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Les dirigeants méritent-ils leur salaire?

Les investigateurs financiers . 25-10-2011 (modifié le 25-10-2011 à 13:11)

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EN BOURSE

SYMBOLE DERNIER VARIATION
DIS-N 45.48 00.98$
WRB-N 38.87 00.17$
MCD-N 90.9 -0.15$
BRK.A- 120133 633.00$
chapeau

© Ari Sanjaya | Dreamstime.com

BLOGUE.


Voici un sujet controversé, alors que les manifestations qui ont pris naissance à New York (Occupy Wall Street) dénoncent l'écart toujours grandissant entre les mieux nantis et les plus pauvres. Il ne fait nul doute que la compensation des dirigeants de grandes entreprises contribue à mettre en lumière ces écarts, particulièrement lorsque les salaires versés sont disproportionnés par rapport aux performances de l'entreprise.


Voici la rémunération moyenne des 5 dernières années pour quelques dirigeants de grandes sociétés publiques. Il ne s'agit pas des mieux rémunérés dans l'industrie. Nous les avons sélectionnés au hasard.


Rémunération totale annuelle moyenne de 2006 à 2010 :


Robert Iger de Walt Disney : 25M$


William Berkley de W.R. Berkley : 23,7M$


Jamie Dimon de JP Morgan : 19,2M$, dont 1M$ en 2008.


John Stumpf de Wells Fargo : 14,7M$, dont 9M$ en 2008.


Jim Skinner de McDonald's : 12,6M$


De façon générale, les salaires sont liés à la taille de l'entreprise. Le raisonnement s'appuie probablement et simplement sur le fait qu'une société qui engendre de gros revenus peut se permettre de payer de plus gros salaires. Évidemment, on ne peut pas en dire autant des employés en bas de l'échelle. La personne qui effectue le ménage dans une grande corporation ne gagnera pas nécessairement beaucoup plus que dans une petite entreprise.

19 commentaires

investigateurs le 01-11-2011

En réponse à Olivier M. : éliminer les stock options nous ferait sauter de joie. Et c'est aux actionnaires de se rendre compte qu'ils se font flouer. Ce n'est pas l'affaire du gouvernement ou des gens en général. Malheureusement, trop de gens confient leurs épargnes à des institutions, dans lesquelles des gestionnaires sont grassement payés, alors que dans la plupart des cas, ils offrent des rendements qui sont égaux ou inférieurs au marché. Or, ces gestionnaires se foutent pas mal de voir des dirigeants se faire émettre des options payantes, car eux-mêmes bénéficient d'une rémunération qui serait difficile à justifier si elle était scrutée par les investisseurs. Quant aux impôts sur le gain en capital, attention! On oublie trop souvent qu'il s'agit d'une double imposition. Tout d'abord, la bourse constitue un véhicule qui permet l'achat et la vente de titre. Cela n'empêche pas le fait qu'il s'agit toujours d'entreprises qui sont taxées à la base(et non des jetons de casino). Donc, les entreprises paient en moyenne 35% d'impôts aux États-Unis. L'impôt sur le gain en capital est actuellement de 15%. À long terme, les prix en bourse finissent par refléter la valeur réelle d'une entreprise (parfois c'est surévalué, d'autres fois, sous-évalué, mais à long terme, c'est peu significatif). Donc, si on taxe à 15% une accumulation qui correspond à 65% (100% des profits moins 35% d'impôts à la source), nous avons un taux supplémentaire de 9,75%. Donc en tout, l'impôt sur les sociétés publiques, ''l'équivalent'' de ce que ce serait aux mains des investisseurs, est de 44,75%. Par contre, voilà ce que nous changerions : le déclenchement du gain en capital, qui se fait actuellement seulement lors de la vente, et non selon l'appréciation. Il n'est pas normal que ce soit l'investisseur qui décide ''quand'' payer l'impôt (le 15%). Buffett avait acheté des actions de Coca Cola pour Berkshire en 1987, et l'impôt sur l'appréciation du titre depuis ce jour n'est toujours pas payé aujourd'hui. Une simple loi pourrait corriger la situation.

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