La start-up de la semaine : Fundo.ca

Publié le 07/06/2012 à 13:55, mis à jour le 11/06/2012 à 14:10

La start-up de la semaine : Fundo.ca

Publié le 07/06/2012 à 13:55, mis à jour le 11/06/2012 à 14:10

[Photo : capture d'écran]

BLOGUE. Un tout nouveau site de financement collaboratif, Fundo.ca, a été lancé officiellement aujourd’hui. L’entreprise, qui loue des bureaux à la Place Ville-Marie, est tout sauf un projet à temps partiel. Ses deux cofondateurs, Maxime Lévesque et Jean-Francois Rioux-Bergeron, veulent faire de Fundo une entreprise viable, avec un objectif d’accueillir à court terme cinq projets par mois sur leur site.


Le fonctionnement de Fundo est très similaire à celui de Kickstarter, qui n’accepte cependant que les projets dont les initiateurs disposent d’un compte bancaire américain. Les entrepreneurs et les artistes peuvent y soumettre un projet, qu’ils doivent présenter à l’aide d’un texte et d’une vidéo et assortir des récompenses à différentes fourchettes de contribution.


Fundo perçoit 15 % du financement recueilli sur le site incluant les frais de transaction, contre entre 8 et 10 % dans le cas de Kickstarter. Toutefois, le président de Fundo, Maxime Lévesque, explique que les frais imposés sont similaires, puisqu’aucun frais de transaction ne sont imposés aux contributeurs.


Fundo se démarque aussi en imposant aux initiateurs de projet une limite de temps de 30 jours pour atteindre leur objectif de financement : « Il faut que la période soit courte, car sans sentiment d’urgence, c’est plus difficile d’aller chercher des contributeurs, explique Maxime Lévesque. C’est le même principe qu’avec Groupon, mais contrairement à leurs clients, les contributeurs de Fundo ne cherchent pas d’aubaines; ils souhaitent encourager un projet ou obtenir quelque chose d’exclusif »


Pour faire valoir l’avantage d’utiliser son site plutôt qu’un compétiteur étranger, Maxime Lévesque fait valoir que Fundo, en tant qu’entreprise québécoise est soumis à la Loi sur la protection du consommateur : « Si l’initiateur d’un projet n’honore pas ses promesses, ceux qui y ont contribué ont des recours et peuvent nous appeler pour se faire rembourser », explique l’entrepreneur.


À propos de ce blogue

DE ZÉRO À UN MILLION est le blogue de Julien Brault, qui a fondé la start-up Hardbacon en juin 2016. L’ancien journaliste de Les Affaires relate ici chaque semaine comment il transforme une idée en entreprise. Dans ce blogue, Julien Brault dévoile notamment chaque semaine ses revenus. Une démarche sans précédent qui est cohérente avec les aspirations de Hardbacon, qui vise à aider les gens à investir intelligemment en faisant voler en éclat le tabou de l’argent. Ce blogue sera ainsi alimenté jusqu’à ce que Hardbacon, qui n’avait aucun revenu lors de la publication du premier billet, génère un million de dollars en revenu annuel.

Julien Brault

Sur le même sujet

Des start-ups à la rescousse des villes

22/06/2017 | Matthieu Charest

Attentats, inondations, accidents, les villes sont confrontées à des crises majeures. Récit de leur combat ultime.

Subventions aux entreprises étrangères: un débat doit avoir lieu

Mis à jour le 21/06/2017 | Nicolas Duvernois

BLOGUE INVITÉ. Tant mieux pour les entreprises étrangères subventionnées, mais pas au détriment des entreprises locales.

Blogues similaires

Bonne croissance de l'emploi, mais où sont les salaires ?

Édition du 17 Juin 2017 | René Vézina

CHRONIQUE. Si on se fie aux données de Statistique Canada, le marché de l'emploi a fleuri en mai au Canada...

FailCamp: vaut-il mieux être un has-been qu'un never been?

22/06/2017 | Diane Bérard

BLOGUE. Être un has-been est-ce mieux, ou moins pire, qu'être un never been? Et autres réflexions sur l'échec.

Les 6 trucs de Dan Ariely pour être (enfin) efficace au travail

Mis à jour le 19/06/2017 | Olivier Schmouker

BLOGUE. Votre regard sur les courriels va changer à tout jamais. Entre autres...