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Deux bonnes nouvelles pour le jeu vidéo à Montréal

Jean-François Codère . les affaires.com . 14-09-2011 (modifié le 16-09-2011 à 15:16)

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BLOGUE. À Montréal comme partout ailleurs dans l'industrie du jeu vidéo, il n'y en avait récemment que pour les jeux casuals. Mais tout récemment, ce sont deux immenses projets qui sont à l'origine de deux bonnes nouvelles pour l'industrie locale. L'une d'elles implique Batman...


Quand Warner Bros. a annoncé son intention de venir s'établir à Montréal, le président de sa division de jeux vidéo, le Québécois Martin Tremblay, avait annoncé que l'objectif du studio serait de créer des jeux dits « AAA », les blockbusters de l'industrie du jeu vidéo.


Mais quelques mois plus tard, l'entreprise se ravisait et annonçait un virage stratégique vers les jeux casuals multiplateformes, des projets beaucoup moins risqués, très à la mode et potentiellement aussi rentables.


Il semble qu'on n'ait pas tout à fait délaissé l'idée première. Au cours des derniers jours, plusieurs informations sont venues confirmer une rumeur née cet été, quand un internaute a découvert qu'un employé de WB Games Montréal avait indiqué sur son profil Linked In qu'il travaillait à un projet de grande envergure: Batman sur la future console de Nintendo, la Wii U. (Ce qui, en soit, mérite tout un autre dossier sur le niveau de confidentialité des employés...)


La franchise Batman est actuellement l'une des plus en vue dans le monde du jeu vidéo, grâce à l'énorme talent d'un studio anglais, Rocksteady, acheté par Warner. Il semble pour l'instant que WB Montréal se contentera d'adapter à la Wii U un jeu conçu par Rocksteady, mais qui sait? Ça pourrait être plus, l'information est difficile à obtenir.


Le pari d'Eidos rapporte


Si ça va bien chez WB Montréal, qui est établi sur le boulevard Maisonneuve, c'est tout aussi vrai chez Eidos Montréal, quelques centaines de mètres plus à l'Est sur la même rue.


Ce studio, propriété de la firme japonaise Square Enix, a lancé le 23 août dernier Deus Ex: Human Revolution, son tout premier jeu après quatre années d'existence.


Le risque financier était énorme. Les chiffres sont secrets, mais on peut facilement imaginer que le jeu a coûté au moins 30 M$ à concevoir, compte tenu du très long temps de développement.


Il semble que ça ait fonctionné. La semaine dernière, Square Enix annonçait que 2 millions de copies avait trouvé preneur. À environ 60$ l'unité, faites le calcul...


Qui plus est, il semble que le jeu se vende encore bien. L'affirmation peut paraître surprenante, mais dans ce domaine, il est rare qu'un jeu, malgré ses longues années de développement, réussisse à maintenir des ventes significatives après quelques semaines. Règle générale, ça passe ou ça casse dans les premiers jours.


« Tous les détaillants auxquels on parle, même Wal-Mart, nous disent que le jeu a des jambes, qu'il va continuer de se vendre », se réjouit le PDG d'Eidos Montréal, Stéphane D'Astous.


Évidemment, ce succès entraînera une suite. L'existence d'un projet Deus Ex II n'est pas encore confirmée, mais c'est tout comme.


« David (Anfossi, le producteur du jeu) doit me soumettre un plan de franchise cette semaine... », laisse pudiquement savoir M. D'Astous.


 

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