Le bon mix

Offert par Les Affaires


Édition du 12 Mai 2018

Le bon mix

Offert par Les Affaires


Édition du 12 Mai 2018

« Ma grosse tête dans le journal ? Hell yeah ! »


Quand notre directeur artistique, Charles Desgroseillers, a invité Nabil Lahrech à une séance photo pour notre page couverture, c'est la réponse qu'il a reçue.


Disons que si les termes sont inhabituels, ils reflètent sans doute l'état d'esprit de plusieurs de nos sujets de Une. La plupart se gardent une petite gêne, mais Nabil Lahrech, lui, ne cache pas son enthousiasme. Et c'est justement ce qui fait son succès : le jeune YouTuber est spontané, joyeux, authentique et terriblement photogénique, ce qui fait de lui un des influenceurs les plus efficaces auprès des milléniaux, pour la plus grande satisfaction des marques qui l'emploient pour promouvoir leurs produits.


Les nouveaux influenceurs occupent une part croissante dans le mix marketing des entreprises qui visent les jeunes. Une clientèle hyper convoitée, hyper médiatisée, et qui a le bon goût de « consommer » des médias numériques faciles à mesurer et à segmenter. Le rêve marketing devenu réalité.


Tellement mirobolant qu'on aurait presque le goût de les utiliser à toutes les sauces. Des planificateurs médias me l'ont d'ailleurs confirmé lors de la soirée du Gala des Prix médias, organisée par Infopresse et à laquelle j'ai assisté pour la première fois la semaine dernière : les marques veulent toujours plus de numérique et de social dans leur mix publicitaire, au risque parfois de perdre de vue leurs objectifs stratégiques et même la clientèle cible d'une campagne donnée. Pourtant, il y a encore pas mal de décisions d'achat qui ne se prennent pas sur Facebook ni même en ligne.


Cela conduit à des situations assez paradoxales où le conseiller média se retrouve à tempérer les ardeurs d'innovation technologique de son client, en le ramenant vers des plateformes plus traditionnelles, et surtout plus adaptées à sa cible. C'est paradoxal, car c'est souvent l'inverse qui se produit : certaines marques séculaires de consommation de masse ont beaucoup de mal à comprendre la puissance du marketing numérique et à l'adopter.


Il s'agit de trouver le bon mix en s'appuyant sur des faits objectifs et mesurables, sans autre considération, m'ont rappelé les jeunes professionnels à qui j'ai parlé. Sans oublier de tester régulièrement de nouveaux canaux, en se méfiant des effets de mode, intelligemment.


Julie Cailliau
Rédactrice en chef, Groupe Les Affaires
julie.cailliau@tc.tc

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Julie Cailliau

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