Les petits investisseurs ont manqué la reprise boursière


15 commentaires sur cet article.

Rédigé par investigateurs le 17-02-2012

En réponse à c : Nous devons avouer que l'investissement ''passif'', qui consiste à acheter des indices, n'a pas été facile ces 12 dernières années. Néanmoins, en sélectionnant des titres en particulier, on avait la possiblité de dégager des gains très intéressants.

Rédigé par c le 17-02-2012

Parmis ceux qui ont manqué le rebond, il y a ceux qui n'avaient pas d'actionss et donc pas de pertes lors de la baisse. Le marché est aujourd'hui 5% plus bas qu'il y a 5 ans.

Rédigé par pbrasseur le 13-02-2012

A long terme les actions font mieux que les obligations, c'est vrai même si ça peut prendre plusieurs décennies pour se vérifier (surtout quand on part d'une période comme les années 80 avec des taux stratophériques). Ce n'est pas juste une constatation empirique, c'est basé sur une logique purement mathématique: les emprunts ne peuvent être remboursés que si les emprunteurs gagnent plus d'argent que ce qu'il ont empruntés (sinon le monde finirait par imploser), or ceux qui font de l'argent et créent de la richesse sont presque exclusivement les entreprises et sans actionnaires pas d'entreprises. Il est donc normal que posséder des entreprises doit au bout du compte plus payant que prêter de l'argent, sinon l'économie ne pourrait fonctionner. C'est d'autant plus vrai aujourd'hui car avec les taux très bas les obligations (qui gagnent en valeur quand les taux d'intérêt baissent) n'ont presque plus de marge pour s'apprécier. Il n'y a pas de truc, on peut masquer les problèmes pendant un temps, c'est ce que font les politiciens, mais en fin de compte pour s'enrichir il faut créer de la richesse, or les meilleures entreprises créent plus de richesse et c'est en étant propriétaires de ces entités que vous vous en sortirez le mieux.

Rédigé par investigateurs le 11-02-2012

En réponse à berixyz : les marchés pourraient corriger prochainement. Et ce serait là l'occasion de saisir de nouvelles opportunités. Les déboires de la Grèce et de l'Europe créent des opportunités. Certains titres baissent, en réagissant aux nouvelles, d'autres tiennent le coup. On peut donc en tirer profit en repositionnant notre portefeuille. Nous avons personnellement beaucoup plus d'argent maintenant qu'avant la crise, même si les indices n'ont pas rattrapé tout le terrain perdu. D'autres problèmes surgiront en Grèce et ailleurs en Europe (même la France risque d'y goûter sérieusement dans le futur), et cela rendra possible l'achat de certaines sociétés très rentables à des prix qu'on ne pourrait jamais espérer obtenir autrement. La clé consiste à se concentrer sur les titres individuels, et non sur l'économie dans son ensemble. Le jour où les manchettes se feront rassurantes, tout le marché sera définitivement rendu trop cher. Quant à ceux qui disent que ça devrait grimper longtemps, et bien, ils sont encore peu nombreux, car les petits investisseurs achètent surtout des obligations, pas des actions. Mais nonobstant ce fait, si vous mettez la main sur de solides entreprises à bon prix, vous ne devriez pas vous inquiétez du marché en général.

Rédigé par berixyz le 10-02-2012

Contrarian de nature, j'ai quand-même raté une bonne partie de la remontée. Le système est tellement endommagé, je ne prévoyais pas que les gouvernements allaient mettre autant de centaines de milliards pour remonter l'économie. Par contre, maintenant, je regarde la hausse qu'on a eue depuis et je vois la belle unanimité tous ces avis qui disent que ça devrait encore grimper longtemps et je commence à avoir des démangeaisons sur la bosse de la contrariété. Je me dis que la Grèce risque de nous amener sur une pente bien graisseuse.

Rédigé par investigateurs le 10-02-2012

En réponse à dencour : nous ajouterions qu'il existait des aubaines incroyables parmi les actions privilégiées. Par exemple, le titre WFC.PRL qui payait 7,50% de dividendes à une valeur nominale de 1000$. On pouvait rafler ces actions à 500$ durant la crise, pour un rendement de 15% en dividendes. Certes, la banque faisait face à des risques non négligeables, mais il aurait été très probable que la direction offre de transformer ces actions privilégiées en actions ordinaires pour améliorer son ratio d'équité, moyennant une généreuse prime (exemple, une valeur de 750$ contre une valeur marchande de 500$). Ceux qui avaient acheté au creux auraient fait de l'argent rapidement. Cela est survenu chez plusieurs autres banques, dont Citigroup et Bank of America. Toutefois, même en l'absence d'une telle offre, les actions privilégiées WFC.PRL se sont appréciées graduellement, et valent aujourd'hui plus de 1100$. Pendant ce temps, les détenteurs ont toujours touché l'intéressant dividende. Il n'y a qu'en temps de crise que de telles opportunités se présentent, car en temps normal, ce genre d'action se transige toujours près de la valeur nominale. Durant les premiers mois de 2009, Warren Buffett avait déclaré à l'époque que c'est parmi les instruments à revenus fixes qu'il dénichait les aubaines les plus intéressantes. Oui, les actions étaient très attirantes, mais les obligations à fort escompte offraient le meilleur des deux mondes : des intérêts très élevés, un gain en capital potentiel immense et une protection nettement supérieure aux actions.

