Michael Moore devrait investir à la bourse


13 commentaires sur cet article.

Rédigé par YBertrand le 01-11-2011

Bonjour. Messieurs les investigateurs. Je crois que vous interprétez mal le message de monsieur Moore. M. Moore parle "selon les circonstances innappropriées" dont il fait une courte liste. Il parle des abus causés par un gouv. vendu, c'est bien connu à une minorité de milliardaires qui ont tout ce qu'ils veulent lorsqu'il s'agit de passer une nouvelle loi qui pourrait les encadrer, ce n'est pas ni un secret ni une surprise pour personne. J'ai été sur le marché pendant 35 ans mais au moment où j'ai débuté, la bourse n'était pas à ce point compliquée, bien au contraire. Aujourd'hui il y a trop de produits incompréhensibles, souvent cachés et disponibles que pour les initiés. Je ne sais pas ce que je ferais si j'avais 25 ans aujourd'hui. Il n'y a qu'un de mes deux fils qui est intéressé par le marché et encore, il est très sage et tous ses titres ont une grande capitalisation, présents sur l'ensemble de la planète et peu endettées, il n'a pas bougé d'un seul poil depuis 2009. Il détient ces titres depuis plus de 15 ans. Malgré tout cela il a investit 25% dans l'immeuble à logements que nous venons de construire car il croit tout comme moi que ce n'est pas le temps de sortir sans parapluie durant une tournade qui ne cèsse pas de tourner de bord. Merci et bonne journée.

Rédigé par investigateurs le 31-10-2011

En réponse à m1ax : votre commentaire rejoint beaucoup notre point de vue sur la question. La bourse s'avère un bel instrument d'échange. Et la richesse qui en découle dévoile au grand jour les défauts de la nature humaine. Malgré cela, elle permet tout de même à quiconque d'avoir une chance de prendre part à la richesse collective (prendre part aux profits des sociétés). Quant à la dérive morale, Warren Buffett offre peut-être une réponse intéressante. Selon son projet, quiconque s'enrichit doit redonner à la société, mais sans passer par la coercition et les effets pervers qu'elle crée (communisme). On laisse alors l'opportunité aux individus de donner libre cours à leurs ambitions (société libre). Lorsqu'ils réussissent, on les encourage à aider les autres. M. Buffett a réussi à faire signer un bon nombre de milliardaires pour son projet, qui consiste à l'engagement de donner au moins 50% de leur fortune de leur vivant ou au décès. Ainsi, au lieu de créer des empires de père en fils, comme avec Carlos Slim Hélu du Mexique qui refusa de signer (il vaut 75G$ et son fils vaut déjà 15G$), on incite les riches à partager. Cela favorisera un meilleur équilibre entre ceux qui souhaitent améliorer leur sort, et ceux qui ont déjà réussi.

Rédigé par m1ax le 31-10-2011

Michael Moore ne serait pas la première personne publique qui se comporte, en cachette, d'une façon diamétralement opposée à l'image qu'il projette. Autremement dit, et je le répète, ce n'est pas parce qu'il prétend ne jamais avoir possédé d'actions qu'il n'en a pas. Par ailleurs, pour ce qui concerne la financiarisation, c'est un tout autre débat, et je ne pense pas que le fait de posséder (ou pas) des actions en fasse réellement partie. L'actionnariat existe depuis très longtemps. Rappelez-vous de votre petite histoire. De la Compagnie de la Baie d'Hudson, de la Compagnies des Cent associés. Il s'agissait de compagnies avec actionnaires. Et elles étaient loin d'être les premières. L'échange d'actions en bourse est aussi très ancien. Il se faisait tout d'abord à la bonne franquette. C'était pratiquement une criée, tandis qu'aujourd'hui, grâce aux nouvelles technologies, c'est plus sophistiqué. Qu'on dénonce les bulles, qu'on déplore la fraude, qu'on se scandalise de la cupidité de certaines personnes, je veux bien. Mais il faudrait aussi comprendre que les excès, quels qu'ils soient, sont l'oeuvre d'hommes et de femmes ordinaires qui n'ont pas eu la force moral pour résister à l'appât du gain. J'en viens à ma conclusion. Bien plus que de s'inquiéter de la financiarisation, nous devrions nous questionner sur la dérive morale de nos sociétés. C'est là, à mon sens, que se trouve le plus grand danger, car à peu près personne n'y cherche la réponse. C'est beaucoup plus simple de chercher des boucs émissaires; ils sont peu nombreux et la plupart du temps déjà identifiés. Mais n'oubliez pas le proverbe: L'occasion fait le larron. Combien de gens ont vraiment l'occasion de faire beaucoup d'argent et ne succombe pas à ses attraits? Regardez autour de vous et vous observez qu'elles sont peu nombreuses les personnes qui restent simples et modestes une fois devenues riches. Est-ce la faute de la financiarisation si elles perdent leur humanité pour le plaisir de consommer et d'exposer leur statut aux yeux de tous? L'homme est capable du bien et du mal. Il peut fabriquer les plus belles choses, mais aussi les dénaturer au point de les rendre laides et même néfastes dans sa quête d'absolu. C'est triste, mais c'est ça la réalité.

