Les banques : des monstres gourmands?


19 commentaires sur cet article.

Rédigé par YBertrand le 04-10-2012

Bonjour. @messieurs les investigateurs. Il est malheureux de constater que plusieurs sont anti-SCHL et croient à tort que tout ce qu’elle touche est automatiquement délinquant. Hors ce n’est qu’un faible pourcentage des prêts qui sont défaillants. Les Québécois ont développé une aversion non fondée envers la SCHL, les banques et bien entendu envers les gouvernements. S’il y a un groupe qui devrait se regarder devant le miroir c’est bien celui des consommateurs. Personne à ce que je sache n’a signé une hypothèque au bout d’un fusil dans une banque. Nous n’avons qu’à constater les dépenses discrétionnaires effectuées par d’autres produits financiers tels que les carte de crédit pour constater à quel point les consommateurs ont perdu tout sens commun depuis fort longtemps. Nous devons comprendre que se sont les consommateurs qui se sont endettés par aveuglement volontaire dans les “subprimes” qui ont fait des torts à l’économie américaine. S’ils ont été aidés par les Freddie et Fanny de ce monde et des banques, il n’en demeure pas moins que la décision finale d’embarquer dans un bateau qui prend déjà l’eau est la leur. Il serait sans doute une bonne chose de faire la distinction entre argent et garantie. Le gouvernement canadien ne verse pas d’argent par le biais de la SCHL, il n’octroie que des garanties, celles-ci s’appliquant que lorsqu’un client devient en défaut ou dépose son bilan (faillite). Merci et bonne journée.

Rédigé par JeffSim le 02-10-2012

L'auteur a oublie ici le fait qu'il se cache un problème éthique derrière ses profits grotesques et qui affecte négativement plus de gens que les bienfaits dont il parle c-à-d les dividendes et bienfaits pour votre fonds de placement. Les banques canadiennes forment un oligopole confortable qui fait que les Canadiens paient plus cher que les autres leurs services financiers(The Economist). Les banques peuvent recycler 8 à 9 fois les dépôts sous forme de prêt entre 3,5% (hypotheque) jusqu'à 21,5% (carte de crédit). C'est un business très payant. Très difficile d'ouvrir une banque et d'entrer dans le marché canadien. On a décloisonné les services financiers en 1991. Les banques ne sont plus seulement des intermédiaires entre les déposants et les emprunteurs comme c'était le cas dans le temps de nos parents ou grand-parents. Les banques offrent depuis le décloisonnement de l'assurance et des services de courtage. Ensuite: les sites Internet des banques et les guichets automatiques ont remplacé les caissières et tiennent la clientele captive d'un système de transaction avec des frais. Les banques ont une armée d'avocats, de comptables et de fiscalistes qui infiltrent tout les niveaux du pouvoir au pays. Malheureusement, elles prennent plus de risque dans le courtage et leurs traders spéculent contre vous et peuvent vous faire payer la facture si ceux-ci font de graves erreures. Les banques ne prennent presque plus de risque sur des prêts. Les hypotheques sont garantis par la SCHL (les gens paient une assurance pour protéger les banques - go figure???) Pour finir, la SCHL, le fonds de la FTQ, la banque de développement du Canada, Exportation Developpement Canada, crédit agricole canada... Ce sont tous des organismes publiques ou semi publiques qui prennent le risque à la place des banques. L'auteur ici connait peu de chose des banques mais il vous encourage à acheter de leurs titres pour quand même en profiter un peu.

Rédigé par kfoley le 01-10-2012

@dencour. M Dencour, je voulais simplement vous spécifier que les banques font moins de profits lorsque les taux d'intérêts sont bas et en font plus lorsqu'ils sont haut. (je travaille dans une banque). Pour le reste de votre texte je n'ai rien contre mais je tenais a dire la vérité. Bonne journée!

Rédigé par investigateurs le 30-09-2012

@Olivier m.: certains scandales sont réellement problématiques. D'autres sont simplement de la poudre aux yeux. Ce fut le cas à notre avis pour JP Morgan. En tant qu'investisseur, cela créa une belle opportunité d'investir à bon prix. Et lorsque tout le monde change d'avis et pense que tout va bien, c'est le temps de vendre.