Rédigé par dencour le 10-02-2012

Bonjour MM Les Investigateurs. Il y avait aussi des aubaines sur le marché obligataire en début 2009. Bien des entreprises (solides) avaient besoin de "liquidité" et ont notamment émis des obligations à de bons taux. Je sais que des taux variant de 4 à 5,5 % ne sont pas extraordinaires comparé à ce la bourse canadienne a fait depuis lors mais dans un portefeuille "pepère" (une personne à la pré-retraite) c'est mieux que les taux de 2 % qu'on connait actuellement sur les obligations de 10 ans !

Rédigé par investigateurs le 10-02-2012

En réponse à chief : vous l'avez dit : LA seul méthode qui fonctionne tient à une analyse détaillée de la valeur réelle, et liée à des cies en lesquelles on croit. On peut perdre temporairement, comme ce fut le cas pour bien des investisseurs en 2008 (en incluant nous-mêmes), mais à moyen et long terme, on en ressort nettement gagnant. Nous rajouterions que l'un de nous a partiellement hypothéqué sa maison en fin de 2008, uniquement pour investir en bourse. Il ne s'agit pas de ''market timing'' ou du fait d'être ''devin''. Les aubaines étaient tellement alléchantes qu'il était tout simplement trop difficile d'y résister. Certes, l'économie faisait peur, vraiment peur! Mais l'escompte sur certaines actions était tel qu'il laissait place à encore plus de détérioration dans l'économie. Et nous savions fort bien que nous ne reverrions plus ces évaluations avant peut-être 50 ans. Les vrais perdants dans tout ceci, ce sont ceux qui ont vendu en écoutant leurs émotions. Ils n'ont pas seulement ''manqué le bateau'', mais ont perdu beaucoup d'argent. Et ils vont en perdre davantage lorsque le refuge qu'ils jugent sécuritaire (les obligations) s'effondrera.

Rédigé par chief le 10-02-2012

C'est tout de même drôle que ceux qui (après coup) nous devoilent que nous avons manqué le bateau savait que ce bateau passait...NOT...même le 1% qui n'a pas manqué le bateau n'est en fait jamais le même 1% qui ne l'avait pas manqué avant 2008...logique puisque ce n'est qu'un coup de chance. LA seul méthode qui fonctionne tient à une analyse détaillé de la valeur réèl et lié à des cie en lesquels on crois. P.S. j'ai hate de voir (ne plus voir) ceux qui auront pris le bateau mais qui auront coulé avec lorsque tout ces monopoly dollars seront retirés du systèmes...hihihi

Rédigé par SB le 10-02-2012

Même chose pour ceux qui avaient des liquidités cet été et avant octobre. Ils se sont presque tous réfugiés dans les obligations. Cet été, je n'avais pas beaucoup d'encaisse (rénovation oblige) et j'airait aimé mettre d'avantage d'argent dans les placements que je possédais déjà (je n'ai pas fait de rééquilibrage non plus puisque j'étais satisfait) alors j'ai dû attendre à l'automne pour me relancer. Mi novembre, j'ai acheté des actions de grandes compagnies offrant des dividendes et elles ont rapporté, mais moins que mon avoir plus spéculatif (10%) puisque le goûts du risque est revenue un peu sur le marché. Par contre, je crois que ces placements m'enrichiront plus sur le long terme que ma selection plus spéculative. À suivre...

Rédigé par investigateurs le 10-02-2012

En réponse à Incubus : le passage suivant, de M. Phelps, est particulièrement intéressant : “Pourtant, je serais beaucoup plus riche si au lieu de prévoir correctement un marché baissier, j’avais profité du déclin pour essayer de trouver des actions qui transformeraient 100 00 dollars en un million de dollars.”

Rédigé par investigateurs le 10-02-2012

En réponse à pbrasseur : on pourrait croire qu'il faut énormément de conviction et d'intuition pour réussir à tirer profit d'un marché où les mauvaises nouvelles abondent. Pourtant, il suffit de consulter les rapports des entreprises pour réaliser que la crise a créé des aubaines dont nous n'aurions jamais pu bénéficier si tout s'était déroulé dans le calme. Ceux qui se donnent la peine d'étudier les entreprises et de discipliner leurs émotions finissent par être très bien récompensés à long terme. Nous sommes heureux que vous en fassiez partie.

Rédigé par Incubus le 10-02-2012

http://la-chronique-agora.com/suivez-les-conseils-de-thomas-phelps-acheter-a-bon-escient-et-garder/

Rédigé par pbrasseur le 10-02-2012

http://finance.fortune.cnn.com/2012/02/09/warren-buffett-berkshire-shareholder-letter/

Rédigé par pbrasseur le 10-02-2012

J'ai lu cet article de WB. Cela représente exactement ma philosophie. Volatilité <> risque (en fait c'est l'inverse qui est vrai). A long terme les bonnes entreprise représentent l'investissement le plus payant et surtout le moins risqué qui soit.

Ajouter un commentaire (netiquette)

Inscrivez-vous ou identifiez-vous pour laisser un commentaire