Il n'y a pas de bulle de start-ups, mais une bulle de MBA

Publié le 11/07/2013 à 13:10, mis à jour le 12/07/2013 à 10:26

Il n'y a pas de bulle de start-ups, mais une bulle de MBA

Publié le 11/07/2013 à 13:10, mis à jour le 12/07/2013 à 10:26

[Photo : Julien Brault]

BLOGUE. Dave McClure, qui a fait une présentation dans le cadre de l’International Startup Festival ce matin, considère qu’il n’y a pas trop de capital de risque alloué aux start-ups au stade du démarrage. Le fondateur de l’incubateur californien 500 Startups considère que la comparaison entre la situation actuelle et celle qui prévalait avant l’éclatement de la bulle techno en 2000 ne tient pas la route.


Dans un premier temps, le marché potentiel pour une start-up est beaucoup plus grand aujourd’hui avec plus de deux milliards d’internautes. Cette nouvelle réalité permet aujourd’hui de développer en quelques années des start-ups ayant des millions, voire des centaines de millions d’utilisateurs. Pour appuyer son propos, il a cité en exemple Pinterest (2010), Instagram (2010), WhatsApp (2009) et MessageMe (2013). L'argument le plus fort de McClure, toutefois, est que les coûts de démarrage pour une start-up Web ont fondu comme neige au soleil, si bien qu’avec 100 000$, il est aujourd’hui possible pour une équipe de lancer un prototype. « Un paquet de ces start-ups vont échouer, mais elles vont échouer pour vraiment pas cher », a-t-il fait valoir.


Dave McClure a ensuite enchaîné en disant que financer une start-up coûte à peine deux ou trois plus cher que suivre un programme de MBA : « Laissez-moi vous dire que vous apprendrez bien plus en montant une start-up à partir de rien pendant 18 mois qu’en suivant un programme de MBA pendant deux ans. Je vais me soucier de la bulle des tours de financement A quand on va se soucier de la bulle des MBA », a tranché l'investisseur. 


 

À propos de ce blogue

DE ZÉRO À UN MILLION est le blogue de Julien Brault, qui a fondé la start-up Hardbacon en juin 2016. L’ancien journaliste de Les Affaires relate ici chaque semaine comment il transforme une idée en entreprise. Dans ce blogue, Julien Brault dévoile notamment chaque semaine ses revenus. Une démarche sans précédent qui est cohérente avec les aspirations de Hardbacon, qui vise à aider les gens à investir intelligemment en faisant voler en éclat le tabou de l’argent. Ce blogue sera ainsi alimenté jusqu’à ce que Hardbacon, qui n’avait aucun revenu lors de la publication du premier billet, génère un million de dollars en revenu annuel.

Julien Brault

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