Comment mettre fin à une fâcheuse habitude?

Publié le 28/02/2018 à 06:06, mis à jour le 28/02/2018 à 06:34

Comment mettre fin à une fâcheuse habitude?

Publié le 28/02/2018 à 06:06, mis à jour le 28/02/2018 à 06:34

Mine de rien, le verre du vendredi soir peut avoir de graves conséquences... Photo: DR

De nos jours, la tendance est au positivisme et à l’optimisme. Chacun mise sur ses forces comme des vecteurs de motivation, et c’est très bien ainsi. Cependant, ce qui m’effraie avec cette propension à se pencher uniquement sur ce qui va bien, c’est qu’il peut en résulter un manque d’introspection, lequel peut faire plus de tort que de bien.


C'est que certaines habitudes, qui peuvent sembler banales à première vue, sont en fait des facteurs pouvant nuire à la croissance et aux développements personnel et professionnel. Que ce soit, par exemple, votre café du matin, votre friandise chocolatée de 15h, votre verre de vin du vendredi, ou encore votre besoin de savoir tout ce qui se passe sur vos médias sociaux (le fameux Fear of Missing Out)...


D'ailleurs, avez-vous déjà pris le temps de faire l’inventaire de vos dépendances ainsi que de vos besoins physiques et psychologiques, sans lesquels vous auriez du mal à bien fonctionner?


L’impact insoupçonné des habitudes «anodines»


Prenons l’exemple du café matinal. Nous sommes inondés de publicités qui en font l’apologie, et cette industrie, selon la Canadian Coffee Association, génère plus de 6,2 milliards de dollars par an. C’est donc dire que la consommation de café est largement acceptée et considérée comme banale...


Or, que se passe-t-il lorsque la tentation ou le stress vous pousse à prendre plusieurs cafés durant la journée? Lorsque vous souffrez de sautes d’humeur, de migraines, de problèmes de concentration, voire de crampes abdominales parce que vous n'avez pas pris votre dose de caféine quotidienne? Hein?


Voilà des indices que votre consommation est peut-être bien en train de nuire à votre santé, et par le fait même, à votre rendement professionnel.


La même type de questions se pose avec le verre de vin du vendredi soir, qui peut devenir tranquillement une dépendance sournoise. Car le cercle vicieux de boire de plus en plus souvent, sous prétexte de relaxer, est très répandu. Encore une fois, la consommation d’alcool étant socialement acceptée, voire même encouragée, il peut être tentant de se mettre la tête dans le sable quant à l’impact de cet alcool dans nos vies. Plusieurs études ont d'ailleurs montré que le vin est un dépresseur et que, lorsqu'il est consommé en trop grandes quantités, il peut avoir des effets néfastes sur la santé mentale comme physique.


D'autres habitudes valorisées, telles que le travail et l’exercice physique, peuvent avoir des impacts sur nos vies. C'est ce qui peut bel et bien se produire lorsque ceux-ci se mettent à empiéter sur la vie privée, lorsqu'ils se mettent à endommager, par exemple, la vie de famille.


L'intérêt de se mettre au défi


Février est un mois difficile pour nombre de personnes. La frénésie du temps des Fêtes étant passée, certains d'entre nous sont fatigués, ont moins d’argent et peuvent se sentir démotivés. Et ce, alors que d’autres en profitent, eux, pour passer à l’action! Un exemple frappant : les nombreux Québécois qui sont sur le point de terminer le Défi 28 jours sans alcool, parrainé par la Fondation Jean-Lapointe. Bravo à eux!


D’autres encore ont entamé une démarche avec des coachs qualifiés afin de prendre conscience de l’impact négatif de leurs dépendances psychologiques sur leurs objectifs personnels et professionnels. Ils ont eu le cran d'entamer un long cheminement qui leur apprendra à reconnaître ce qui déclenche leurs besoins et à choisir une nouvelle façon d’y répondre.


C'est bien simple, lorsqu’on passe à l’action, cela s'effectue en général en quatre étapes:


1. Le déclic


Une menace pour sa vie et sa santé physique est le type d’urgence qui a plus d’impact sur la capacité à changer, car notre instinct de survie est alerté. L’humain a besoin d’un sentiment d’urgence pour se décider à changer. C’est le fameux «déclic», l’élément déclencheur qui nous force à nous débarrasser d’une fâcheuse habitude. Une fois les causes à l'origine de l’habitude cernées et les besoins identifiés, nous voilà prêts à passer à l’action.


2. Un difficile sevrage


C’est alors que la personne ressentira, à des degrés différents, une forme de sevrage. Les trois premiers jours seront extrêmement pénibles, et notre capacité à persévérer et à nous faire de l’auto-reconnaissance seront des facteurs de réussite déterminants. L'important est dès lors de ne surtout pas lâcher.


3. Un tout nouveau rituel


Après trois semaines, un tout nouveau rituel s'installe de lui-même, en dépit du fait que, fort souvent, l’envie de renouer avec la fâcheuse habitude nous taraude. C’est notre seule détermination à poursuivre nos efforts qui nous donnera l’énergie de continuer dans la voie du changement.


4. Un cap déterminant


C’est après trois mois d’efforts conscients et volontaires que nous pourrons constater que nous avons franchi un cap. La réussite est désormais à notre portée. Il devient même possible de se fixer iun tout nouveau défi.


Voilà. Parlez à présent avec ceux qui font le défi 28 jours sans alcool. Ils vous diront qu’ils se sentent mieux, qu’ils ont perdu quelques kilos superflus, qu’ils sont plus alertes et moins fatigués. Échangez également avec ceux qui ont cessé toute forme de caféine, et ils vous diront qu’ils dorment mieux et qu'ils ont moins de symptômes d’anxiété.


Bref, renseignez-vous sur le bien-être que procure le simple fait de relever un défi bénéfique pour votre santé. Sur ce que ça apporte concrètement de développer sa confiance et son estime de soi. De prendre une bonne fois pour toutes sa vie en mains. Et vous verrez que vos vies personnelle et professionnelle ne s’en porteront que mieux...


Alors? Et vous, quel sera votre prochain défi avec vous-même?


 

À propos de ce blogue

Vous faites face à des défis complexes ? Geneviève Desautels dévoile ici des cas réels auxquels des dirigeants ont été exposés. Et puisqu’il y a toujours une solution, la saine distance et l’expertise de la consultante, coach certifiée, présidente de Amplio Stratégies et Univers interactif, éclaireront votre prise de décision.

Geneviève Desautels

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