La valeur de l'idéation

Offert par Les Affaires


Édition du 17 Octobre 2015

La valeur de l'idéation

Offert par Les Affaires


Édition du 17 Octobre 2015

L'homme et la machine. Le sujet fascine et terrorise à la fois. Il fascine, car la technologie offre un monde de possibilités à celui qui la maîtrise. Il terrorise, car l'homme craint de se faire remplacer par la machine.


Cette relation amour-haine était au coeur des discussions du Forum économique mondial des nouveaux champions en Chine en septembre, un événement surnommé le Davos d'été. Cette conférence de grande envergure présente les tendances les plus novatrices aux frontières de la technologie. Cette semaine, nous vous en offrons un condensé. Les Affaires était le seul média canadien invité.


La relation homme-machine intrigue depuis toujours. L'un des derniers livres écrits sur le sujet est fascinant. Il s'agit de The Second Machine Age, publié en 2014 par deux chercheurs du Massachusetts Institute of Technology. L'année dernière, nous en avions d'ailleurs parlé dans nos pages avec l'un des auteurs, Erik Brynjolfsson. Face à la montée en puissance de la technologie, «le seul moyen qu'a un pays de rester concurrentiel est d'avoir recours à la créativité et aux habiletés relationnelles», nous disait-il.


Je me suis replongée dans le livre qui vient de paraître en français. Oui, la technologie prend de plus en plus de place, et les données se multiplient à toute vitesse, ce qui force toutes les sociétés à revoir leur modèle d'entreprise. Jusque-là, rien de surprenant. Cela dit, la technologie ou encore les machines produisent actuellement plus de réponses qu'elles ne savent poser de questions, souligne le livre. Ou encore, il n'existe pas de machines vraiment créatives. Une machine saura trouver des rimes, mais sera incapable de composer un poème. C'est plutôt une bonne nouvelle. «Nous pensons que les gens capables d'avoir de bonnes idées vont continuer de bénéficier d'un avantage comparatif par rapport au travail numérique», écrivent les auteurs.


Bref, l'idéation, la créativité et l'innovation prendront de plus en plus de valeur, puisque toutes les autres tâches pourront être réalisées par des machines.


Est-ce que les machines finiront par être des pros de l'idéation ? Personne ne le sait. Chose certaine, la technologie doit plus que jamais être considérée comme une alliée pour que nous restions concurrentiels. Les personnes qui réussiront seront celles qui travailleront en partenariat avec elle, qui ne craindront pas de changer leur manière de faire, voire de changer de carrière. Celles-là auront compris où se situe leur valeur et quel est leur véritable avantage concurrentiel.


Un apprentissage de longue haleine. «Une machine peut faire le travail de 50 hommes ordinaires. Aucune ne peut faire le travail d'un homme extraordinaire», disait le philosophe américain Elbert Hubbard... à la fin du 19e siècle.


Géraldine Martin
Éditrice adjointe et rédactrice en chef,
Groupe Les Affaires
geraldine.martin@tc.tc


Suivez Géraldine Martin sur Twitter @martingeraldine

À propos de ce blogue

Géraldine Martin

Sur le même sujet

Chute du pétrole: il ne faut pas crier au loup

Mis à jour le 09/11/2018 | Dominique Beauchamp

BLOGUE. Aux dires de deux experts, le déclin record du pétrole n'envoie pas de signal économique.

Face à Trump, la Chine déroule le tapis rouge aux importations

05/11/2018 | AFP

«Deuxième économie mondiale, la Chine pourrait se permettre d'ouvrir plus grand la porte.»

Blogues similaires

Les salutations de Jacques Ménard... ainsi que les miennes

Édition du 30 Juin 2018 | René Vézina

CHRONIQUE. C'est vraiment la fin d'une époque chez BMO Groupe financier, Québec... et le début d'une nouvelle. ...

Sortir du bois ou entrer dedans ?

Édition du 13 Octobre 2018 | François Pouliot

CHRONIQUE. Il y a de l'action en forêt. Depuis la mi-septembre, plusieurs titres forestiers sont sous pression.

La fin de ce blogue, une occasion de rebondir

Mis à jour le 06/03/2017 | Julien Brault

BLOGUE INVITÉ. Je pourrai découvrir de nouvelles occasions d'affaires. C'est ainsi que prospèrent les start-ups.