Québécois de l'Ouest

Offert par Les Affaires


Édition du 20 Août 2016

Québécois de l'Ouest

Offert par Les Affaires


Édition du 20 Août 2016

[Photo : Courtoisie]

C'est la rentrée au journal Les Affaires. Et ce l'est pour moi aussi, je rentre de vacances. Ce sont les provinces de l'ouest du Canada que je suis allée découvrir avec mari et enfants. Je ne m'attendais pas à vous entretenir de mes vacances, mais au fil des jours et des visites, un sujet s'est imposé : la présence épatante des entrepreneurs québécois chez nos cousins de l'Ouest.


C'est d'abord Simons qui a attiré mon regard. D'immenses affiches décoratives masquaient les vitrines du magasin que le détaillant québécois ouvrira en plein centre-ville de Calgary, non loin du quartier super-trendy East Village. Annoncée en 2014, la boutique devrait ouvrir au début de 2017. Plus loin dans notre périple, Simons s'affichait aussi en grand sur les panneaux du centre-ville de Vancouver, où la chaîne a ouvert une boutique il y a moins d'un an, dans le cadre de son offensive dans l'Ouest.


Et puis, il y a tous ces restaurants Cora, bien visibles à Kelowna, Vancouver, Victoria. Aussi, ces succursales de la Vie en Rose, d'Aldo, de David's Tea. Et même de Chocolats Favoris : la chaîne qui a pris son envol dans le Vieux-Lévis connaît une poussée de croissance sous la gouverne de Dominique Brown et a inauguré une boutique le mois dernier dans la coquette Victoria, sur l'île de Vancouver.


Les marques québécoises n'ont pas toutes besoin d'avoir pignon sur rue pour se développer dans les marchés de l'Ouest. Par exemple, dans les innombrables boutiques de cadeaux-souvenirs que nous avons écumées, les produits du fabricant de sacs et d'accessoires vegan Matt & Nat étaient omniprésents. Les touristes britanniques, néerlandais, chinois, allemands, danois, australiens, etc. ne pouvaient pas les manquer.


Cette fière représentation des enseignes d'ici sur la route de mes vacances m'a fait prendre conscience à quel point l'expression «né pour un petit pain» n'a plus lieu d'être au Québec. Il y a une quinzaine d'années, lorsque j'ai immigré ici, j'ai beaucoup entendu cette expression, comme une rengaine qui fait tendre vers le bas au lieu de stimuler à faire mieux. Je dois même vous avouer que ce leitmotiv démotivant en devenait irritant. Était-ce de la fausse modestie ? Un complexe d'infériorité ? Par bonheur, je ne l'entends presque plus. Et pour cause ! Comme les athlètes québécois (et québécoises !) ont fait bonne figure aux Jeux olympiques de Rio, les entrepreneurs québécois participent avec éclat à la richesse du reste du Canada. Avec fierté, le Québec possède son propre rayon dans la boulangerie.


Julie Cailliau 
Rédactrice en chef
julie.cailliau@tc.tc


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À propos de ce blogue

Julie Cailliau est éditrice adjointe et rédactrice en chef du Groupe Les Affaires, dont l’équipe de journalistes chevronnés publie le journal Les Affaires, le site lesaffaires.com et le magazine Les Affaires Plus. Elle est également présidente du conseil d’administration de la Fondation des prix pour les médias canadiens. Diplômée de l’École supérieure de journalisme de Lille, en France, Julie a pratiqué le métier de journaliste au sein de plusieurs publications françaises et québécoises. Dans une vie précédente, elle a œuvré à titre d’ingénieure en biotechnologies. Son « why », c’est d’apprendre et d’informer afin de nous permettre de faire les bons choix. La prise de conscience de l’urgence environnementale et l’émergence de l’entrepreneuriat social comptent pour elle parmi les tendances les plus réjouissantes actuellement.

Julie Cailliau

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