Rédigé par Olivier M. le 30-09-2012

Intéressant l'article suivant concernant l'opinion publique face au domaine financier : http://www.pauljorion.com/blog/?p=40874

Rédigé par Olivier M. le 27-09-2012

On se remettra à aimer la richesse quand elle profitera au plus grand nombre et quand les politiques néolibérales seront bannies (gestion des entreprises orientées vers les profits boursiers, baisse des salaires, globalisation, modification des modes de gestion du travail, etc). Sortir l'entreprise de la financiarisation : http://www.dailymotion.com/video/xolw94_xerfi-canal-benjamin-coriat-sortir-l-entreprise-de-la-financiarisation_news?start=592

Rédigé par Olivier M. le 27-09-2012

@ investigateurs. Il ne faut pas manquer de toupet pour d'une part, limiter la notion de création de richesse à la spéculation boursière et l'actionnariat dont vous faite l'apologie et d'autre part, oublier que les dernières décennies dominées par des politiques néolibérales ont précisément écarté la majorité de la population (principalement ceux qui vivent de leur travail) des gains, des profits mirobolants sucés par la finance et les actionnaires; poussant même grâce au système financier ces travailleurs à s'endetter pour compenser leur baisse de pouvoir d'achat. Puisque vous parlez d'histoire politique, vous semblez amnésique.

Rédigé par dencour le 27-09-2012

Lorsqu'il est question de la SCHL, plusieurs personnes oublient les taux d'intérêt qui n'ont cessé de baisser depuis le milieu des années 90' au point d'être devenus le paradis des emprunteurs et l'enfer des épargnants ! Si les taux étaient plus élevés, "l'outstanding" de la SCHL serait beaucoup moindre ! Même les banques réaliseraient des profits moins "juteux".

Rédigé par investigateurs le 27-09-2012

@SB : Nous ne blâmons pas la SCHL. Nous souhaiterions tout simplement qu'elle disparaisse. Certes, les politiciens sont responsables, mais ce qu'ils font, c'est pour les électeurs. Si les gens étaient contre, elle disparaitrait. Nous préfèrerions laisser ces risques au domaine privé. Des institutions privées pourraient remplacer la SCHL. Ainsi, le gouvernement récolterait des impôts lorsque ca va bien, mais ne serait pas à risque lorsque ça va mal.

Rédigé par RĂ©aliste1 le 27-09-2012

@SB. "Alors arrêter de blâmer la SCHL, elle ne fait qu'obéir aux règles fixées par le politique." Selon un texte datant de décembre 2008, ce serait plutôt Ottawa qui s'en est fait passer une petite vite en 2006: "Selon ce qu'explique le Globe and Mail, jeudi, les gestionnaires de la SCHL auraient sciemment ignoré, ces deux dernières années, les mises en garde du gouvernement fédéral quant à leur décision d'assurer des prêts hypothécaires à haut risque. Des sources anonymes proches du dossier ont affirmé que la SCHL serait en désaccord avec Ottawa sur le risque posé par les hypothèques amorties sur 40 ans et celles accordées sans une mise de fonds minimale. En fait, la SCHL, selon un responsable du gouvernement fédéral, serait même l'assureuse de près des deux tiers des prêts hypothécaires amortis sur 40 ans qui ont été accordés au pays lors des six premiers mois de l'année. Et si la SCHL ne semblait guère prendre au sérieux les mises en garde quant à la dangerosité potentielle de tels produits, en juillet dernier, le ministre canadien des Finances Jim Flaherty a décidé de prendre le taureau par les cornes et a mis fin, en octobre dernier, aux garanties de prêts sur 40 ans. Selon ce qu'a appris le quotidien torontois, il semblerait que la SCHL, une société de la Couronne créée en 1954, a commencé à adopter le style des assureurs américains lorsque ces derniers ont été autorisés, en 2006, à entrer sur le marché canadien. Les gestionnaires de la SCHL étaient d'autant plus inquiets, toujours selon des sources citées par le Globe, qu'une étude gouvernementale interne qui circulait à l'époque faisait état de la possible privatisation de plusieurs agences fédérales, dont la SCHL. Et c'est la crainte d'être privatisée qui, selon des observateurs anonymes proches de la SCHL, a convaincu l'agence qu'elle se devait d'être perçue somme tout aussi efficace que la compétition." (http://www.radio-canada.ca/nouvelles/Economie-Affaires/2008/12/18/002-schl-hypotheque-risque.shtml)

