Récession et austérité, étiquette et authenticité; comment refuser

Publié le 24/09/2015 à 07:41

Récession et austérité, étiquette et authenticité; comment refuser

Publié le 24/09/2015 à 07:41

Depuis déjà près d’un mois, c’est officiel : le Canada est en récession.


Ce n’est pas la spécialiste de l’étiquette qui le dit, mais bien les économistes. Ils ont répandu cette sombre nouvelle après avoir constaté la diminution du PIB (produit intérieur brut), pour deux trimestres consécutifs.


Si vous ou votre conjoint avez perdu votre emploi, si vous faites partie de l’équipe du prochain service dans la liste des coupures, ou si vos investissements sont est en baisse, vous vivez des moments d’incertitude. Vous avez probablement décidé de moins souvent pitonner le NIP de votre carte bancaire. Ok, c’est une bonne décision.


Mais, comment en aviser votre monde?


Retrouvez-moi sur Twitter | Facebook | LinkedIn | mon site web.


Je vous propose comment faire et quoi dire dans six scénarios.


1. Vous ne pouvez plus vous permettre vos soins favoris. Vous devez diminuer la fréquence ou changer de gamme.


Informez votre fournisseur de service. Mentionnez que vous êtes toujours tout aussi satisfait, mais que vous vivez des changements. Terminez en disant que vous espérez revenir quand la situation s’améliorera.


2. Est-ce possible d’offrir moins de pourboire?


Absolument pas. Les employés salariés au pourboire reçoivent moins que le salaire minimum. La coutume dicte que l’on doit compenser avec un montant, de 10 à 20 % de la note, avant les taxes, selon le service. Pour en savoir plus lire ce billet précédent. Ils sont conséquemment taxés. En diminuant votre pourboire, vous diminuez le salaire de cet employé et affectez possiblement sa survie.


3. Vous mangez régulièrement avec vos copains le vendredi et divisez toujours l’addition en parts égales. Comment éviter de payer pour le double cocktail et « la totale » quand vous commanderez la salade et une bière?


 Dès l’arrivée du serveur, demandez des additions séparées. Ou, apportez de l’argent comptant et déposez-là sur la table quand vient l’addition en nommant ce que vous avez commandé.


4. Un ami veut vous emprunter de l’argent.


Ne prêtez jamais plus que vous ne pouvez vous permettre de perdre. « Je suis vraiment navré, mais je ne peux pas te prêter ce montant. » Nul besoin de dire pourquoi. Si vous prêtez, officialisez le tout en signant une entente.


5. Un collègue ramasse des fonds pour une oeuvre caritative et vous ne voulez pas donner.


« Désolé, même si je crois en cette cause, j’ai déjà dépensé mon budget annuel de charité. » Un alternatif peut être de donner du temps ou d’offrir vos talents, en participants à certaines activités.


6. Pour la « x »ième fois ce mois-ci, on passe la corbeille pour faire un cadeau collectif. Quand ce n’est pas pour une collègue qui s’absente pour un congé de maternité, c’est pour un supérieur qui part à la retraite ou c’est pour l’anniversaire du réceptionniste. Toutes les raisons semblent bonnes. Vous avez décidé de ne plus participer, surtout quand vous ne connaissez pas trop le récipiendaire.


Personne ne devrait se sentir obligé de donner. Offrez ce que vous voulez et pouvez, pour qui vous voulez. Si c’est une pratique exagérée, il y a peut-être lieu d’en parler au service des ressources humaines. D’ailleurs, plusieurs sociétés ont une politique qui ne permet aucune sollicitation dans le milieu de travail. Vous pouvez toujours dire : « Je vais m’assurer d’offrir mes propres vœux. Merci. »


En cette période d’austérité, nul besoin d’être froid, distant ou sévère, visez plutôt l’authenticité.


***


Julie Blais Comeau est une vraie spécialiste de l'étiquette et probablement celle qui est la plus citée au Canada. Avec une expérience solide en gestion, ressources humaines et en formation, elle est certifiée en étiquette des affaires et protocole international.


Désirant populariser son savoir, elle est chroniqueuse et blogueuse. Vous l’avez peut-être, lu, vu ou entendu, entre autres dans lesaffaires.com, Radio-Canada, TVA, CTV ou CBC.


Sa mission est simple : éduquer tous les employés sur les pouvoirs exponentiels de l’étiquette pour Projeter confiance et crédibilité.


Parfaitement bilingue, avec au-delà de 500 prestations, pour plus de 50 clients et 5000 participants, Julie est une personne ressource idéale comme consultante en formation et développement, conférencière ou animatrice d’ateliers énergisants et engageants.


Julie Blais Comeau est l’auteure de Quoi dire, comment faire et quand? ainsi que de Projeter confiance et crédibilité, qui paraitra à l’automne 2015, tous deux publiés chez Béliveau éditeur.


Avec Julie, tous peuvent enfin dire : « Adieux faux-pas et embarras ! »



À propos de ce blogue

Julie Blais Comeau est la fondatrice d'etiquettejulie.com, une firme spécialisée dans les relations interpersonnelles. Notre blogueuse est certifiée en étiquette des affaires, protocole international, intelligence interculturelle et service à la clientèle. Auteure de Projetez confiance et crédibilité, ainsi que de Quoi dire, comment faire et quand?, elle est conférencière, animatrice d’atelier, ainsi qu'une collaboratrice média en demande. Bénéficiant d’une expérience solide en gestion et ressources humaines, c’est avec un dynamisme contagieux qu’elle partage les règles, trucs et astuces de l'ère numérique. Ce blogue, "Questions d'étiquette", est à votre service, vous conseille et vous guide. "Adieux faux-pas et embarras! Bonjour confiance et crédibilité." Écrivez à Julie, julie@etiquettejulie.com et elle vous répondra.

Julie Blais Comeau

Sur le même sujet

Cinq trucs pour repérer les aubaines immobilières

Édition du 15 Septembre 2018 | Yvan Cournoyer

EXPERT-INVITÉ. En tant qu'investisseur actif, collaborer avec plusieurs courtiers immobiliers augmente grandement ...

Immobilier : n'achetez jamais un immeuble sans le faire inspecter

16/05/2014 | Yvan Cournoyer

BLOGUE. Plusieurs conseils en matière d’inspection en bâtiment qui valent leur pesant d’or.

OPINION