Les révélateurs

Offert par Les Affaires


Édition du 15 Octobre 2016

Les révélateurs

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Édition du 15 Octobre 2016

Les jeunes du millénaire font l'objet d'une obsession de la part de leurs aînés. Qu'est-ce qui les intéresse, comment leur parler, quelles sont leurs aspirations, comment voient-ils le monde ? Bien qu'ils s'affichent comme des livres ouverts sur les réseaux sociaux, on se pose bien des questions à leur sujet ! C'est que la génération Y, celle des milléniaux, arrive en force dans la vie active. Ils représenteront 40 % de la main-d'oeuvre d'ici 2020, rappelait Nathalie Francisci, associée chez Odgers Berndtson, lors d'un événement tenu au début d'octobre à Montréal, qui réunissait des clients du cabinet de recrutement de cadres et... leurs enfants.



Cette rencontre intergénérationnelle avait pour but de mettre en lumière le fossé à combler entre la génération Y et les autres, en plus de servir de prétexte au lancement de la 4e présentation du programme CEO x 1 Jour, qui apparie le temps d'une journée de jeunes diplômés universitaires triés sur le volet et des pdg de grandes sociétés.


Notre chroniqueur Diane Bérard était du panel, que j'ai suivi avec intérêt. À l'issue de l'événement, Diane a mis en mots ce que j'avais ressenti lors des échanges : les milléniaux sont des révélateurs des besoins universels des employés.


Ils ne sont pas les premiers (ni les derniers) à vouloir trouver un sens à leur vie professionnelle, accomplir de grandes choses, s'épanouir au travail et en dehors, sentir qu'ils sont plus qu'un numéro d'employé et qu'ils contribuent à bâtir quelque chose de plus grand qu'eux. Mais ce qui les distingue, c'est qu'ils ont les tripes d'exprimer leurs attentes haut et fort. Et qu'ils n'attendront pas longtemps d'être exaucés.


Qu'est-ce que ça signifie, pour un employeur ? Qu'il doit saisir rapidement les besoins de ses troupes, peu importe leur âge. Les dirigeants présents à l'événement ont partagé leurs trucs. André Bourbonnais, patron d'Investissements PSP, clavarde avec ses employés. Luc Tremblay, directeur général de la Société de transport de Montréal, invite les recrues à assister à une réunion du conseil d'administration. Dany Paradis, chef des ressources humaines chez Groupe Pages Jaunes, compte sur l'abolition des bureaux fixes pour favoriser la transparence si chère à la jeune génération.


Ils font bien de chercher des solutions, parce que leurs meilleurs éléments pourraient inventer eux-mêmes leur emploi de rêve. Un des invités de la soirée expliquait d'ailleurs qu'après une longue carrière de cadre, il a créé son entreprise, avec un seul regret, celui de ne pas l'avoir fait plus tôt. Ce qu'on observe aujourd'hui, c'est que bien des Y n'auront pas ce regret. Ils sautent le pas sans attendre, fidèles à leur réputation. Retrouvez-en quelques-uns dans notre reportage sur l'entrepreneuriat à la Une cette semaine. Ils sont fascinants !


Julie Cailliau 
Rédactrice en chef
julie.cailliau@tc.tc


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