Rédigé par SB le 27-09-2012

Faut pas oublier que la SCHL a toujours été profitable sauf pour une très courte période au début des années 1980 lorsque les taux d'intérêts sont montés jusqu'à 18%. Avec 600 milliards de prêts à sont actifs, la SCHL est très profitable présentement pour le gouvernements. Le taux de défaut de paiement est très faible présentement et ils engranges des profits commes les banques. à 2,5% d'intérêts pour assurer un prêt, c'est quand même bon. En plus, la SCHL vend ces prêts sur les marchés pour ammortir les risques. Le gouvernement ressert aussi les critères petit à petit pour éviter une écatombe des prêts immobiliers. Je suis certains que les gens de la SCHL qui font des recommandations au gouvernement n'étaient pas d'accord avec les règles imposés par les concervateur de 2005 à 2010/11. Toutefois, que voulez-vous, c'est le gouvernement qui fixe les règles. Alors arrêter de blâmer la SCHL, elle ne fait qu'obéir aux règles fixées par le politique.

Rédigé par Incubus le 27-09-2012

@investigateurs le 27-09-2012 "La population veut cela, car ça lui donne un accès à la propriété sans en avoir les moyens", Je ne pense pas que cela vient de la population, cela vient plutôt des politiciens qui veulent créer de l'activité économique artificielle pour se faire élire. Les assouplisement des critères de la SCHL ont été fait pendant le mandat des conserverteurs alors qu'ils étaient minoritaires. S'ils n'avaient pas eu d'assouplissement et que des élections avait eu lieu en plein ralentissement immobilier, aujourd'hui nous serions gourvernés par le NPD. Depuis que le PC est majoritaire, ils ressèrent tranquillement la vis sur les critères de la SCHL.

Rédigé par SB le 27-09-2012

@investigateurs. D'accord avec vous pour les prof d'histoire et même des sciences sociales en général. La majorités ont une pensée plus socialiste que capitaliste. C'est aussi le même phénomène pour les étudiants dans ces domaines. J'ai moi même étudié en histoire et en sciences politique à l'université. Je parle donc par expérience personnelle et nous l'avons vu le printemps dernier avec les étudiants dans les rue. Je suis certains qu'il y en avait peu en sciences pure et en médecine qui étaient dans la rue (toute proportion gardée). Je peux aussi vous dire que le capitalisme est un bon système en autant qu'il y ait un contre poid à quelque part. Que ce soit un régime communiste/socialiste fort à quelque part (ailleurs qu'au Canada) comme l'URSS et/ou la Chine à un autre époque. Le risque présentement est qu'on retourne à un capitalisme sauvage comme au bébut du 20ième siècle, ce qui est à l'avantage de seulement quelque uns (max 3% de la population). C'est pourquoi, je crois que le syndicalisme doit présentement avoir une certaine force pour contracarrer la monté de plus en plus évidente du capitalisme sauvage. Notre société est assez riche pour assurer une certaines redistribution. Puisque je me considère de centre droite, je crois aussi qu'une certaine redistribution est nécessaire, mais passé un certain seuil, c'est mal sein pour l'ensemble de la population. On le voie avec le gouvernement Marois à Québec et Holland en France. À un moment donné, la gauche met en place des mesures sociales qui deviennent contre productives et au bout du compte, la population visée ne bénéficie pas de ces mesures puisqu'ils n'y a plus personne pour les payer. Une connaissance de mon coin de pays m'a dit l'autre jour : Si Marois augmente mes impôts à plus de 50% de mes revenues je vais soit déménager en Ontario et en recevoir plus pour mon argent, ou je vais déduire ce montant additionnel des dons de charités que je verse aux organismes locaux. On parle quand même de plusieurs milliers de dollars. En gros, si le gouvernement veut sauver la veuve et l'orphelin et me réclamant plus d'impôt, je vais cessé de vouloir les sauver à mon tour... SB

