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Ne perdez pas votre temps avec les résistants

Isabelle Lord . les affaires.com . 15-01-2013 (modifié le 03-05-2013 à 14:46)

Devant le changement, certains résistent, d'autres pas. [Photo : Marie Gaudreau]

BLOGUE. J’ai terminé l’année en vous annonçant des changements pour 2013. Je vous le confirme : oui, il y aura des changements encore cette année. Et ce sera à vous, en tant que gestionnaire, de les communiquer. Je commencerai donc l'année avec une mini-série de billets sur la communication dans le changement. Premier de quatre : ne gaspillez pas votre énergie à vouloir convaincre ceux qui ne veulent pas embarquer.


Il y aura autant d’adeptes que de résistants


Même quand il est salutaire, le changement dérange. Mais il ne dérange pas tout le monde avec la même intensité. Certains accueillent tout changement avec enthousiasme, d’autres résistent à tout coup — presque d’amblée. Les uns comme les autres sont aux extrémités et comptent, chacun, pour environ 10 % à 15 % de votre public.


Quand vous annoncerez un changement, préparez-vous à rencontrer ces deux réactions, mais évitez de porter toute votre attention sur les résistants, en essayant, par exemple, de les « neutraliser ». Concentrez plutôt votre énergie sur les enthousiastes, qui sont vos alliés.


Entre les deux, la majorité balance.


La majorité de votre public se situe entre les deux extrêmes, avec une attraction naturelle vers l’un ou l’autre pôle. En vous concentrant davantage sur les enthousiastes, en renforçant leur attitude, en leur accordant de l’importance, vous en faites des relayeurs. Vous n’êtes plus seul(e) à porter le ballon : ils vont porter la bonne nouvelle de façon naturelle auprès de leurs pairs. Tranquillement, une vague va se former, entraînant d’abord ceux qui, déjà, étaient attirés par la nouveauté.


Graduellement, la vague gagnera ceux et celles qui penchaient vers le statu quo, laissant de plus en plus isolés les résistants purs et durs.


Si la résistance persiste...


Personne n’aime se retrouver tout seul, votre récalcitrant finira par se joindre au mouvement. Mais si vous observez que ce n’est pas le cas, n’hésitez pas à aborder franchement la question avec lui ou avec elle. Vous avez besoin de l’adhésion de tout le groupe pour faire avancer les choses, est-ce que cette personne est prête à suivre ou non? Vous avez besoin de le savoir.


Mettre l’accent sur les enthousiastes fait partie de vos stratégies de communication, mais il en existe quelques autres, et toutes exigent que vous ne perdiez pas votre calme. Dans mon prochain billet : les 4 questions à se poser pour se préparer à annoncer un changement.


Si, de votre côté, vous avez des questions sur la communication du changement, n’hésitez pas à me les poser ici. Vous aiderez peut-être d'autres gestionnaires qui partagent les mêmes appréhensions que vous.


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À propos du blogue Gestionnaires inspirants


Ce blogue tire son nom du dernier ouvrage d’Isabelle Lord, Gestionnaires inspirants : les 10 règles de communication des leadersIl souhaite éveiller les consciences sur les comportements de gestion nuisibles et fournir des pistes d’amélioration sous forme de conseils ancrés dans le quotidien des gestionnaires.


Formatrice et coach professionnelle possédant plus de 20 ans d’expérience comme experte et gestionnaire, l’auteure est présidente de Lord Communication managériale. Elle aide les gestionnaires à atteindre leurs objectifs en améliorant leurs habiletés de communication. Conférencière à l’École d’entrepreneurship de la Beauce, elle offre aussi des formations sur mesure en entreprise ainsi que des séminaires publics visant à habiliter les gestionnaires et aspirants gestionnaires à tenir des communications inspirantes. Elle présente chaque mois les webinaires Midis inspirants portant sur des thèmes précis de la communication de gestion.

2 commentaires

ILord le 16-01-2013

Merci, Calipso, pour cette question tout aussi pertinente que délicate! Je vous dirais qu’il faut d’abord distinguer entre la volonté et la capacité de l’employé : est-ce qu’il ne veut pas changer parce qu’il NE PEUT PAS ou parce que vraiment, il NE VEUT PAS. S’il est dans l’incapacité de changer par manque de formation, par exemple, la conversation pourrait porter sur les adaptations ou aménagements possibles — ce que l’employeur peut faire et ce que l’employé est prêt à faire. C’est une conversation ouverte et transparente où chacun doit chercher une solution. Mais si l’employé ne veut tout simplement pas changer, c’est un autre type de conversation que vous aurez avec lui ou avec elle. En tenant compte du rôle plus ou moins stratégique de cette personne dans votre division ou service, vous aurez des décisions à prendre. Si vous devez considérer d’autres fonctions pour cette personne ou, dans un cas extrême, le congédiement, je vous recommande vivement de vous préparer adéquatement. Deux de mes précédents billets pourraient vous aider à le faire : http://www.lesaffaires.com/blogues/isabelle-lord/pas-facile-congedier/541239 http://www.lesaffaires.com/blogues/isabelle-lord/hey-les-nerfs/552111

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