Keep calm, but...

Offert par Les Affaires


Édition du 13 Juin 2015

Keep calm, but...

Offert par Les Affaires


Édition du 13 Juin 2015

Ce que vous retrouverez en Une de l'édition de Les Affaires dès jeudi.

La plupart des graphistes connaissent l'histoire derrière le slogan «Keep calm and carry on». Les autres, peut-être un peu moins. Ouvrons donc une parenthèse historique. Au début de la Deuxième Guerre mondiale, la Grande-Bretagne décide de produire des affiches destinées à remonter le moral du peuple britannique face à l'invasion allemande. Deux premières affiches sont largement diffusées. Une troisième, «Keep calm and carry on», voit le jour, mais est très peu distribuée. En 2000, celle-ci est redécouverte par un libraire du nord de l'Angleterre, qui décide de la republier. Elle devient alors un véritable phénomène, le slogan étant réutilisé sur de nombreux objets - t-shirts, tasses... - et parodié à maintes reprises.


Si, à notre tour, nous avons décidé de jouer avec ces mots sur notre Une, c'est aussi pour envoyer un message d'encouragement, mais cette fois-ci aux fabricants québécois : investir pour s'automatiser, c'est important et c'est même une question de survie, comme le relate notre manchette.


Un discours qui a eu de l'écho ces derniers jours au moins à deux reprises. Tout d'abord, dans les propos de Jacques Parizeau. Radio-Canada a rediffusé une grande entrevue de l'ex-premier ministre enregistrée en février dernier, et son point de vue sur les problèmes économiques du Québec est éloquent. Lorsque le dollar canadien est faible, il est facile de masquer nos problèmes de productivité, raconte-t-il: «Avec une devise basse, on a donné l'illusion que c'était facile de vendre à l'étranger». Avec un huard plus fort depuis quelques années, c'est une autre histoire. On s'est rendu compte que «la plupart des PME sont en retard sur le plan de l'informatique et avec l'introduction de la robotique», soulignait M. Parizeau, tout en exhortant les PME à agir: «Les entreprises du Québec ont besoin de sortir de leur cocon!»


Le 8 juin, à la Conférence de Montréal, Jeffrey Immelt, président du conseil et pdg de GE, la plus grande société manufacturière du monde, a également incité les fabricants à se transformer: «Toutes les sociétés manufacturières devraient se considérer comme des sociétés de logiciels et d'analyse de données. Elles doivent cesser de penser qu'il s'agit d'expertises périphériques qu'elles n'ont pas besoin de maîtriser et que d'autres peuvent leur fournir», a-t-il lancé. Parmi ses conseils, que je vous invite à lire dans le blogue de notre chroniqueuse Diane Bérard sur lesaffaires.com, M. Immelt suggère fortement de placer des capteurs sur tous les équipements et de collecter le plus de données possibles. Et pour épargner temps et coûts, l'impression 3D deviendra incontournable dans les usines. Bref, restez calme, mais...remuez-vous.


Géraldine Martin
Éditrice adjointe et rédactrice en chef,
Groupe Les Affaires
geraldine.martin@tc.tc

À propos de ce blogue

Géraldine Martin

Sur le même sujet

Le siège social de la Caisse de dépôt devient l'édifice Jacques-Parizeau

L'édifice de la CDPQ, au coeur de la Cité internationale de Montréal, porte désormais le nom de Jacques-Parizeau.

Pour une élection au Barreau et un Code des professions renforcé

Édition du 27 Août 2015 | Jean-Paul Gagné

BLOGUE. Le système professionnel québécois traverse une période trouble qui mine sa crédibilité au regard de sa ...

Blogues similaires

Les salutations de Jacques Ménard... ainsi que les miennes

Édition du 30 Juin 2018 | René Vézina

CHRONIQUE. C'est vraiment la fin d'une époque chez BMO Groupe financier, Québec... et le début d'une nouvelle. ...

Hockey : ces titres peuvent-ils la mettre dedans ?

Édition du 22 Septembre 2018 | François Pouliot

CHRONIQUE. Les matchs hors concours sont lancés et la saison approche à grands pas. Alors que les pools ...

La fin de ce blogue, une occasion de rebondir

Mis à jour le 06/03/2017 | Julien Brault

BLOGUE INVITÉ. Je pourrai découvrir de nouvelles occasions d'affaires. C'est ainsi que prospèrent les start-ups.