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Les banques : des monstres gourmands?

Les investigateurs financiers . 26-09-2012 (modifié le 27-09-2012 à 15:07)

[Photo : Bloomberg]

BLOGUE.  ''Chérie, j'ai besoin d'argent. Je dois arrêter chez l'arnaqueur avant de rentrer à la maison''


''J'ai un fonds mutuels chez les bandits. Ça ne rapporte rien, puisqu'ils prennent tous mes profits''


''Les escrocs m'ont consenti une hypothèque! À 3,5% d'intérêts, ils vont pouvoir m'exploiter à fond!''


Ce genre de phrase revêt un aspect farfelu, mais à entendre parler les gens en général, nous avons bien l'impression qu'elles pourraient être populaires dans les conversations! Nous vivons à une époque où tous les maux de la planète semblent découler d'un secteur en particulier : le domaine bancaire. 


Au Canada, on peut déceler deux discours. D'un côté, on blâme les banques de faire trop d'argent. De l'autre côté, on vante leur solidité et leur prudence pour avoir évité une crise aussi sévère que celle de nos voisins du sud (nous avons une vision différente de la situation, mais supposons qu'il s'agit de la réalité). 


Chaque fois que nos chères banques publient des résultats, on cherche à les critiquer, simplement parce qu'elles ''semblent'' engendrer trop de profits. Dans un bulletin de nouvelles, pour lequel nous ne mentionnerons pas la chaîne de télévision visée, on annonça il y a quelques semaines qu'au 2e trimestre, les banques ont cumulé 7,8G$ de profits. La réaction de l'animatrice s'avéra évidente. On sentait une certaine indignation. Mais son collègue révéla qu'il en ressortait une bonne nouvelle, puisque la hausse des dividendes de nos banques aideront les rentiers et investisseurs à obtenir de meilleurs revenus. L'animatrice a donc renchéri en concluant qu'il y avait tout de même un bon côté à la situation!

19 commentaires

YBertrand le 04-10-2012

Bonjour. @messieurs les investigateurs. Il est malheureux de constater que plusieurs sont anti-SCHL et croient à tort que tout ce qu’elle touche est automatiquement délinquant. Hors ce n’est qu’un faible pourcentage des prêts qui sont défaillants. Les Québécois ont développé une aversion non fondée envers la SCHL, les banques et bien entendu envers les gouvernements. S’il y a un groupe qui devrait se regarder devant le miroir c’est bien celui des consommateurs. Personne à ce que je sache n’a signé une hypothèque au bout d’un fusil dans une banque. Nous n’avons qu’à constater les dépenses discrétionnaires effectuées par d’autres produits financiers tels que les carte de crédit pour constater à quel point les consommateurs ont perdu tout sens commun depuis fort longtemps. Nous devons comprendre que se sont les consommateurs qui se sont endettés par aveuglement volontaire dans les “subprimes” qui ont fait des torts à l’économie américaine. S’ils ont été aidés par les Freddie et Fanny de ce monde et des banques, il n’en demeure pas moins que la décision finale d’embarquer dans un bateau qui prend déjà l’eau est la leur. Il serait sans doute une bonne chose de faire la distinction entre argent et garantie. Le gouvernement canadien ne verse pas d’argent par le biais de la SCHL, il n’octroie que des garanties, celles-ci s’appliquant que lorsqu’un client devient en défaut ou dépose son bilan (faillite). Merci et bonne journée.

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