Couper les ponts ou comment j'ai quitté Google pour lancer une start-up

Publié le 05/03/2015 à 12:01

Couper les ponts ou comment j'ai quitté Google pour lancer une start-up

Publié le 05/03/2015 à 12:01

[Photo : Bloomberg]

Le texte qui suit est signé par Nectarios Economakis, qui a co-fondé PNR en 2014.


Commencer un nouvel emploi est toujours stressant. Au début de 2011, j’étais excité, mais aussi craintif à l'idée de relever un nouveau défi. Je rejoignais les rangs de Google, une compagnie plus grande que la dernière agence pour laquelle je travaillais. Cela allait être un grand défi puisque j’étais le premier employé en développement des affaires dans la province.


Lorsque j’ai débuté, j’avais une série d’attentes. Je pensais faire face à des règles, des processus et de la paperasse. En réalité, ce n’était pas du tout cela. J’y ai plutôt trouvé un ensemble de lignes directrices et une tape dans le dos. Je sentais que j’étais dans une start-up quoique une start-up très bien financée.


Après y avoir passé quatre merveilleuses années, je me sentais au sommet de la réussite avec un emploi exceptionnel, des opportunités de voyages à travers le monde et surtout, des repas gratuits. Pourtant, quelque chose n'allait pas. La motivation entrepreneuriale avait piqué ma curiosité. Le monde des start-ups m’appelait et cela m’attirait. Investir et travailler avec des personnes inspirantes dans des start-ups m’a fait sentir que ce rêve était possible. Un nouveau défi m’attendait et le temps était venu pour moi de passer à la prochaine étape.


Brûler les bateaux


Comment peut-on quitter l’une des meilleures compagnies au monde? Ce n’était pas une décision à prendre à la légère. Quand ma décision fut prise, j’ai envoyé cette vidéo à mes associés. C’est l’histoire d’un conquistador espagnol qui est venu affronter un empire Aztec encore invaincu. Lorsqu’il arriva en Amérique du Sud, il ordonna à ses soldats de brûler les bateaux. Ainsi, la seule façon pour son armée de gagner était de croire qu’il n’y avait aucune autre option que de gagner. « La minute où vous avez un plan B, vous avez admis que vous n’allez pas réussir », a d’ailleurs dit Elizabeth Holmes.


Dans la même veine, j’ai coupé les ponts. C’était tout ou rien. Si vous considérez quitter un environnement corporatif confortable pour l’incertitude et le risque de faire partie d’une start-up, voici quelques conseils. Bien entendu, il y aura une baisse de revenu, de longues nuits de travail et un retour incertain. Toutefois, en cas de succès, l’honneur et la reconnaissance seront au rendez-vous.


1. Commencez à travailler avant de démissionner


Il n’y aucune raison pour quitter votre emploi immédiatement. Commencez à travailler sur votre projet lors de vos temps libres jusqu’à ce que vous ayez assez de clients et de revenus pour vous y consacrer à temps plein. Rendez-vous jusqu'à l'étape où vous êtes confiant d’avoir atteint le product market fit si possible. Dans ma start-up, mes partenaires et moi avons testé notre modèle d’affaires sur plusieurs clients et avons réussi à décrocher plusieurs contrats avant de démissionner de nos postes.


À propos de ce blogue

Dédié à l’écosystème de start-ups québécois, ce blogue accueille des billets rédigés par ceux qui sont dans le feu de l’action. Nouvelles technologies, capital de risque et entrepreneuriat font partie des thèmes abordés par ses contributeurs. Si vous souhaitez y contribuer, envoyez un courriel à julien.brault@tc.tc

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