L'exposition aux devises des FNB

Publié le 13/02/2013 à 15:36

L'exposition aux devises des FNB

Publié le 13/02/2013 à 15:36

BLOGUE. Les investisseurs canadiens qui désirent diversifier leur portefeuille mondialement font face à un dilemme de taille. Comment gérer l’exposition aux devises étrangères? Lorsqu’un investisseur achète des titres négociés à l’international (directement ou par le biais d’un FNB), il s’expose à toute une gamme de devises. Par exemple, une part importante des profits d’un titre se négociant aux États-Unis, comme Coca-Cola, provient probablement d’autres pays et la compagnie peut avoir sa propre politique pour gérer son risque lié aux devises. Ainsi, dans un portefeuille, il est difficile de déterminer l’exposition exacte à chacune des devises, même si l’on investit par exemple dans le S&P 500 aux États-Unis. Comment décider alors si l’on doit couvrir ce risque, en totalité, en partie, ou pas du tout?


Il y a une solution relativement simple. Le Canada étant un pays axé sur les ressources naturelles, notre monnaie prend généralement de la valeur durant les phases d’expansion économique mondiale, et perd de la valeur durant les récessions mondiales. En période de crise, les monnaies refuges, comme le dollar américain, s’apprécient généralement par rapport au dollar canadien. Ce n’est pas une relation parfaite et le futur pourrait être différent pour plusieurs raisons, mais c’est une bonne hypothèse de travail. Quelle est l’importance de cette observation? Et bien, cette situation particulière du Canada fait en sorte que ne pas couvrir le risque de devises lorsqu’un investisseur canadien investit à l’étranger est en fait une protection naturelle contre une baisse des marchés. J’ai d’ailleurs déjà fait référence à cet aspect dans l’article « Comment choisir des FNB ».


Au Canada, la plupart des FNB d’actions internationales couvrent le risque de devises. Ce qui cause problème. Pourquoi une telle pratique? Je vois deux raisons principales. Tout d’abord, il est plus facile de proposer un fonds qui a eu un meilleur rendement dans les dernières années et puisque le dollar canadien s’est apprécié significativement depuis 10 ans, une couverture de devise aurait été bénéfique. Deuxièmement, en incorporant une couverture de devises, les fournisseurs de FNB différencient les FNB canadiens de ceux qui sont transigés aux États-Unis.


Heureusement, les fournisseurs de FNB semblent changer d’idée progressivement. Récemment, quelques fournisseurs ont annoncé le lancement de FNB d’actions américaines sans couverture de devises (comme ZSP et VFV, respectivement de BMO et de Vanguard). C’est un pas dans la bonne direction!


En terminant, il est important de noter que ce point de vue sur la couverture de devises s’applique uniquement aux actions. Dans le cas des FNB d’obligations, il est presque toujours préférable de couvrir le risque de devises et la quasi-totalité des FNB canadiens d’obligations internationales couvrent le risque de devises. J’y reviendrai probablement dans un prochain billet.


À la semaine prochaine!


À propos de ce blogue


Ian Gascon est président de Placements Idema (www.idema.ca), une entreprise dynamique et innovatrice qui offre la première solution de conseils en placements en ligne indépendante, personnalisée et à faible coût. Une approche systématique à long terme combinée à l’utilisation de fonds négociés en bourse (FNB) permet d’offrir des portefeuilles adaptés tant pour les besoins des investisseurs autonomes que pour les investisseurs recherchant une gestion de portefeuille clés en main. « Les FNB démystifiés » est le premier blogue francophone dédié aux fonds négociés en bourse au Canada. Suivez-nous aussi sur Twitter.

À propos de ce blogue

Ian Gascon est président de Placements Idema (www.idema.ca), un gestionnaire de portefeuille qui propose des solutions de placements personnalisées, à faible coût et utilisant des fonds négociés en bourse (FNB). «Les FNB démystifiés» est le premier blogue francophone dédié aux fonds négociés en bourse au Canada et Placements Idema est la première société au Canada à avoir lancé un service en ligne de gestion de portefeuille, maintenant mieux connu sous le terme «robot-conseiller».

Ian Gascon

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