Rédigé par investigateurs le 27-09-2012

@Réaliste1 : tout à fait d'accord avec vous pour la SCHL. Mais ce n'est pas la faute des banques. La population veut cela, car ça lui donne un accès à la propriété sans en avoir les moyens. Les politiciens ne mettront pas la hache dans cet organisme, afin de ne pas risquer un grand mécontentement généralisé. Nous pensons que la SCHL contribue à la bulle immobilière, et ainsi, à une hausse des prix. Ce n'est donc pas seulement une affaire de taux d'intérêts. Et aux États-Unis, c'était Fannie Mae et Freddie Mac. La plupart des banques en ont profité, mais nous ne sommes pas d'accord avec cet intervention de l'état dans l'accessibilité à la propriété. Si aider les gens ou les entreprises à obtenir des prêts avec peu d'équité s'avère incontournable et important pour la population, il suffit de donner d'importants incitatifs fiscaux pour les prêteurs ou les assureurs, afin de les inciter à gérer eux-même ce risque. De cette façon, le contribuable ne prendrait aucun risque.

Rédigé par jpbelleau le 27-09-2012

"On a même émis l'idée de nationaliser les banques pour redresser nos finances publiques. Ainsi, l'état pourrait décider de réinvestir les profits dans des services publics, plutôt que dans le développement de ces entreprises." Je serais curieux de voir les résultats des Banques à Cuba et au Vénézuela. De savoir aussi combien de programmes sociaux ils peuvent financer...

Rédigé par RĂ©aliste1 le 27-09-2012

"Les banques : des monstres gourmands?" Au Canada depuis plusieurs années, c'est le cas. Si nos IF au Canada prendraient le risque relié à leurs activités de crédit, je n'aurais rien à dire... Mais ce n'est pas le cas ici au Canada avec une SCHL engraissée maintenant à la hauteur de presque 600G$. Une grande part des profits de nos IF et le puissant désir de toujours prêter plus découlent d'activités dont le risque est assumé par l'ensemble des contribuables canadiens et ça, ce n'est pas normal. Bien entendu, nos IF n'écoperont pas vraiment en cas de débâcle...

Rédigé par investigateurs le 27-09-2012

@SB : un autre exemple frappant d'ignorance. Il s'agit d'un professeur au primaire que nous avons rencontré il y a quelques années. Il était très ouvert d'esprit et très sympathique. En discutant de la bourse avec lui, nous apprenions qu'il ne savait pas qu'il pouvait investir à la bourse, et acheter des parts de grosses sociétés comme Apple ou Wal-Mart! Il croyait que c'était réservé aux mieux-nantis. Or, si les gens voient ces corporations engendrer des gros profits, en pensant qu'il est impossible pour eux d'en tirer un bénéfice pour eux-mêmes, il ne faut pas s'étonner de l'indignation croissante envers la création de richesse.

Rédigé par investigateurs le 27-09-2012

@SB : à notre avis, c'est une question d'influence et d'éducation. À l'école de nos enfants, la culture ''anti-riche'' semble prendre de l'ampleur. Donc, on encourage la haine des corporations. Fait étonnant : un de nos enfants nous a relaté que ses professeurs d'histoire ne pensent pas comme la majorité. Il s'agit d'un fait à prendre à la légère, puisqu'on parle de deux professeurs au total, dans une école secondaire (difficilement une statistique fiable!). Mais la raison expliquant pourquoi ils voyaient les choses autrement est fascinante. Ils ont étudié l'histoire de la politique, et donc, les régimes communistes qui prévalaient dans bien des pays il y a deux ou trois générations. Pour eux, ce qui se passe est un peu comme du ''déjà vu''. Peut-être que la solution passe par des cours de finances de base et d'histoire de la politique dès le primaire.

Rédigé par SB le 27-09-2012

Je ne comprend pas l'aversion du québécois moyen à l'argent et aux profits. Comme si c'était cool de dire que les entreprises sont méchantes et qu'elles exploitent toujours le peuple et les plus faibles de la société. Sans dire qu'elles font toujours leur juste part et qu'elles sont toujours socialement responsable, nous serions probablement tous plus pauvres et plus malades sans elles. À tout le moins, nous n'aurions pas le même niveau de vie. Parlez-en à mon défunt grand père comment la vie était belle et facile en 1940...

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