Chute du nombre de courtiers et DuProprio: la Chambre immobilière du grand Montréal répond

Publié le 03/07/2017 à 12:16

Chute du nombre de courtiers et DuProprio: la Chambre immobilière du grand Montréal répond

Publié le 03/07/2017 à 12:16

[Courtoisie]

Ce texte a été rédigé et signé par Mathieu Cousineau, président du CA, Chambre immobilière du grand Montréal


À la lecture de l’article de Matthieu Charest intitulé «Forte croissance de DuProprio au Québec», publié mercredi dans Le Journal Les Affaires, la Chambre immobilière du Grand Montréal (CIGM) croit important de rappeler les différences qui existent entre les services professionnels qu’offrent les courtiers immobiliers et les entreprises de publicité immobilière comme DuProprio.


Lorsqu’un consommateur choisit de faire affaire avec un courtier immobilier, il fait alors équipe avec un professionnel qui saura l’encadrer et l’accompagner tout au long du processus d’achat ou de vente d’une propriété. C’est très différent du choix de payer un montant forfaitaire en échange d’une pancarte et de l’affichage d’une annonce sur un site web. Il est aussi important de rappeler qu’un consommateur paie pour les services professionnels d’un courtier uniquement lorsqu’il obtient des résultats et que sa propriété est vendue. 


Rappelons que les courtiers immobiliers doivent suivre une formation obligatoire (AEC) avant d’obtenir leur permis d’exercice. En plus de leur formation de base, ces professionnels de l’immobilier doivent respecter un code de déontologie et suivre au minimum 18 heures de formation continue par cycle de deux ans afin de se perfectionner et de rester à l’affût des nouvelles tendances du marché. Peu de professions exigent autant d’heures de formation continue.


Les services des courtiers immobiliers demeurent très en demande


Dans l’article, on annonce que les inscriptions sur le site de DuProprio ont augmenté de 10 % entre juillet 2016 et juillet 2017. Il faut toutefois savoir que ces gains ne sont pas faits au profit des courtiers immobiliers, car les nouvelles inscriptions des courtiers sont également en hausse durant la même période (5,8 %), de même que les ventes (7,4 %).


En ce qui a trait au nombre de courtiers immobiliers qui a diminué au cours des cinq dernières années, nous pensons que cette analyse partielle ne dresse pas un portrait juste de la situation. S’il est vrai que le nombre de courtiers a baissé de 16% entre 2011 et 2016, on peut aussi dire qu’il a augmenté de 36% entre 2004 et 2016. Pour la période de 2004 à 2011, le nombre de courtiers a fait un bond gigantesque de 62 % (presque 10% par année) alors que le marché immobilier était en forte hausse au Québec. On a donc assisté par la suite à un certain retour du balancier dans la profession depuis le sommet atteint en 2011.


Les courtiers immobiliers respectent pleinement le libre choix des consommateurs de vendre leur propriété eux-mêmes ou avec un courtier. Il est toutefois indéniable que faire affaire avec un courtier pour vendre ou acheter maximise les chances de réussir sa transaction. Et ça, la grande majorité des consommateurs en sont bien conscients, comme les données l’indiquent.


 

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