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La puissance d'Apple : l'exemple Flash

Jean-François Codère . 19-09-2011 (modifié le 19-09-2011 à 13:41)

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BLOGUE. Microsoft a procédé la semaine dernière à un dévoilement attendu, celui du système Windows 8 pour les appareils tactiles. Une petite partie de cette annonce a été un peu oubliée, mais pourrait avoir un grand impact.


L'entreprise de Bill Gates a en effet annoncé que ce nouveau système ne supporterait pas lui non plus la technologie Flash d'Adobe. Comme la plateforme iOS d'Apple.


Voilà maintenant des années qu'Apple rame à contre-courant dans le dossier de Flash. Quand le tout premier iPhone a été lancé, tous les critiques ont été séduits, mais tous avaient la même critique : l'incompatibilité avec Flash, qui rendait plusieurs sites et vidéos inutilisables.


Tout le monde s'attendait à ce qu'Apple corrige la situation au moment de la sortie de l'iPhone 3G. La réponse fut négative. Du 3GS? Encore non. De l'iPhone 4? Encore non, et cette fois, Steve Jobs a pris la peine de longuement expliquer pourquoi. En bref, ce n'était pas un accident ou une omission d'Apple, mais une décision consciente et mûrie basée sur six arguments bien étoffés, même si certains n'apparaissaient pas insurmontables.


Pendant toutes ces années, les rivaux d'Apple, Google (Android) et Research in Motion (Playbook) en tête, se sont fait une joie de mettre de l'avant le fait que leurs appareils à eux étaient bel et bien compatibles avec Flash.


La décision de Microsoft, qui avance des arguments très similaires à ceux d'Apple, confirme tout le pouvoir qui est maintenant entre les mains d'Apple dans le milieu des technologies.


Il y a quelques années, la technologie Flash semblait un incontournable, un naturel presque au même titre que le HTML ou le Web lui-même. Aujourd'hui, son avenir est plus que jamais menacé.


Les iPhone, iPod Touch et iPad se sont si bien vendus malgré leur incompatibilité que les fournisseurs de contenu n'ont pas eu le choix que d'adapter leurs sites en omettant Flash. S'il y a d'autres facteurs jouant contre Flash pour les interfaces Web en général (le référencement en tout premier lieu), c'était moins évident pour ce qui est de la vidéo, où Flash était quand même assez pratique.


Mais à partir du moment où, comme c'est souvent le cas dans les batailles de standards sur le Web, l'industrie de la porno a décidé de convertir ses vidéos pour qu'ils puissent être subtilement consultés sur iPhone, ce n'était plus qu'une question de temps avant que d'autres entreprises ne prennent la décision annoncée par Microsoft la semaine dernière.


La question qui se pose maintenant est la suivante : si Apple peut avoir la peau de Flash, qui pourrait être sa prochaine cible? Et pourra-t-elle lui résister?


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À propos du blogue "Réseau sans filtre" :


Jean-François Codère suit les entreprises et les produits technologiques depuis maintenant 12 ans, pour le compte de diverses publications Web, imprimées et télévisées. Il s'intéresse particulièrement aux stratégies des entreprises et à l'innovation, la vraie, celle qui est accessible à tous, qui fait écarquiller les yeux et qui, petit à petit, change le monde.

4 commentaires

sonyc le 28-09-2011

« Pendant toutes ces années, les rivaux d'Apple, Google (Android) et Research in Motion (Playbook) en tête, se sont fait une joie de mettre de l'avant le fait que leurs appareils à eux étaient bel et bien compatibles avec Flash. » Aujourd'hui, je ne sais pas, mais sur mes précédents téléphones Android, Flash est une bouse sans nom que les concepteurs auraient mieux fait d'optimiser ou éliminer tellement l'expérience utilisateur est à chier. @hmclellan Votre raisonnement est basé sur du vent. Les entreprises de la publicité et autres médias imprimés auraient très bien pu basculer sur Windows où toutes les solutions Adobe étaient disponibles et de très nombreuses ne se sont pas privées. Ajouter de l'affect à votre petite histoire sans fondement par l'intermédiaire du mendiant n'apporte rien. Apple et Adobe sont des entreprises dont l'objectif est de faire de l'argent, pas d'être redevables. Elle réussissent quand leurs produits sont bon, et Apple a très souvent reconnu la valeur de la Creative Suite avant qu'Adobe ne traine les pieds à lâcher les APIs Carbon, mais quand un produit perd en qualité (CS sous Mac OS X) ou se révèle inutilisable (Flash sur mobile), l'intérêt d'une entreprise, c'est d'ouvrir les yeux. Apple n'est pas arrivée là où elle en est en faisant du sentiment, mais en écoutant ses utilisateurs pour leurs proposer des produits adaptés. Si cela signifie se facher avec des partenaires historiques qui font tout pour faire perdurer leur part de marché au détriment de la qualité, tant mieux pour nous clients.

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