Pourquoi les pirates d’Anonymous font plus peur que ceux de la Chine

Publié le 07/08/2013 à 15:37, mis à jour le 07/08/2013 à 16:11

Pourquoi les pirates d’Anonymous font plus peur que ceux de la Chine

Publié le 07/08/2013 à 15:37, mis à jour le 07/08/2013 à 16:11

[Photo : Bloomberg]

BLOGUE. Durant la dernière campagne présidentielle américaine, la plus grande crainte de l’équipe d’Obama était de faire l’objet d’une attaque d’Anonymous, un regroupement d’activistes et de pirates informatiques. C’est du moins ce qu’on apprend à la lecture d’un rapport de Gabriella Coleman, titulaire de la Chaire Wolfe en littératie scientifique et technologique de l’Université McGill. Intitulé Anonymous in Context: The Politics and Power Behind the Mask, il sera publié par le Centre for International Governance Innovation plus tard cet été.


La chercheuse, qui travaille également à un livre sur Anonymous à paraître chez Verso Books, y explique que la visibilité médiatique associée à une telle attaque est susceptible d’en multiplier les dommages. D'une part, Anonymous revendique généralement ses attaques. De plus, la notoriété du groupe lui assure une couverture médiatique importante, tandis que son empreinte sur les médias sociaux lui permet de communiquer directement avec le grand public. 


Les attaques perpétrées par des espions industriels ou étatiques, quant à elles, sont le plus souvent gardées secrètes par les entreprises qui en sont victimes. Sans surprise, personne ne revendique ces attaques.


Jointe au téléphone, Gabriella Coleman m’a expliqué que les entreprises visées par Anonymous tendent à être déjà l’objet d’une certaine attention médiatique : « Ils ont tendance à surfer sur l’actualité et à s’attaquer à des entreprises qui ne sont pas transparentes, qui sont accusées de corruption ou qui violent le principe de la liberté sur Internet », explique-t-elle. 


Et vous, avez-vous davantage peur d’Anonymous, de la NSA ou des espions chinois ?

À propos de ce blogue

DE ZÉRO À UN MILLION est le blogue de Julien Brault, qui a fondé la start-up Hardbacon en juin 2016. L’ancien journaliste de Les Affaires relate ici chaque semaine comment il transforme une idée en entreprise. Dans ce blogue, Julien Brault dévoile notamment chaque semaine ses revenus. Une démarche sans précédent qui est cohérente avec les aspirations de Hardbacon, qui vise à aider les gens à investir intelligemment en faisant voler en éclat le tabou de l’argent. Ce blogue sera ainsi alimenté jusqu’à ce que Hardbacon, qui n’avait aucun revenu lors de la publication du premier billet, génère un million de dollars en revenu annuel.

Julien Brault

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