Osez l’entrepreneuriat, pour créer votre propre sécurité d’emploi

Publié le 04/01/2012 à 00:00, mis à jour le 26/01/2012 à 08:50

Osez l’entrepreneuriat, pour créer votre propre sécurité d’emploi

Publié le 04/01/2012 à 00:00, mis à jour le 26/01/2012 à 08:50

Par Gaétan Frigon

BLOGUE. Durant ma jeunesse, dans mon village natal de Saint-Prosper de Champlain, en Mauricie, la presque totalité de la population d’environ mille habitants était composée d’entrepreneurs. Il y avait les agriculteurs (non syndiqués à l’époque), le marchand général (c’était mon père), le restaurateur, le laitier, le boulanger, le boucher, le cordonnier, le réparateur général, le médecin (avant l’assurance maladie), etc. Tous vivaient bien et gagnaient leur vie sans trop se poser de questions et à peu près sans intervention gouvernementale. Les quelques employés qui n’étaient pas propriétaires de quelque chose étaient considérés comme les pauvres de la place et souffraient la plupart du temps d’insécurité chronique. Et puis, lentement mais sûrement, tout a basculé. Être entrepreneur est devenu un symbole d’insécurité à cause des risques financiers encourus, alors que les simples employés se croyaient sécurisés grâce à des emplois urbains bien rémunérés.


Après les Bombardier, les Beaudoin, les Simard, les Dutil, les Lemaire, les Coutu, les Péladeau, les Marcoux et les Verreault de ce monde, le Québec a connu une période creuse, en manque de nouveaux entrepreneurs. Le goût du risque semblait fondre comme neige au soleil, chacun recherchant une sécurité d’emploi parfois illusoire et laissant souvent à d’autres ethnies les joies et les récompenses de l’entrepreneuriat. En 50 ans de carrière, j’ai travaillé 30 ans pour de grandes corporations et 20 ans à mon compte. Et rien au sein de grandes compagnies, sauf probablement la SAQ, ne m’a donné autant de satisfaction que de réaliser et réussir des exploits pour moi-même dans mes propres entre-prises. Car être entrepreneur, c’est créer sa propre sécurité d’emploi et cesser de dépendre des autres pour son succès.


Sur le même sujet

60 secondes avec: Claudine Bronfman, coprésidente, Fondation de la famille Claudine et Stephen Bronfman

Édition du 04 Avril 2015 | Matthieu Charest

Pourquoi vous associez-vous à C2MTL ?Beaucoup de choses se brassent à Montréal en ce moment. Mais pour que ça ...

Des mécènes pour que Montréal reste créative

Édition du 04 Avril 2015 | LP Maurice

CHRONIQUE. Montréal occupe aujourd'hui une position dominante et enviable dans les arts sur la scène internationale ...

Réagissez à cet article
 commentaires

À la une

Les trois secrets des entrepreneurs qui obtiennent des millions en capital de risque

01/04/2015 | Julien Brault

BLOGUE. Jeffrey Bussgang a dévoilé les caractéristiques que lui et ses confrères recherchent dans un entrepreneur.

Les Canadiens en vacances aux É-U devront y mettre le prix

01/04/2015 | Jean Gagnon

Les vacanciers canadiens qui visiteront les plages américaines cet été devront être prêts à y mettre le prix.

Le «shadow banking» en Chine a le potentiel de déstabiliser le monde, selon Michael Sabia

01/04/2015 | François Normand

Les activités de crédit non réglementées en Chine, ou shadow banking, représentent un risque pour l'économie mondiale.