Workhoppers veut rendre aux employés infidèles leurs lettres de noblesse

Publié le 11/02/2015 à 11:07

Workhoppers veut rendre aux employés infidèles leurs lettres de noblesse

Publié le 11/02/2015 à 11:07

Linda Singer et Vera Gavizon, les deux co-pdg Workhoppers, sont des professionnelles qui ont vécu le défi de trouver des mandats intéressants et flexibles après être devenues mères. [Photo : courtoisie]

Workhoppers, un nouveau site d’emplois établi à Montréal, veut offrir une expérience inspirée des sites de rencontres aux chercheurs d’emplois flexibles. Ces chercheurs d’emplois «infidèles», qui cherchent des mandats à temps partiel ou de courte durée, ne seraient pas bien servis par les sites d’emplois actuels.


« Les gens sur notre site disent spécifiquement ce qu’ils veulent faire et quand ils sont disponibles », explique Vera Gavizon, co-pdg de Workhoppers. Ancienne consultante pour McKinsey, elle est devenue travailleuse autonome après être devenue mère.


Vera Gavizon a conçu Workhoppers avec les professionnelles devenues mères à la maison en tête. Inspiré des sites de rencontres, le produit n’a pourtant rien à voir avec le site de rencontres coquines AshleyMadison.com. Néanmoins, les chercheurs de mandats doivent créer un profil avec photo, spécifiant ce qu’ils recherchent professionnellement et décrivant leur personnalité.


Comptant quelque 10 000 utilisateurs, dont 20% sont situés à Montréal, le site vise les mères à la maison, mais aussi, les étudiants et les retraités qui souhaitent rester actifs. Le site Web se démarque des sites comme Elance en favorisant l’embauche de pigistes ou de travailleurs locaux : « Notre site permet aux entreprises de recruter quelqu’un près de chez eux pour du temps partiel ou un mandat de pigiste, explique Vera Gavizon. Il peut aussi bien s’agir de quelqu’un qui va concevoir un logo que de quelqu’un qui va venir deux jours pour faire un événement. »


La version gratuite du site permet d’afficher un mandat par mois, tandis qu’il faut payer entre 79$ et 175 $ par mois pour pouvoir en créer davantage et pour contacter directement les chercheurs de mandats. Pour ces derniers, par contre, le site est entièrement gratuit.

À propos de ce blogue

DE ZÉRO À UN MILLION est le blogue de Julien Brault, qui a fondé la start-up Hardbacon en juin 2016. L’ancien journaliste de Les Affaires relate ici chaque semaine comment il transforme une idée en entreprise. Dans ce blogue, Julien Brault dévoile notamment chaque semaine ses revenus. Une démarche sans précédent qui est cohérente avec les aspirations de Hardbacon, qui vise à aider les gens à investir intelligemment en faisant voler en éclat le tabou de l’argent. Ce blogue sera ainsi alimenté jusqu’à ce que Hardbacon, qui n’avait aucun revenu lors de la publication du premier billet, génère un million de dollars en revenu annuel.

Julien Brault

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