Pourboires et plaisirs d'été; Uber, Airbnb et quelques traditionnels

Publié le 04/08/2016 à 11:44

Pourboires et plaisirs d'été; Uber, Airbnb et quelques traditionnels

Publié le 04/08/2016 à 11:44

Vive  l’été!


Parce qu’il fait beau, parce qu’il fait chaud, en plein milieu de la semaine, de bonne heure ou tard le soir, on se retrouve à boire un café puis à l’allonger pour profiter du soleil, à commander le souper parce qu’on a joué dehors, à prendre Uber, parce qu’on a siroté un verre ou deux, avec des bouchées pour voir les étoiles briller ou à dire « Envoye embarque ma belle » pour partir sur un «no where » dans un Airbnb... Ah que la vie est belle l’été…


Mais, et oui il y a un mais, toutes ces folies estivales ont un prix.


Pour chacune des ces activités de canicule on doit sortir son portefeuille pour payer. Mais doit y ajouter un pourboire, ou pas? Cette question est une des plus populaires de mon courrier du lecteur. D'ailleurs ce billet avait été très populaire l'été dernier.


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Les pratiques du pourboire sont culturelles. Elles varient d’un pays à l’autre. Dans certains pays, comme en Australie, il est non existant ou presque. Au diapason de la société, les normes d’étiquette évoluent. De nos jours, on « tape » de plus en plus, sa carte ou l’application; on sort de moins en moins de billets de banque pour payer et de sous pour les pourboires.


Voici votre guide pourboire moderne pour vos plaisirs d’été :


Pour le café du matin, au comptoir : Même s’il y a une jolie urne avec l’acronyme T.I.P.S. (selon l’origine folklorique anglaise To Insure Prompt Service), un pourboire n’est pas requis. Le personnel du café reçoit le salaire minimum. Par contre, si la barista vous reconnaît, vous sert votre café comme vous l’aimez, avec un bonhomme sourire sur votre latté, vous avez le choix. Il n’y a pas de faux-pas à en donner.


Pour le café, servi à la table : Par la Commission des normes, de l'équité, de la santé et de la sécurité du travail, le serveur qui vous apporte votre café à table est un Salarié au pourboire. Son taux horaire est moindre que le salaire minimum. Le pourboire est donc un complément nécessaire. Son minimum est de 1$ par tasse de café, surtout si vous avez occupé une place pendant des heures et que votre tasse a été rafraichie, une couple de fois. Soyez généreux, spécialement si vous voulez être bien accueilli la prochaine fois que vous choisirez ce même endroit, pour prendre votre café et rêvasser sans regarder l’heure.


Pour l’apéro et les grignotines, sur la terrasse : Ici aussi le salarié compte sur votre pourboire. La norme est d'un minimum de 15% de la facture, avant les taxes. Sachez qu’il est à la hausse, partout à travers le Canada. Il se situe maintenant entre 18% et 20% pour un service mémorable. Notez que de plus en plus d’établissements vous présentent des options de pourboires sur le terminal de paiement. Souvent, elles sont calculées après les taxes. Informez-vous. Ça vaut le coût!


Je vous entends : « Julie, si le service est pourri, je dois quand même en donner? » Premièrement, parlez-en. Vous ne connaissez pas les facteurs qui influent le service. Partagez votre mécontentement avec le serveur ou le gestionnaire. Ce dernier va sûrement s’occuper de vous et de votre situation. Puisque l’employé compte sur les pourboires, il vaut mieux lui donner le bénéfice du doute, sans êtes trop généreux.


Pour les livraisons à domicile : Selon la loi, le livreur aussi reçoit un taux horaire moindre que le salaire minimum. Offrez 2 à 5$, pour la traditionnelle pizza, ou 10 à 15% du total. Pensez-y-bien, surtout si vous commandez régulièrement du même endroit.


Pour un taxi : On arrondit à 10% du prix du voyagement, surtout si on vous a ouvert la portière, s’est informé de vos préférences pour la radio ainsi que de la climatisation. Pour les bagages, ne soyez pas surpris du supplément ajouté pour chacune de vos valises, levées par le chauffeur. Ce montant est généralement affiché à l’intérieur de la voiture.


À la station d’essence : Lorsque le service est disponible sachez que vous payez un supplément sur le prix de l’essence, pour que le pompiste remplisse votre réservoir pendant que vous restez bien au frais. Il n’y a donc pas d’obligation de pourboire. Mais, si vos vitres étaient pleines de petites bibittes et de sel du bord de la mer, « Chanceux! », et qu’elles sont maintenant propres, propres, propres, pourquoi ne pas lui offrir un huard ou deux pour qu’il se paye une boisson désaltérante à votre santé?


Uber : En cette période de transition au Québec et ailleurs dans le monde, vous êtes de plus en plus nombreux à vivre l’expérience d’une course sur demande en appuyant sur le bouton Uber, de votre téléphone. Dans la majorité de la gamme des services Uber, le paiement est automatisé, donc le pourboire ne peut être ajouté. L’exception est pour UberTAXI, ou le pourboire est à votre discrétion. Sachant que comme votre chauffeur, vous êtes noté sur votre convivialité, ma recommandation est de sortir quelques billets, surtout s’il vous a permis de faire jouer « votre toune » pour le trajet et qu’il a chanté avec vous « Envoye embarque ma belle! ».


Airbnb : Si vous payez pour les services de nettoyage, aucun pourboire n’est à laisser. Si la personne responsable de l’entretien, vous a fait du surplus, comme repasser vos chemises ou fait vos courses, laissez-en dans un endroit où elle seule le trouvera, comme sous la taie d’oreiller ou dans le placard avec l’aspirateur, avec une note. Le plus important ici est de ne laisser aucune trace de votre séjour. Vous n’avez pas à vous transformer en Mme Blancheville ou M. Net pour votre dernière journée, mais un minimum de nettoyage s’impose.


Si vous avez d’autres questions sur les pourboires, écrivez-moi.


Profitez bien!

À propos de ce blogue

Julie Blais Comeau est la fondatrice d'etiquettejulie.com, une firme spécialisée dans les relations interpersonnelles. Notre blogueuse est certifiée en étiquette des affaires, protocole international, intelligence interculturelle et service à la clientèle. Auteure de Projetez confiance et crédibilité, ainsi que de Quoi dire, comment faire et quand?, elle est conférencière, animatrice d’atelier, ainsi qu'une collaboratrice média en demande. Bénéficiant d’une expérience solide en gestion et ressources humaines, c’est avec un dynamisme contagieux qu’elle partage les règles, trucs et astuces de l'ère numérique. Ce blogue, "Questions d'étiquette", est à votre service, vous conseille et vous guide. "Adieux faux-pas et embarras! Bonjour confiance et crédibilité." Écrivez à Julie, julie@etiquettejulie.com et elle vous répondra.

Julie Blais Comeau

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