BLOGUE. On entend souvent les gens se plaindre que leur Blackberry ou leur iPhone les a rendus complètement dépendants au boulot. Les courriels entrent à toute heure du jour et même de la nuit et c'est très difficile de décrocher complètement.
Je ne sais pas s'il y a déjà eu des cas du genre au Canada, mais au Brésil, une nouvelle loi permet aux employés qui reçoivent et répondent à des courriels après les heures normales de travail d'être payés en temps supplémentaire.
C'est logiquement incontestable, mais en pratique, ça a le potentiel de sérieusement faire déraper le monde du travail.
Juste avant Noël, on a appris que les travailleurs syndiqués de Volkswagen, en Allemagne, avaient obtenu que la réception de courriels sur leur Blackberry soit automatiquement suspendue 30 minutes après la fin de leur quart et ne reprenne que 30 minutes avant le début de leur prochain. En revanche, ils peuvent continuer d'utiliser l'appareil à des fins personnelles hors des heures de travail.
PLUS : Volkswagen: dispense de BlackBerry après le bureau
Aux États-Unis, quelques poursuites ont déjà été déposées par des employés, sans résultat connu publiquement jusqu'à présent.
L'une des plus célèbres implique un officier du service de police de Chicago, qui poursuit la municipalité pour des heures supplémentaires impayées. La Ville a fourni à ses officiers des téléphones intelligents et s'attend à ce qu'ils répondent aux courriels à toute heure. La cause est toujours pendante.
Clairement, recevoir des courriels liés au travail quand on est en congé nous ramène la tête au bureau et, clairement, c'est du travail. On a beau dire qu'on n'a qu'à y répondre plus tard, la connectivité presque instantanée à laquelle nous nous habituons très rapidement fait en sorte que l'on s'attend à une réponse rapide, peu importe l'heure. C'est vrai quand c'est vous qui initiez la conversation, c'est aussi vrai quand vous en êtes le récepteur.
Il y a présentement une sorte de zone grise. Tout le monde sait que les heures de travail ont allongé à cause de cette connectivité, mais personne n'ose réellement adresser le problème, parce qu'on pense aux conséquences. Comment réformer le concept de semaine de travail de 40 ou 37,5 heures auquel nous sommes habitués depuis si longtemps pour tenir compte de cette réalité?
Références:
• Toronto Star: BlackBerry email banned after work, Volkswagen tells German workers
• JETlaw: When Duty Calls, Employees Deserve Compensation











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