Rédigé par chief le 31-10-2011

Votre analyse ne supporte évidement qu'un seul côté...le vôtre. Je n'ai pas d'actions, mais d'autres placements et je crois faire une belle vie...je n'ai surtout aucune dette. Le seules actions que j'ai jamais détenues étaient privés (aucune spéculations) et lié à la quantité de travail que je générais. Finalement si vous prenez deux minutes pour vraiment analyser la situation vous vous renderez compte que probablement la majorité des «riches» ont réussit par leur travail le actions sont un aboutissements et non un moyen...surtout aujourd'hui...Les trois ou quatre «riches» par actions en proportions des «want-to-be» en milliards...vous avez plus de chance à la loterie.

Rédigé par Incubus le 30-10-2011

Moore ne donne pas le conseil du siècle! ( http://www.zerohedge.com/news/when-money-dies-author-adam-fergusson-and-james-turk-discuss-hyperinflation-past-present-and-fu )

Rédigé par investisseur le 30-10-2011

Excellente analyse! Félicitations!

Rédigé par Olivier M. le 30-10-2011

Sur quoi s'interroge Michael Moore ? Tout simplement sur la financiarisation dont l'économiste Frédéric Lordon évoquait lors du débat sur les retraites en France. À un moment où la finance a complètement envahi l'économie réelle et qu'elle est nuisible, il est temps de se questionner un peu plus que dans votre billet : http://blog.mondediplo.net/2010-10-23-Le-point-de-fusion-des-retraites

Rédigé par ww le 30-10-2011

@ investigateurs, il est bon de se mémoriser nos objectifs de départ pour éviter de se perdre. Vous avez expliqué de façon éloquente les raisons qui expliquent pourquoi les commentaires populistes de Moore représente une position risquée en terme de gestion d'actifs. La crédibilité d'un individu fait référence à une expertise qui lui est reconnue dans un secteur particulier. Je ne reconnais aucune crédibilité particulière à Michael Moore en finance et en gestion des avoirs, donc je ne vois pas ce qu'il peut perdre. Quand Bill Gross (PIMCO) dans l'été s'est positionné contre les obligations américaines...oui il y avait une crédibilité en jeux. Par ailleurs les idées seules donnent suffisamment place à la critique que perdre du temps pour connaitre la répartition des actifs de monsieur Moore, ne représente à mon sens aucun intérêt. Vous écrivez un billet sur le placement et l'économie qui est très relevé, donc ne jouer pas une partie politique qui consiste à se perdre dans des détails inutiles. Même si Michael Moore ne possède pas d'action, votre billet est intelligent et mérite une saine réflexion.

Rédigé par investigateurs le 30-10-2011

En réponse à m1ax: il est tout à fait possible que M. Moore possède des actions. Si tel était le cas, imaginez à quel point il perdrait sa crédibilité! Et vous avez raison sur le fait qu'il gagne bien sa vie. On lui a déjà posé la question à savoir s'il faisait partie des ''1%'', et il a répondu qu'il pouvait prouver qu'il ne faisait pas 1M$ par an de revenus. Néanmoins, il n'y a pas que les revenus qui comptent. Si sa valeur nette est d'au moins 10M$, il pourrait très bien en faire partie. Selon ce site, http://www.mooreexposed.com/, Michael Moore possèderait un condo d'au moins 1M$ ainsi qu'une maison sur la plage d'une valeur également élevée. On dit que parfois il se vante d'être riche, alors qu'à d'autres moments, il dit le contraire. Nous ne connaissons pas sa vie personnelle, mais ce serait certes intéressant à investiguer.

