pouvoir l'influencer à lui seul. En effet, même si vous possédez des milliards de dollars, vous aurez toujours un seul vote à votre disposition aux élections. Dans ces conditions, une personne honnête doit chercher à convaincre tout le reste de la population. Quant aux personnes moins honnêtes, elles utiliseront la corruption pour parvenir plus facilement au résultat souhaité. Au privé, si on est minoritaire, on peut se soustraire du groupe. C'est là toute la différence. On peut même se partir une nouvelle société, qui reflètera nos valeurs. Au public, rien à faire. La tendance actuelle verse dans le socialisme : le gouvernement devrait s'occuper de tout, et tout le monde a l'obligation de participer. Donc, peu à peu, notre liberté de choix s'effrite, car c'est au gouvernement de tout décider à notre place, même si certains citoyens voient clairs et s'opposent à cette pratique. Au moins au privé, on peut protester en vendant ses parts d'entreprises!

Rédigé par Mortderire le 16-03-2010

Êtes-vous sérieux quand vous écrivez : «les fraudes au privé, on peut y mettre fin facilement. Il suffit que les actionnaires se réveillent» ? Lisez-vous les nouvelles ? Dans un monde idéal, oui, ça se passerait comme ça. Mais le monde n'est pas idéal. Et les actionnaires se font souvent cr*sser par des dirigeants peu scrupuleux qui camouflent leurs méfaits avec la complicité de leurs petits copains. J'ose croire que votre naïveté cache un cynisme intéressé.

Rédigé par investigateurs le 16-03-2010

En réponse à mortderire : les fraudes au privé, on peut y mettre fin facilement. Il suffit que les actionnaires se réveillent. Et au pire, on peut vendre les actions de la compagnie qui nous déçoit. Mais quand il s'agit de la fonction publique, comment s'y soustraire? Pourrions-nous cesser de payer de l'impôt? Et non...malheureusement.

Rédigé par Mortderire le 16-03-2010

Ce que vous avez aussi oublié de dire, à cause de votre biais libertarien, c'est que la pleine liberté cause, elle, des fraudes et des boni indécents. Ce n'est pas avec des propos aussi simplistes et tendancieux que vous pourrez vous donner une crédibilité.

Rédigé par investigateurs le 16-03-2010

En réponse à glagile : il faut différencier les règlements de sécurité par rapport aux lois qui constituent une atteinte à la liberté. La limite de liberté se situe au niveau où celle des autres est compromise. Par exemple, conduire trop rapidement peut nuire aux autres usagers de la route. C'est comme la loi qui stipule qu'il est interdit de tuer un autre être humain. Cependant, si on interdisait aux gens de se lier d'amitié entre eux, là on assisterait à des liaisons illégales. Et le gouvernement tenterait de contrôler les relations sociales, et certains agents de contrôle fermeraient les yeux lorsqu'ils seraient payés pour le faire. L'exemple utilisé est exaggéré, mais utilisons-en un qui est réel : la vente de drogue. Elle est interdite, et en même temps omniprésente, à un point tel qu'une économie au noir parallèle s'est créée grâce au crime organisé. Pourquoi sommes-nous incapables d'enrayer le phénomène? Et bien, certains politiciens en tirent beaucoup trop de profits pour y mettre fin. Et si soudainement, l'un de ces politiciens décidait justement de sévir, il mettrait sa vie en danger. Cela démontre à quel point la corruption va loin. Les interdictions créent des conséquences encore pires que les problèmes que l'on cherchait à enrayer au tout départ.

Rédigé par glagile le 16-03-2010

Un peu simpliste comme analyse. Le gourvernement régit aussi la vitesse sur nos routes ce n'empêche personne d'aller plus vite que les limites permises, au risque de se faire prendre. Sans ces limites, les autoroutes seraient toutefois des pistes de course dangereuses (malgré ce qu'en pensent les fans des autobahns allemandes). De la corruption il y en a aussi partout, pas juste au public. Ceci dit, la capacité de punir les fraudeurs et autres malfrats est souvent limitée par les syndicats qui protègent à outrance des employés qui, sans eux, se feraient mettre à la porte pour des gestes répréhensibles. Se sentant en relative sécurité, il devient plus facile pour eux de passer à l'acte.

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