Rédigé par m1ax le 30-10-2011

C'est facile pour Michael Moore de dire au commun des mortels de placer son argent dans les Bons du Trésor. Après tout il est lui-même très riche, grâce à ses films qui ne lui ont coûté à peu près rien à produire, mais qui ont rapporté de gros sous aux guichets... Il prétend qu'il n'a pas d'actions en bourse, mais je ne suis pas convaincu de ça. J'aimerais bien que Wikileaks nous donne l'heure juste là-dessus. On pourrait être surpris.

Rédigé par ww le 30-10-2011

@ Investigateurs, contrairement à la première intervention, je trouve votre analyse très pertinente. En regardant l'intervention de monsieur Moore, "Si vous avez un surplus d'argent, conservez-le dans un compte d'épargne" Avec un niveau d'inflation annuel probable de 3 à 4 %, c'est une perte approximative de la moitié du capital par décade (en pouvoir d'achat). "Vous pouvez aussi acheter des bons du trésor américain sécuritaires". Il n'y plus de dettes souveraines sécuritaires, il semble que monsieur Moore ignore l'endettement important de son pays et des pays de l'Europe. La Grèce va restructurer à 50%, donc les créanciers vont récupérer la moitié seulement du capital. Beaucoup de pays (dont le PIGS) risquent de suivre. Finalement les travaux universitaire de Rheinhart sur la "debt liquidation" des gouvernements américains et anglais après la deuxième guerre ont bien démontré que maintenir des TI sous l'inflation (ce que monsieur Bernanke fait actuellement) participe à un transfert de richesse des détenteurs de titres de dettes vers les émetteurs, ce qui permet aux gouvernements de se refaire une santé financière et ceci même en l'absence de restructuration. Vos commentaires sur la bourse sont pertinents, en rajoutant que le plus difficile c'est de réussir à maintenir une certaine autonomie d'esprit qui permet d'être craintif dans l'euphorie global et euphorique dans la déprime généralisée.

Rédigé par investigateurs le 29-10-2011

En réponse à VanWinkle7 : Les têtes vides dont vous parlez constitue probablement un exemple de personnes qui se retrouveront pauvres dès le moindre revirement financier. Et un millions de dollars ces jours-ci, c'est suffisant pour se considérer ''à l'aise'', mais peut-être pas ''riche''. Les gens mieux nantis auxquels nous faisions référence, nous pourrions les catégoriser comme étant celles qui ont une valeur nette d'au moins 10M$. Nous avons lu quelque part qu'à partir de 9M$ d'actifs aux États-Unis, on pouvait se considérer faire partie du 1%. Certes, certains d'entre eux n'investissent pas à la bourse, mais un grand pourcentage le font, car ils sont approchés par bien des conseillers ou des professionnels qui cherchent à les convaincre de le faire. Ceux qui ont fait fortune en immobilier font souvent le rapprochement entre leur domaine et la bourse. Certains d'entre eux vont même lancer leur propre entreprise immobilière en bourse, afin de s'enrichir davantage.

Rédigé par le 29-10-2011

@Investigateurs... Vous avez un sérieux besoin de cours de logique. Je comprends votre idée principale, mais elle est supportée par le pire argument que j'ai pu lire, soit : "Comment peut-on espérer améliorer son sort si l'on cherche à faire le contraire des gens les mieux nantis?". Le concept des "gens les plus nantis" est beaucoup trop vague. Je connais des gens très bien nantis qui possèdent une maison à deux garages en banlieue, dans lesquels il y a deux Mercedes de l'année. Et justement, je cherche à tout prix à faire le contraire de ces têtes vides, ce qui peut seulement me rendre plus riche. Une personne pourrait être devenu riche avec l'immobilier, et posséder quelques immeubles qui lui donne un avoir au-dessus du million et des rentrées d'argent mensuelles importantes, pourtant elle n'aura jamais participer à la bourse. Elle aura investi ailleurs. La bourse constitue seulement une des nombreuses façons d'investir. Je suis d'accord pour dire qu'il y a des moyens de bien l'utiliser et de se rendre plus riche, mais elle n'est pas "nécessaire". Vos textes manquent cruellement d'argumentation et ne font toujours voir qu'un côté du sujet. Pour des investigateurs, ce n'est pas super.

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